
Du bruit dans le moteur : Wikia, Live Search, Facebook et Google
Deux nouvelles de taille aujourd'hui dans le monde des moteurs de recherche :
Wikia, le moteur de recherche lancé par Jimmly Wales (fondateur de Wikipedia) se Monkéise : à la manière de Yahoo! Search Monkey, Wikia propose WISE (Wikia Intelligent Search Extensions), une API permettant aux développeurs d'enrichir les résultats du moteur. Je crois que c'est une très bonne chose et en tout cas une bonne piste à explorer pour se démarquer des moteurs traditionnels. Mais avec ses quelques 50000 requêtes par jour, le chemin sera encore long pour Wikia (source : Techcrunch US).
Wikia, le moteur de recherche lancé par Jimmly Wales (fondateur de Wikipedia) se Monkéise : à la manière de Yahoo! Search Monkey, Wikia propose WISE (Wikia Intelligent Search Extensions), une API permettant aux développeurs d'enrichir les résultats du moteur. Je crois que c'est une très bonne chose et en tout cas une bonne piste à explorer pour se démarquer des moteurs traditionnels. Mais avec ses quelques 50000 requêtes par jour, le chemin sera encore long pour Wikia (source : Techcrunch US).
Emilie : Des questions... Pourquoi Jimmy Wales parle t-il de "Facebook apps for search" pour désigner Wise ? Et sinon, quelles sont les motivations de ce lancement ? Attirer davantage l'attention sur Wikia ? Améliorer les résultats ? Pour Jimmy Whales, les capacités de Wikia Search seraient proches de celles de Google. Ah bon ?Live Search intégré à Facebook. Un deal intéressant pour Microsoft, et plutôt une bonne nouvelle pour le monde des moteurs de recherche : plus la concurence sera serrée, plus la qualité des outils augmentera. Bien sûr, certains ronchonnent, car l'intégration de Live search n'est pas assez facebookienne, mais laissons le temps au temps, c'est un premier pas (source : Techcrunch FR).
Emilie : Oui, un deal très intéressant. Je suis d'accord avec ceux qui ronchonnent. Live Search + Facebook, ça ne me paraissait pas l'association idéale en terme d'image, de culture, etc.Avec la recherche universelle, Google se portalise (la première future erreur de Google) et Olivier Andrieu s'interroge : après avoir été un générateur de traffic, Google ne va t'il pas devenir un avaleur de traffic ? (source : Abondance)
Emilie : un retour en arrière ?

La présentation des résultats va évoluer
Suite de notre série de billets sur la vision de Google sur l'évolution de la recherche dans les 10 prochaines années.
Attachons-nous aujourd'hui à un autre aspect très important d'un moteur de recherche : la présentation des résultats.

Nous nous interrogions récemment sur la capacité de Google à nous faire changer nos habitudes de ce point de vue ? En est-il le seul capable ?
Ainsi, Google prédit que progressivement tous les médias disponibles et pertinents vont s'insérer dans les résultats de recherche. Ils illustrent d'ailleurs cette tendance avec leur recherche universelle. Je me permettrais donc de souligner cette tendance encore plus marquée chez Yahoo! avec Search Monkey qui est à mon avis une approche beaucoup plus intéressante et novatrice d'enrichissement des résultats de recherche.
Attachons-nous aujourd'hui à un autre aspect très important d'un moteur de recherche : la présentation des résultats.

Nous nous interrogions récemment sur la capacité de Google à nous faire changer nos habitudes de ce point de vue ? En est-il le seul capable ?
Ainsi, Google prédit que progressivement tous les médias disponibles et pertinents vont s'insérer dans les résultats de recherche. Ils illustrent d'ailleurs cette tendance avec leur recherche universelle. Je me permettrais donc de souligner cette tendance encore plus marquée chez Yahoo! avec Search Monkey qui est à mon avis une approche beaucoup plus intéressante et novatrice d'enrichissement des résultats de recherche.
