
Le territoire géorgien visé par des mortiers
Des tirs de mortiers ont visé dans la nuit de dimanche à lundi le territoire sous contrôle géorgien proche de la région séparatiste d'Abkhazie, a indiqué le ministère géorgien de l'Intérieur à l'AFP, précisant qu'il n'y avait eu ni dégâts ni victimes.
Les quatre attaques au mortier ont visé des zones inhabitées près du village de Pakhoulani et de la frontière abkhaze, a expliqué le porte-parole du ministère, Chota Outiashvili.
Par ailleurs, une bombe a explosé au bord d'une route de la région, sur la voie conduisant vers une station électrique située sur les rives de la rivière Ingouri.
« Il n'y a eu ni blessures ni dégâts suite à ces explosions », a précisé le responsable.
Ces incidents soulignent les tensions existant encore sur le terrain en Géorgie, alors que les forces russes doivent se retirer d'ici vendredi, suite à l'arrivée d'observateurs de l'Union européenne, des zones tampons proches de l'Abkhazie et de l'autre territoire séparatiste géorgien, l'Ossétie du Sud.
Le premier point de contrôle a été démantelé dimanche et les soldats russes en démontaient d'autres lundi.
Les troupes russes sont entrées en territoire géorgien début août pour repousser l'armée géorgienne qui tentait de reprendre le contrôle de l'Ossétie du Sud.

Les forces russes préparent leur retrait, selon Tbilissi
Les troupes russes accéléraient lundi les préparatifs de retrait du territoire géorgien situé hors des régions séparatistes d'Abkhazie et d'Ossétie du Sud, selon le ministère géorgien de l'Intérieur.
Les forces préparaient leur départ de huit des postes de contrôle et barrages qu'ils tenaient depuis la guerre en août dernier.
La Russie s'est engagée en septembre à se retirer des zones tampon qu'elle a établie autour de l'Ossétie du Sud et de l'Abkhazie. Des centaines d'observateurs de l'Union européenne arrivés la semaine dernière vérifient si Moscou tient ses engagements.
Un journaliste de l'Associated Press a vu des soldats descendre le drapeau russe qui flottait sur une base au point de contrôle de Kvenatkotsa, près de l'Ossétie du Sud. Ils détruisaient en outre du matériel non indispensable, comme des sacs de sable.

La Géorgie accusée de la mort d'un soldat

Hakkari : Sarkozy présente ses condoléances à Gul et à Erdogan
Le président français, Nicolas Sarkozy a adressé lundi des messages de condoléances à son homologue turc Abdullah Gul et au Premier ministre Recep Tayyip Erdogan à la mort des 15 militaires turcs, tués vendredi au poste d'Aktutun dans la province de Hakkari, (sud-est) lors d'une attaque du PKK.
Dans ses messages, délivrés par l'intermédiaire de l'ambassade de France à Ankara, M. Sarkozy déclare que son pays condamne cette attaque et exprime sa solidarité à la Turquie.
L'ONU, plusieurs pays, dont les USA et les pays européens, ont fait part de leurs condoléances à la Turquie à la mort des 15 soldats tués lors de l'attaque du PKK.

Adhésion de la Turquie à l'UE : le PM tchèque se rendra à Ankara
Le Premier ministre tchèque Mirek Topolanek effectuera une visite à Ankara pour discuter, entre autres, de l'adhésion de la Turquie à l'Union Européenne (UE), a rapporté vendredi l'agence de presse CTK.
M. Topolanek, dont le pays assumera la présidence tournante de l'UE, séjournera en Turquie de mardi à jeudi et prononcera un discours sur le rôle de la Turquie dans le monde globalisé à l'université d'Ankara. Il effectuera également une visite à Istanbul.
La Turquie souhaite son adhésion à l'UE. Le pays a lancé les négociations de son adhésion à l'union en 2005, mais les négociateurs ont discuté jusqu'à aujourd'hui seulement huit des 35 chapitres.
L'UE a critiqué la Turquie pour ses réformes lentes concernant la liberté d'expression et les droits des groupes non-musulmans et ceux des femmes et au sujet de la corruption.
L'année dernière, M. Topolanek avait exprimé à Prague le soutien de son pays aux efforts de la Turquie pour rejoindre l'UE. "La République tchèque a soutenu les efforts de la Turquie pour adhérer à l'UE pendant une longue période", avait-il dit.
Aucune autre forme, par exemple le partenariat privilégié, ne peut remplacer l'adhésion véritable, avait souligné M. Topolanek.
A propos des relations bilatérales, Prague estime que la Turquie est l'un de ses partenaires commerciaux importants. La Turquie est un pays prioritaire avec une croissance potentielle de la coopération du commerce à l'intérieur de la stratégie tchèque d'exportation pour 2006-2010.
Le commerce bilatéral tchèco-turc est en croissance constante depuis 1998. Ces dix dernières années, le commerce bilatéral a augmenté de 10 fois, soit un record de 1,101 milliard d'euros (environ 1,523 milliard de dollars) en 2007, selon Prague.

