Christian Jacob, président du groupe UMP à l?Assemblée nationale, a souhaité mercredi 8 février des « sanctions exemplaires » à l?encontre du député apparenté socialiste Serge Letchimy. Le président de l?Assemblée nationale Bernard Accoyer a indiqué qu?il réunirait, sans doute avant le 14 février, le bureau de l?Assemblée à la suite de cet incident de séance. Les sanctions du bureau peuvent être plus ou moins importantes : censure (condamnation publique des propos), suspension plus ou moins longue des indemnités parlementaires et, au maximum, exclusion temporaire de l?Assemblée.
Le député de la Martinique s?est emporté, mardi 7 février, contre les déclarations du ministre de l?intérieur, après que Claude Guéant avait affirmé que « les civilisations ne se valent pas toutes ». Serge Letchimy lui a reproché de ramener « jour après jour à ces idéologies européennes qui ont donné naissance aux camps de concentration » avant d?évoquer le « régime nazi », provoquant la sortie du gouvernement de l?hémicycle. Le fauteur de trouble a assuré qu?il ne ferait « aucune excuse publique ».
Mercredi 8 février sur Europe 1, Valérie Pécresse, porte-parole du gouvernement, a jugé que François Hollande « se serait grandi hier en se désolidarisant » de Serge Letchimy et « en condamnant » ses propos. La veille sur France 2, le candidat socialiste à la présidentielle avait refusé de présenter des excuses et mercredi 8 février, Michel Sapin, chargé de son programme, affirme qu?il « comprend totalement » le député de la Martinique.