Emilie : Jérôme adore Search Monkey !!!! :) Euh, sinon, dans la recherche universelle de Google, il manque les données audio, non ? Que fait-on des podcasts ? Je me trompe peut-être hein. Donc, Jérôme, si c'est le cas, tu peux me corriger...Plus surprenant, dans sa vision du futur, Google fait une référence à la présentation des résultats en colonnes plutôt qu'en listes. Serait-ce un pied de nez à Cuil ?

Google vous propose de faire un petit retour en arrière
On apprend sur Zoorblog que pour ses 10 ans :
Je ne vois pas trop ce que cet outil peut apporter en dehors du côté ludique mais peut-être qu'en réfléchissant à quelques types de requêtes ça peut s'avérer intéressant. Des idées ?
"Google vient de lancer un outil permettant d'effectuer des recherches dans le passé, avec une interface et des résultats datant d'il y a plus de 7 ans."On se retrouve en 2001 et tout y fait pour que vous vous y croyiez :
- L'interface de l'époque
- Les résultats : il y avait à l'époque 1,326 milliards de pages dans l'index de Google.
Je ne vois pas trop ce que cet outil peut apporter en dehors du côté ludique mais peut-être qu'en réfléchissant à quelques types de requêtes ça peut s'avérer intéressant. Des idées ?
Jérôme : on y découvre par exemple qu'à l'époque, GMail était un client de messagerie linux pour l'environnement Gnome:ou bien que le terme "réseau social" était encore bien marginal:
Je trouve l'initiative plutôt très sympa et je pense qu'il y a des pépites à découvrir si (le grand méchant) Google n'a pas (trop) filtré son index. Malheureusement, nous ne pourrons en profiter qu'un petit mois...

Google + bêta = 45 %
45 % c'est le pourcentage d'outils Google en version bêta (soit 22 outils sur 49), d'après le site Pingdom. Comme le souligne Olivier, si pour certains outils récents comme Knol, ça paraît normal, pour d'autres services comme Gmail, c'est étonnant. Combien de temps un outil, site, service est censé rester en version bêta ? Et quels sont les critères qui définissent ce statut ?
La définition de Wikipédia de bêta :
La définition de Wikipédia de bêta :
"Le test bàªta — on utilise frà©quemment le terme anglais beta-test — est la deuxià¨me pà©riode d'essai d'un produit informatique avant sa publication. Un produit en pà©riode de test bêta est généralement soumis à un nombre important ou représentatif de personnes : les bêta-testeurs. Ils peuvent être soit des employés de la société qui développe le logiciel, soit des bénévoles notamment dans le cas des logiciels libres. Ces personnes ont pour but d'utiliser le logiciel et de rapporter les problèmes rencontrés ainsi que leurs suggestions. Le but de cette phase est d'implémenter toutes les fonctionnalités du logiciel final. Le test bêta sert essentiellement à trouver des bogues résiduels, ou bien à modifier l'interface utilisateur."Avec Gmail, c'est toujours pas le cas ?
Jérôme : Bon, je vais vous expliquer le problème : en fait, le service que nous avons l'habitude d'appeler GMail s'appelle officiellement GMail Beta. C'est de là que vient toute l'ambiguïté. Il ne s'agit nullement d'une version béta, mais tout simplement du nom du service.

La personnalisation va s'accentuer
Comme pour la mobilité, la personnalisation et le profiling étaient déjà annoncés un peu avant 2000. Et depuis, pas de grandes nouveautés. Mais la situation globale a évoluée et elle devient beaucoup plus propice.
Le premier axe de la personalisation sera la localisation. Elle devrait permettre (dans certains cas) de proposer des réponses plus pertinentes en fonction de l'endroit où se trouve l'utilisateur. Un exemple simple consisterait par exemple à afficher en résultat supplémentaire (grâce à la recherche universelle ?) le concessionnaire Jaguar le plus proche de votre localisation actuelle lors d'une recherche sur le terme jaguar. C'est l'exemple le plus simple que nous puissions imaginer de recherche enrichie grâce à la localisation. Mais nous pouvons en imaginer bien d'autres et de bien plus complexes (grâce notamment aux enrichissements déjà proposés sur Google Maps ou Google Earth).