Turquie : Abdullah Gul promet une réponse ferme à l'attaque du PKK
Le président turc Abdullah Gul a promis samedi de répondre par la fermeté à l'attaque menée par la rébellion kurde dans le sud-est de la Turquie, la plus sanglante depuis le début de l'année, dans laquelle 15 soldats et 23 rebelles ont été tués, selon l'armée.
"Je voudrais souligner encore une fois que nous poursuivrons la lutte (contre la rébellion kurde) quel qu'en soit le prix", a déclaré M. Gul, dans un message video diffusé sur le site internet de la présidence.
Le Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) mène depuis 1984 une lutte armée pour l'autonomie du sud-est de la Turquie, peuplé en majorité de Kurdes.
Selon un récent bilan fourni par l'armée turque, le conflit a fait 32.000 morts dans les rangs du PKK et près de 6.500 dans celui des forces de sécurité (armée et police). Quelque 5.500 civils ont également été tués dans le conflit.

Solana condamne fermement l'attaque contre les forces de sécurité en Turquie
Le haut représentant de l'Union européenne pour la politique étrangère et de sécurité commune, Javier Solana, a fermement condamné samedi l'attaque contre des forces de sécruité dans le sud-est de la Turquie.
"Je condamne dans les termes les plus énergiques l'attaque contre les troupes turques dans le sud de la Turquie, dans lequel au moins quinze soldats turcs ont été tués", a dit M. Solana dans une déclaration publiée samedi par le Conseil de l'UE.
M. Solana a ensuite transmis ses sincères condoléances aux familles des victimes et tenu à exprimer ses sympathie et solidarité aux autorités turques.
Un total de 15 soldats des forces de sécurité turques ont perdu la vie lors d'une attaque terroriste lancée vendredi soir par le Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) dans la province de Hakkari dans le sud-est du pays.
Selon le chef du département de la communication de l'état- major turc, le général Metin Gurak, 23 militants du PKK ont été également tués au cours de ses affrontements avec les forces de sécurité.

L'armée turque accuse les Kurdes d'Irak d'aider la rébellion
L'armée turque a accusé dimanche les dirigeants de la région autonome du Kurdistan irakien d'aider les rebelles kurdes de Turquie retranchés sur leur territoire, dans les montagnes du nord de l'Irak.
"Non seulement nous n'avons aucun soutien de l'administration du nord de l'Irak, mais elle fournit (aux rebelles) des infrastructures telles que des hôpitaux et des routes", a déclaré le chef d'état-major adjoint, le général Hasan Igsiz, au cours d'une conférence de presse.
Les dirigeants politiques accusent eux aussi l'administration du Kurdistan irakien de ne pas agir assez énergiquement contre les rebelles du Parti des Travailleurs du Kurdistan (PKK).
Selon Ankara, des milliers d'entre eux sont retranchés dans les montagnes du nord de l'Irak, frontalières de la Turquie, d'où ils lancent des attaques contre ce pays.
Vendredi, 15 soldats turcs ont été tués dans l'une de ces attaques, la plus sanglante depuis le début de l'année. 23 rebelles, selon l'armée, ont également péri dans les combats qui ont suivi.
Le président Sarkissian s'adresse au Parlement et à la nation