Le deuxième axe concernera l'utilisation du graphe social de l'utilisateur. Et sur ce point, la situation a fortement évolué depuis quelques temps. Avec Facebook, LinkedIn, Twitter, ou encore OpenSocial API il devient relativement facile de reconstruire le réseau social d'un individu.
A partir de ce réseau, on peut imaginer de multiples utilisations pour améliorer la pertinence des recherches. La première pourrait consister à utiliser l'historique des recherches de vos amis (et même de leur navigation avec Chrome) pour affiner vos résultats.
Le premier axe de la personalisation sera la localisation. Elle devrait permettre (dans certains cas) de proposer des réponses plus pertinentes en fonction de l'endroit où se trouve l'utilisateur. Un exemple simple consisterait par exemple à afficher en résultat supplémentaire (grâce à la recherche universelle ?) le concessionnaire Jaguar le plus proche de votre localisation actuelle lors d'une recherche sur le terme jaguar. C'est l'exemple le plus simple que nous puissions imaginer de recherche enrichie grâce à la localisation. Mais nous pouvons en imaginer bien d'autres et de bien plus complexes (grâce notamment aux enrichissements déjà proposés sur Google Maps ou Google Earth).Emilie : comme par exemple le fait de se faire suggérer une liste de restaurants ou de lieux touristiques en fonction de l'endroit où on se trouve ?
Le deuxième axe concernera l'utilisation du graphe social de l'utilisateur. Et sur ce point, la situation a fortement évolué depuis quelques temps. Avec Facebook, LinkedIn, Twitter, ou encore OpenSocial API il devient relativement facile de reconstruire le réseau social d'un individu.A partir de ce réseau, on peut imaginer de multiples utilisations pour améliorer la pertinence des recherches. La première pourrait consister à utiliser l'historique des recherches de vos amis (et même de leur navigation avec Chrome) pour affiner vos résultats.
Emilie : un historique constitué de manière collaborative et reposant sur une micro-communauté... intéressant tout ça. Encore faut-il que la communauté soit suffisamment active et aussi centrée sur des centres d'intérêt identiques.Comme toujours dans ce domaine sensible de la personnalisation (et du profiling, car pas de personnalisation sans profiling préalable), le frein essentiel sera le respect de la vie privée des individus. Ce qui ne sera pas un obstacle majeur pour Google, tant il sait parfaitement bien comment, petit à petit, délicatement, insinueusement, se glisser dans notre vie et suivre notre vie numérique (pour rebondir sur un récent billet d'Olivier Ertzscheid qui retraçait les 10 moments clés de l'histoire de Google, pour ma part, je n'en conserverais qu'un : le lancement de Gmail. En effet, c'est à partir de ce moment précis que le compte Google est né, et qu'il s'est petit à petit étendu aux autres services, afin de pouvoir centraliser notre vie numérique).

Les modes de recherche vont évoluer
Comme promis, un petit retour sur les prédictions de Google pour les 10 prochaines années.
Ainsi, dans les années qui viennent, la recherche devrait devenir de plus en plus nomade. Certes, on nous avait déjà annoncé ça un peu avant 2000 et depuis, pas grand chose. Mais il est vrai que la situation a sensiblement évolué : les terminaux sont de mieux en mieux adaptés à un usage nomade (iPhone, EeePC), et les connexions nomades se démocratisent.
Mais c'est un fait, les équipements mobiles ne sont pas encore assez connectés, et ne disposent pas encore de débits suffisamment élevés. Mais Google est prêt à investir ce marché !
La vision de Google sur la mobilité ? Un vêtement connecté qui écouterait nos conversations, effectuerait des recherches en tâche de fond à partir des mots-clés qu'il aurait identifiés comme pertinents dans la conversation, pour finalement afficher les résultats à propos de ces mots clés. Le rêve, non ? En terme d'intrusion dans la vie privée, il y aura certainement quelques grincements de dents.
Ainsi, dans les années qui viennent, la recherche devrait devenir de plus en plus nomade. Certes, on nous avait déjà annoncé ça un peu avant 2000 et depuis, pas grand chose. Mais il est vrai que la situation a sensiblement évolué : les terminaux sont de mieux en mieux adaptés à un usage nomade (iPhone, EeePC), et les connexions nomades se démocratisent.
Mais c'est un fait, les équipements mobiles ne sont pas encore assez connectés, et ne disposent pas encore de débits suffisamment élevés. Mais Google est prêt à investir ce marché !
La vision de Google sur la mobilité ? Un vêtement connecté qui écouterait nos conversations, effectuerait des recherches en tâche de fond à partir des mots-clés qu'il aurait identifiés comme pertinents dans la conversation, pour finalement afficher les résultats à propos de ces mots clés. Le rêve, non ? En terme d'intrusion dans la vie privée, il y aura certainement quelques grincements de dents.
Emilie : le rêve ? Oui et non. Oui car nous pourrions disposer d'informations utiles quand et où on le souhaite et pas besoin d'un téléphone portable ou d'un ordinateur. Non, car si on ne peut pas maîtriser ce système, c'est bien embêtant. Il y aura un bouton "On" et un bouton "Off" ? En outre, le système de reconnaissance de la parole derrière le moteur de recherche devra être sacrément efficace !Ainsi, pourquoi utiliser uniquement des mots-clés pour effectuer une recherche ? Pourquoi ne pas utiliser une image, une vidéo ou un extrait sonore ?

Interview : Alain Garnier fondateur de Jamesoo
Quelques jours après notre « Wikio LaBouffe », nous accueillons sur motrech (M) Alain Garnier (AG) fondateur du moteur de recherche d'actualités Jamesoo (hasard du calendrier ?). Nous vous invitons bien sûr à découvrir Jamesoo par vous même, mais nous ferons très prochainement un billet critique sur ce surprenant service. Mais pour l'heure, laissons la parole à notre invité.
Motrech : Bonjour Alain Garnier, pourriez-vous nous dire qui est derrière Jamesoo ?
Alain Garnier : C’est toute l’à©quipe de Jamespot.com qui est derrià¨re Jamesoo ! Jamespot est une SARL d’une dizaine de personnes mais aussi un site de partage d’informations à valeurs ajoutà©es. Jamespot a à©tà© crà©à©e par les fondateurs de la socià©tà© ARISEM (spà©cialiste de l’analyse sà©mantique).
M : Pouvez-vous nous prà©senter en quelques mots Jamesoo ?
AG : Jamesoo est un moteur de recherche d’actualità©s qui se base sur une large bibliothà¨que de flux RSS. Lorsqu’un utilisateur fait une recherche sur Jamesoo, notre moteur va cibler l’actualità© des mots-clà©s entrà©s dans les 7 derniers jours et dans la langue choisie parmi les 12 proposà©es.
M : Qu'est-ce qui fait sa force, sa particularità© ?
AG : La particularité de Jamesoo réside dans la présentation graphique de ses résultats. A chaque requête, le moteur génère un và©ritable e-journal prà©sentà© comme un journal papier. On retrouve le chapeau, la une, les numà©ros de page, un rubricage automatique et les articles de ce journal se rapportent tous au sujet en question. Ainsi, plutà´t que d’acheter « Obama Magazine » (ou « McCain Hebdo » pour ne pas faire de jaloux), il vous suffira d’effectuer une requàªte sur Jamesoo. Hormis cette touche graphique, nous sommes assez fiers de la pertinence des rà©sultats affichà©s. Par pertinence, pour un journal, on veut bien sur dire « donner des rà©sultats qui surprennent et enrichissent l’internaute », plutà´t que de retrouver les « top sites rà©fà©rents » comme le fait Google. On a tous essayà© le nouveau Cuil et on a vu ce que à§a donnait !
M : Et la techno dans tout ça ?