Le président arménien Serge Sarkissian a déclaré jeudi qu'il inaugurait une nouvelle tradition celle pour les présidents arméniens de s'adresser à l'Assemblée nationale et à la nation conformément à la réforme de la constitution.
Dans un discours de 40 minutes devant tous les responsables de l'état, dont notamment le Premier ministre et l'ensemble des ministres, le président de la Cour Constitutionnelle, le secrétaire du Conseil National de Sécurité, le président de la Banque Centrale, le médiateur de la République, le Président Sarkissian a parlé des problèmes auxquels font face l'Etat et la société arménienne aujourd'hui et a appelé à des réformes pour faire face aux défis du monde moderne.
« Une guerre dans notre voisinage, des frontières fermées, des problèmes de communication vers l'extérieur, des relations régionales devenues compliquées, un clash entre les intérêts des superpuissances - c'est le cercle de la réalité d'aujourd'hui pour l'Arménie » a-t-il dit. « Dans cette nouvelle situation, des changements positifs deviennent une norme de vie ».
Le chef de l'Etat arménien a déclaré qu'en préservant la stabilité, l'approche réaliste et équilibrée de la politique de l'Arménie doit aussi exclure « n'importe quelle possibilité de stagnation dans n'importe quelle sphère ».
En parlant des derniers événements dans la région, Serge Sarkissian a déclaré que les événements autour de l'Ossétie du Sud et la guerre qui s'en avait suivi avaient eu « un effet calmant ». « Aujourd'hui, c'est plus qu'évident que nous n'avons pas uniquement besoin de faire une évaluation claire, pragmatique, non-émotionnelle et adéquate de la situation, mais aussi de faire des pas conséquents poursuivant des buts lointains qui sont exigés pour la stabilité du pays, la consolidation de nos forces et les possibilités de nouvelles approches et solutions ».
« La guerre n'est pas fini tant qu'il y existe une course aux armements, elle n'est pas fini parce que nous n'avons pas tous ensemble encore félicité les présidents de l'Azerbaïdjan et du Nagorno-Karabakh pour leur décision et pour le règlement paisible du conflit ».
Serge Sarkissian a précisé que trois initiatives en faveur de l'Arménie étaient au centre de l'attention du gouvernement pour les prochaines années. Parmi elles le lancement de la construction d'un nouveau réacteur nucléaire attendue pour les mois à venir ; le début de la construction d'un chemin de fer relaine l'Iran et l'Arménie projeté pour les prochaines années et la création dans les prochains mois d'une banque et d'un fonds d'investissement uniquement arméniens qui financeront les projets à petite échelle.
Serge Sarkissian a aussi mis l'accent sur le rôle de l'Assemblée nationale. Il a dit : « le Parlement ne peut pas être vu comme un corps fait seulement pour adopter des lois. Le Parlement est une institution principale pour le dialogue politique, une institution qui forme la culture de parlementarisme ».
Dans cette optique il s'est adressé aux parlementaires et aux membres du gouvernement pour « faire du débat sur le budget une vraie discussion sur le développement de toutes les sphères de notre vie ».
Serge Sarkissain a aussi appelé à des mesures drastiques « pour changer la qualité de relations publiques et se débarrasser de la maladie de la corruption ».
« N'importe quelle initiative sans ces mesures est condamnée à l'échec » a-t-il souligné.
Le président a aussi publié un avertissement sévère pour ceux qui veulent « désunir le peuple » et qui décident d'employer des méthodes brutales dans la rue pour résoudre les questions.
« Je le dis clairement : Personne ne peut considérer qu'il est intouchable dans la République d'Arménie, personne dans la République de l'Arménie ne peut s'attribuer les fonctions de l'état. Je suggère à tous de s'abstenir de ces habitudes enracinées dans le vice parce que les conséquences seront en effet visibles ».
« Montrons d'abord du respect à la douleur de chacun » par Hasan Cemal