AG : Jamesoo est un moteur de recherche particulier dans la mesure où il propose des résultats non pas sous forme de listes à plat, mais hiérarchiquement selon le fond et la forme. Aussi, nous avons un algorithme propriétaire qui effectue ces calculs. Bien sur, pour cela nous avons une batterie de crawlers qui découvrent, parcourent et indexent en permanence des millions de flux RSS. Notre infrastructure est à base de clusters rà©partis sous Linux. Je n’en dirais pas plus.
M : Quand vous est venue l'idà©e de crà©er ce moteur de recherche ?
AG : Jamespot a pour vocation d’apporter de nouveaux services pour l’internaute pour les opà©rations fondamentales du Web autour de l’information : Rechercher, Lire, Ecrire et Partager. Nous sommes partis du constat que les internautes passaient beaucoup de temps à chercher puis à lire, et nous avons voulu rapprocher ces deux fonctions. Afin de rà©duire encore d’un clic l’accà¨s au Web, Jamesoo propose un moteur de recherche qui permet de lire les résultats directement dans la page résultat.
M : Pourquoi délivrer les résultats sous forme d'un journal papier ?
AG : Nous anticipons sur le futur de la presse papier. Soucieux de l’à©cologie, nous proposons une alternative à tous ces journaux et magazines imprimà©s, transportà©s et distribuà©s pour parfois ne màªme pas àªtre lus. Le Monde propose par exemple son journal en ligne. Nous avons aussi l’exemple de PubEco qui rassemble et numà©rise toutes les publicità©s qui envahissent nos boà®tes aux lettres afin d’en limiter la diffusion au format papier. Jamesoo se place dans la lignà©e de ces prà©curseurs de l’à©cologie.
Il suffit de voir les utilisateurs de l’iPhone qui lisent leur journal maintenant dans le mà©tro directement sur leur tà©là©phone. Essayez Jamesoo sur un iPhone à l’occasion, c’est surprenant de facilité !
M : Avez-vous déjà eu des retours concernant des utilisateurs de Jamesoo ?
AG : Oui, nous avons eu notamment un article dans KillerStartups qui lui-màªme s’est rà©pandu sur plusieurs autres sites et blogs. Nous avons du faire face à quelques soucis pour faire comprendre qu’il s’agissait d’un moteur de recherche d’actualità©s et non pas un à©nià¨me « Google Clone ». Certains internautes se sont plaints de ne pas trouver de sites pertinents dans leurs recherches mais aprà¨s explication du principe, ils sont revenus sur leurs propos. Autre point, nous avons eu au dà©part des temps de rà©ponses lents pour le Web d’aujourd’hui, mais depuis nous avons boostà© l’infrastructure pour y remà©dier. Globalement,
nos utilisateurs ont l’air satisfaits de Jamesoo et trouvent que c’est une alternative aux grands moteurs que nous connaissons.
M : Comment vous positionnez-vous vis-à-vis de vos concurrents, notamment Wikio ?
AG : Nous avons une politique des sources beaucoup plus ouvertes que Wikio car nous avons plus d’un million de sources dans le moteur. En revanche, nous ne traitons que de l’actualit੠« brà»lante ». Ensuite, nous sommes un moteur de recherche trà¨s visuel fait pour la lecture d’une page d’informations en mode rapide.
Au-delà de ces diffà©rences. Wikio est un site lancà© par des Franà§ais qui rayonne comme nous au plan international ce qui est une excellente nouvelle pour l’à©cosystà¨me Web qui ne doit pas àªtre uniquement dominà© par des sites amà©ricains.
M : Merci Alain Garnier pour vos réponses. A bientôt.
Motrech : Bonjour Alain Garnier, pourriez-vous nous dire qui est derrière Jamesoo ?
Alain Garnier : C’est toute l’à©quipe de Jamespot.com qui est derrià¨re Jamesoo ! Jamespot est une SARL d’une dizaine de personnes mais aussi un site de partage d’informations à valeurs ajoutà©es. Jamespot a à©tà© crà©à©e par les fondateurs de la socià©tà© ARISEM (spà©cialiste de l’analyse sà©mantique).
M : Pouvez-vous nous prà©senter en quelques mots Jamesoo ?
AG : Jamesoo est un moteur de recherche d’actualità©s qui se base sur une large bibliothà¨que de flux RSS. Lorsqu’un utilisateur fait une recherche sur Jamesoo, notre moteur va cibler l’actualità© des mots-clà©s entrà©s dans les 7 derniers jours et dans la langue choisie parmi les 12 proposà©es.
M : Qu'est-ce qui fait sa force, sa particularità© ?
AG : La particularité de Jamesoo réside dans la présentation graphique de ses résultats. A chaque requête, le moteur génère un và©ritable e-journal prà©sentà© comme un journal papier. On retrouve le chapeau, la une, les numà©ros de page, un rubricage automatique et les articles de ce journal se rapportent tous au sujet en question. Ainsi, plutà´t que d’acheter « Obama Magazine » (ou « McCain Hebdo » pour ne pas faire de jaloux), il vous suffira d’effectuer une requàªte sur Jamesoo. Hormis cette touche graphique, nous sommes assez fiers de la pertinence des rà©sultats affichà©s. Par pertinence, pour un journal, on veut bien sur dire « donner des rà©sultats qui surprennent et enrichissent l’internaute », plutà´t que de retrouver les « top sites rà©fà©rents » comme le fait Google. On a tous essayà© le nouveau Cuil et on a vu ce que à§a donnait !
M : Et la techno dans tout ça ?
AG : Jamesoo est un moteur de recherche particulier dans la mesure où il propose des résultats non pas sous forme de listes à plat, mais hiérarchiquement selon le fond et la forme. Aussi, nous avons un algorithme propriétaire qui effectue ces calculs. Bien sur, pour cela nous avons une batterie de crawlers qui découvrent, parcourent et indexent en permanence des millions de flux RSS. Notre infrastructure est à base de clusters rà©partis sous Linux. Je n’en dirais pas plus.
M : Quand vous est venue l'idà©e de crà©er ce moteur de recherche ?
AG : Jamespot a pour vocation d’apporter de nouveaux services pour l’internaute pour les opà©rations fondamentales du Web autour de l’information : Rechercher, Lire, Ecrire et Partager. Nous sommes partis du constat que les internautes passaient beaucoup de temps à chercher puis à lire, et nous avons voulu rapprocher ces deux fonctions. Afin de rà©duire encore d’un clic l’accà¨s au Web, Jamesoo propose un moteur de recherche qui permet de lire les résultats directement dans la page résultat.
M : Pourquoi délivrer les résultats sous forme d'un journal papier ?
AG : Nous anticipons sur le futur de la presse papier. Soucieux de l’à©cologie, nous proposons une alternative à tous ces journaux et magazines imprimà©s, transportà©s et distribuà©s pour parfois ne màªme pas àªtre lus. Le Monde propose par exemple son journal en ligne. Nous avons aussi l’exemple de PubEco qui rassemble et numà©rise toutes les publicità©s qui envahissent nos boà®tes aux lettres afin d’en limiter la diffusion au format papier. Jamesoo se place dans la lignà©e de ces prà©curseurs de l’à©cologie.
Il suffit de voir les utilisateurs de l’iPhone qui lisent leur journal maintenant dans le mà©tro directement sur leur tà©là©phone. Essayez Jamesoo sur un iPhone à l’occasion, c’est surprenant de facilité !
M : Avez-vous déjà eu des retours concernant des utilisateurs de Jamesoo ?
AG : Oui, nous avons eu notamment un article dans KillerStartups qui lui-màªme s’est rà©pandu sur plusieurs autres sites et blogs. Nous avons du faire face à quelques soucis pour faire comprendre qu’il s’agissait d’un moteur de recherche d’actualità©s et non pas un à©nià¨me « Google Clone ». Certains internautes se sont plaints de ne pas trouver de sites pertinents dans leurs recherches mais aprà¨s explication du principe, ils sont revenus sur leurs propos. Autre point, nous avons eu au dà©part des temps de rà©ponses lents pour le Web d’aujourd’hui, mais depuis nous avons boostà© l’infrastructure pour y remà©dier. Globalement,
nos utilisateurs ont l’air satisfaits de Jamesoo et trouvent que c’est une alternative aux grands moteurs que nous connaissons.