YEREVAN
Je n'oublierai jamais qu'une fois Hrant Dink a dit : “Avant toute chose, faisons preuve de respect pour les souffrances que chacun de nous a endurées.” C'est sans doute ces mots de Hrant et les souffrances que lui et ses ancêtres ont subies qui m'ont fait venir pour la première fois en Arménie et qui m'ont fait vivre un moment d'émotion intense au petit matin à Erevan, devant le mémorial du génocide.
Le mont Ararat, qui domine Erevan, apparaît et disparaît dans le brouillard. Majestueuse et triste à la fois, cette montagne au sommet enneigé paraît si proche que l'on croirait presque pouvoir la toucher.
Devant le mausolée, seul avec Hrant Dink dans le silence du matin, je pense à la douleur et aux souffrances.
Et je pense au partage de la douleur.
Dans le silence étrange de l'aube, je suis seul avec Hrant. Et le cri de Rakel est dans mon oreille ...
Les épreuves tragiques vécues par la nation arménienne et par Hrant l'avaient doté d'un niveau de maturité impressionnant.
Peut-être cette douleur l'a aidé à parler et écrire dans la langue de sa conscience. On apprend toujours quelque chose des autres. Donc j'ai appris de Hrant, tant de son vivant qu'après sa mort.
J'ai appris que l'on ne peut pas échapper à l'histoire.
Au silence limpide du matin, j'ai pensé encore une fois, avec Hrant dans mon avis*esprit*, comment sans signification il doit nier l'histoire et en même temps, comment risqué il doit être un esclave d'histoire et des douleurs et des tristesses.
Dans le silence paisible du matin, j'ai donc réfléchi encore une fois avec Hrant à la futilité qu'il y a à vouloir encore nier le passé, de même qu'aux risques qu'il y a à se retrouver prisonnier de l'histoire, de ses souffrances et tristesses.
La voix de mon oncle maternel venait de loin : « les racines ne disparaissent pas, mon fils ! »
Il était circassien, de la tribu Gabarday.
Mais il ne mentionnait pas son identité circassienne ; il faisait comprendre qu'il n'aimait pas parler « des racines ».
C'était notre « crainte de l'état ».
Quand j'insistais, il disait « ne mentionne pas ces choses ». Mais près de la mort il a chuchoté dans mon oreille : « cependant, les racines ne disparaîtront pas, Hasan mon fils ! »
Les racines du peuple, la terre dans laquelle nous avons nos racines, sont très importantes. C'est comme un crime contre l'humanité de séparer un peuple de sa langue et de son identité et donc c'est également un grand crime de séparer un peuple de ses racines et son pays. Et trouver une excuse pour ces actions est une partie inséparable du crime.
Les Arméniens ont vécu une immense tragédie lorsqu'ils ont été arrachés à l'Anatolie. Ils l'ont éprouvé en 1915 et 1916. Depuis lors, leur nostalgie de l'Anatolie ne s'est jamais estompée.
Les Turcs aussi ont enduré des souffrances aussi. Ils les ont éprouvés lorsqu'ils ont été chassés des Balkans et du Caucase, et lorsqu'ils ont connu la guerre en Anatolie.
Les Kurdes aussi ont enduré des souffrances aussi. Ils en ont été quand leur identité et langue ont été niées et quand ils ont été expulsés de leurs terres. Il ne s'agit pas ici de comparer les douleurs et tristesses. Ce serait une erreur. Les souffrances ne se comparent pas. C'est en pensant à cela que la phrase de Hrant Dink me revient dans l'oreille telle une rengaine : « Faisons d'abord preuve de respect pour les souffrances que nous avons tous endurées ».Hrant parlait silencieusement de sa propre douleur : « Je sais ce qui est arrivé à mes ancêtres. Quelques-uns d'entre vous l'appellent « un massacre », quelqu' « un génocide », quelqu'un une « évacuation obligatoire » et encore quelqu'un « une tragédie ». Mes ancêtres, quant à eux, utilisaient l'expression typiquement anatolienne de « kiyim » (hécatombe).
« Si un Etat déracine ses propres citoyens de leurs maisons et pays - en particulier les plus vulnérables : les femmes, les enfants et les vieillards - et les envoyent vers des routes inconnues et sans fin au bout duquel une grande partie d'entre eux ont été anéantis, comment expliquer aujourd'hui en quoi nos contorsions pour qualifier cette réalité relèvent de notre spécificité d'êtres humains ? Quelle part d'humanité allons-nous donc bien ¬pouvoir sauver en chacun de nous si nous nous prêtons à des acrobaties sémantiques pour savoir s'il s'agit d'un génocide ou d'une déportation, à plus forte raison si nous sommes incapables ensuite de les condamner de la même façon tous les deux ? »
Faut-il absolument mettre des guillemets lorsqu'on décrit la souffrance ? Faut-il systématiquement la catégoriser ?
Certes, ce n'est pas sans importance. Néanmoins, je ne pense pas que cela soit toujours utile. Surtout lorsque les Turcs et les Arméniens se retrouvent dans une équation où interviennent la Turquie, l'Arménie et la diaspora arménienne.
L'histoire est empêtrée.
La raison et le bon sens sont empêtrés.
Le dialogue est fermé.
Et cet enchevêtrement aide « les fanatiques ». Il devient plus facile de produire la haine et l'hostilité à partir des pages d'histoire.
Aussi ce dont nous avons besoin de faire est de rendre le travail des fanatiques plus difficile. Nous devons trouver une façon d'aller vers plus d'amour et de paix sans devenir les esclaves de l'histoire, sans devenir les otages de la douleur passée et des souffrances.
En ce matin brumeux, devant le Monument du Génocide, j'écoute la voix de Hrant Dink. Il demande : « Devons-nous nous comporter comme les criminels de la grande tragédie du passé, ou allons-nous écrire de nouvelles pages comme des gens civilisés en prenant des leçons de ces erreurs ? »
On va d'abord comprendre la douleur de chacun, la partager et lui montrer du respect.
Les choses suivront.
N'est-ce pas mon cher Hrant ?
Tu disais toujours « pas de confession, ni négation, d'abord la compréhension ». Et tu savez que la compréhension était seulement possible via la démocratie et la liberté.
Mon cher frère, je pense à toi alors qu'à Erevan le jour se lève et qu'un soleil rougeoyant monte dans le ciel à travers la brume. Dans ce beau silence matinal, c'est pour toi que je dépose un bouquet de fleurs au pied du mémorial, parce que c'est toi, ce sont les peines que tu as endurées qui m'ont amené ici...
Oui, avant toute chose, faisons preuve de respect pour les souffrances que chacun de nous a endurées.
Hasan Cemal
* Hasan Cemal est le petit-fils de Djemal Pacha, membre du triumvirat jeune-turc, accusé d'avoir ordonné le génocide arménien.
Article publié dans le quotidien turc Milliyet le 6 septembre 2008
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