M : Comment vous positionnez-vous vis-à-vis de vos concurrents, notamment Wikio ?
AG : Nous avons une politique des sources beaucoup plus ouvertes que Wikio car nous avons plus d’un million de sources dans le moteur. En revanche, nous ne traitons que de l’actualit੠« brà»lante ». Ensuite, nous sommes un moteur de recherche trà¨s visuel fait pour la lecture d’une page d’informations en mode rapide.
Au-delà de ces diffà©rences. Wikio est un site lancà© par des Franà§ais qui rayonne comme nous au plan international ce qui est une excellente nouvelle pour l’à©cosystà¨me Web qui ne doit pas àªtre uniquement dominà© par des sites amà©ricains.
M : Merci Alain Garnier pour vos réponses. A bientôt.

La recherche interlingue va s'imposer
Je me rappelle avoir effleuré ce thème de recherche au contact d'une amie également thésarde dont je partageais le bureau et dont Jean était le co-directeur de thèse (Jean connait donc bien le sujet et pourra commenter/compléter ce billet à loisir).

Qu'est-ce que la recherche interlingue (cross lingual information retrieval, CLIR pour les intimes) ? La recherche interlingue est la possibilité de s'affranchir des barrières linguistiques. Elle consiste, à partir d'une requête dans une langue donnée à proposer des résultats pertinents dans la même langue mais aussi dans d'autres langues. Ainsi, si vous effectuez une recherche en français, le moteur est capable de retrouver aussi bien des documents français, anglais, ou espagnols répondant à la recherche.
Mais comment ça marche ? « Tout simplement » en reformulant la question vers les différentes langues cibles et en interrogeant le moteur avec ces différentes versions de la même question (par reformulation de la question, aujourd'hui les moteurs font une « simple » traduction).
Si les chercheurs planchent depuis maintenant pas mal de temps sur le sujet, les résultats proposés par Google et Yahoo! ne sont actuellement absolument pas convaincants. Alors espérons que les choses évolueront dans les prochaines années et que parallèlement, à la recherche interlingue, la traduction automatique continuera d'évoluer.

Qu'est-ce que la recherche interlingue (cross lingual information retrieval, CLIR pour les intimes) ? La recherche interlingue est la possibilité de s'affranchir des barrières linguistiques. Elle consiste, à partir d'une requête dans une langue donnée à proposer des résultats pertinents dans la même langue mais aussi dans d'autres langues. Ainsi, si vous effectuez une recherche en français, le moteur est capable de retrouver aussi bien des documents français, anglais, ou espagnols répondant à la recherche.
Mais comment ça marche ? « Tout simplement » en reformulant la question vers les différentes langues cibles et en interrogeant le moteur avec ces différentes versions de la même question (par reformulation de la question, aujourd'hui les moteurs font une « simple » traduction).
Si les chercheurs planchent depuis maintenant pas mal de temps sur le sujet, les résultats proposés par Google et Yahoo! ne sont actuellement absolument pas convaincants. Alors espérons que les choses évolueront dans les prochaines années et que parallèlement, à la recherche interlingue, la traduction automatique continuera d'évoluer.
Emilie : je vois très peu de choses à ajouter en fait. Tout est dit. Je laisse la parole à Jean. Juste une question, peut-être : pour que ça marche (mieux) : il faudrait faire plus qu'une traduction ?

Marissa Mayer a besoin d'aide
Clôturons avec ce billet notre feuilleton de la rentrée consacré à Marissa Mayer de chez Google :
- Acte 1, "nous avons déjà résolu 90% des problèmes de recherche d'information" : les salariés de Google voient certainement se profiler un plan social dans peu de temps si tout le boulot est déjà terminé.
- Acte 2, "heu, non, il reste encore 90% d'efforts à fournir" : ouf ! Le standard de la DRH Google allait sauter.
- Acte 3, "Karen, Alan, vite, vite, pondez un papier pour me sortir de là !"
Emilie : ça sonne comme un appel au secours ! Tu crois qu'il y aura une suite ?Et ce papier, c'est « The future of search ». Je vous conseille vivement de le lire. Même s'il reprend certaines banalités, c'est une lecture saine et intéressante qui nous propose de découvrir les grands axes de la vision de Google pour les 10 prochaines années en matière de recherche d'information (maj : une version française est disponible sur Goopilation. Merci à eux).
Emilie : il fallait bien ça pour reprendre le contrôle de la situation ! Bon, je lis.Je vous propose de vous faire votre propre opinion sur ce papier, et nous reviendrons dessus sur motrech dans quelques jours, ça vous va ?
Emilie : moi, ça me convient, d'autant que j'ai déjà eu l'honneur de lire les prochains billets.

Ma vie avec/sans Google
C'est un petit parallèle que je propose dans ce billet. Il met en avant l'article du Parisien où Vincent parle de sa vie avec Google et la semaine sans Google de Patricia Gallot-Vallée que j'ai rencontrée samedi (20 septembre) lors de la sixième édition de l'ExplorCamp auquel nous participions et où elle intervenait.
Pour Vincent, Google rime avec simplicité et gratuité. Et surtout, il est sa porte d'entrée préférée sur le Web, comme pour beaucoup d'internautes. Mais quels risques ? Est-ce une bonne chose de mettre tous ses oeufs dans le même panier ? C'est pour ces différentes questions et pour dénoncer la domination de Google que Patricia s'est lancée un défi : passer une semaine sans utiliser un seul des produits Google qu'il s'agisse de Gmail, du moteur de recherche ou de GoogleAds. C'était du 1er au 5 septembre, en pleine sortie du navigateur Google Chrome. Ce fut aussi l'occasion pour elle de trouver des alternatives (Yahoo! Mail, Exalead Desktop, Crazyegg.com, etc.). Elle propose sur son blog une série de mini-rapports journaliers et des dessins humoristiques. Je vous invite à aller voir :) C'est très réussi.
Tout commence par : "Je vis un enfer sans nom, principalement à cause des emails et de la mine d'information qu'ils contiennent." Et ça se termine par "Comment je suis devenue anti-Google".
Pour Vincent, Google rime avec simplicité et gratuité. Et surtout, il est sa porte d'entrée préférée sur le Web, comme pour beaucoup d'internautes. Mais quels risques ? Est-ce une bonne chose de mettre tous ses oeufs dans le même panier ? C'est pour ces différentes questions et pour dénoncer la domination de Google que Patricia s'est lancée un défi : passer une semaine sans utiliser un seul des produits Google qu'il s'agisse de Gmail, du moteur de recherche ou de GoogleAds. C'était du 1er au 5 septembre, en pleine sortie du navigateur Google Chrome. Ce fut aussi l'occasion pour elle de trouver des alternatives (Yahoo! Mail, Exalead Desktop, Crazyegg.com, etc.). Elle propose sur son blog une série de mini-rapports journaliers et des dessins humoristiques. Je vous invite à aller voir :) C'est très réussi.
Tout commence par : "Je vis un enfer sans nom, principalement à cause des emails et de la mine d'information qu'ils contiennent." Et ça se termine par "Comment je suis devenue anti-Google".Jérôme : Je ne connaissais ni Patricia Gallot-Lavallée, ni son blog. Son expérience, et surtout son témoignage sont vraiment hyper sympa. Cela me rappelle le deuxième billet de motrech publié en Février 2005 sous le titre "Godgle Addicted?". Mais là où je dressais simplement un constat, Patricia est plus courageuse et va plus loin. Génial. J'ADORE. Hé hop, le blog de Patricia dans mon Google Reader ;) Merci Emilie!
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