Grand Lyon : la grève des éboueurs se poursuit (14/03/2012)
Les éboueurs de la communauté urbaine de Lyon ont voté hier la reconduite de la grève - entamée lundi - du ramassage des ordures ménagères pour contester la privatisation d'une partie du service de collecte. La grève, à l'appel d'une intersyndicale CGT-CFTC-FO-CFDT-Unsa-FAFPT, a été votée par 50% des agents du service propreté présents aux deux assemblées générales des dépôts de Lyon Gerland et Villeurbanne, a indiqué à l'AFP Mohamed Messaï, vice-président de la Fnact-CFTC du Grand Lyon. Une participation chiffrée par la direction du Grand Lyon entre 33% et 42% selon les subdivisions. Dans les 58 communes que compte le Grand Lyon, la collecte des déchets est réalisée pour moitié en régie publique et pour moitié par des entreprises privées, dans le cadre d'appels d'offres. Lors du dernier appel d'offres, la communauté urbaine a redéfini le découpage à compter d'octobre 2012 : les centres de Lyon et Villeurbanne, jusqu'alors couverts par la régie, le seront désormais par le privé. Inversement, la collecte des ordures sur les communes de l'ouest et du sud lyonnais, ainsi que la périphérie de Villeurbanne, seront assurées par la régie. Mais l'intersyndicale dénonce un grignotage progressif des sociétés privées et craint que lors du prochain appel d'offres en 2017, le redécoupage ne débouche sur une privatisation plus poussée. Dans un communiqué aux personnels, Benoît Quignon, directeur général des services au Grand Lyon assure au contraire que « l'exécutif communautaire a choisi de maintenir l'équilibre actuel entre la collecte assurée par la régie et celle réalisée par les entreprises ». Il promet en outre « des moyens supplémentaires » à la régie, dont dix postes de chauffeurs, et s'engage à ce que les agents aient « un jour de repos un samedi sur deux alors qu'ils travaillent 6 jours sur 7 aujourd'hui ». Mais selon les syndicats, cette dernière proposition figurait déjà dans l'accord de 2003 et « n'a jamais été appliquée par la direction ». CC/HT/AFP Source : La Lettre du cadre territorial. 



Forum mondial de l'eau : 130 pays s'engagent sur la mise en œuvre du droit universel à l'eau (14/03/2012)
Dans leur "déclaration ministérielle de Marseille", adoptée à l'unanimité, 130 pays ont mis l'accent sur « l'accélération de la mise en oeuvre de ce droit humain » qu'est l'accès à l'eau potable et à l'assainissement, et se sont engagés à accélerer sa mise en oeuvre. Lors du précédent Forum mondial de l'eau en 2009 à Istanbul, ce droit était encore contesté par plusieurs délégations. Le ministre bolivien de l'Eau et de l'Environnement, Felipe Quispe Quenta, a lui contesté l'approbation unanime du texte de la déclaration ministérielle qui a été le fruit d'un consensus : « on a exprimé notre désaccord lors de la rédaction de la déclaration et nous n'avons pas été entendus. La Bolivie n'accompagne pas cette déclaration ministérielle », a-t-il ainsi déclaré devant des journalistes. Selon lui, d'autres ont également exprimé leur désaccord, comme son collègue de l'Equateur. Le secrétaire exécutif du conseil ministériel africain pour l'Eau, le Gambien Bai-Maas Taan, a, de son côté, rappelé qu'il « ne peut y avoir de développement sans eau ». « Nous allons maintenant rencontrer toutes les communautés une à une » pour s'assurer que le droit à l'accès à l'eau pour tous « soit mis en œuvre », a-t-il indiqué. Source : AFP 



Regroupement SNCF-RFF : l'autorité de régulation du rail émet des doutes (14/03/2012)
Un regroupement de la SNCF et de RFF au sein d'une holding comporte des inconvénients, dont celui de voir la dette de RFF requalifiée en dette d'Etat, a affirmé mardi le président de l'Autorité de régulation ferroviaire (Araf), Pierre Cardo, qui prône un système séparé. Selon M. Cardo, qui présentait le premier bilan annuel de l'Araf, créée en 2009, le modèle de la holding risque de voir la dette du gestionnaire du réseau ferré RFF (28 milliards d'euros en 2010, ndlr) « requalifiée en dette d'Etat, ce qui constituerait un handicap vis-à-vis des autorités européennes ». Pour le patron de l'Araf, ce modèle de gouvernance fait aussi peser des incertitudes sur le coût des emprunts de la nouvelle entité. « Seront-ils alignés sur les taux assez bas de RFF (autour de 4%, ndlr) ou rehaussés par la notation de la SNCF si elle devait contrôler la holding? » s'est-il interrogé. M. Cardo a en outre relevé que la Commission européenne, « attachée à la claire séparation des fonctions de gestionnaire de l'infrastructure et d'opérateur ferroviaire », pourrait s'y opposer. Les Assises du ferroviaire, organisées l'automne dernier par le gouvernement, avaient préconisé l'adoption d'un modèle à l'allemande, articulé autour d'une holding, pour sortir du système actuel souffrant d'un partage alambiqué des rôles et des compétences entre la SNCF et RFF (Réseau ferré de France). A l'issue des Assises, le gouvernement avait demandé que soit cherchée une « 3e voie », c'est à dire un modèle spécifique à la France. Source : AFP 



Le gouvernement annonce une simplification de la réglementation sur les retenues collinaires (14/03/2012)
Le ministre de l'Agriculture, Bruno Le Maire, a annoncé hier une prochaine simplification de la réglementation sur les retenues collinaires d'eau pour empêcher qu'un simple recours puisse interdire l'accès à cette eau en cas de sécheresse. « Il faut impérativement que l'on réalise des retenues collinaires pour stocker l'eau en hiver afin de pouvoir s'en servir en été », a souligné le ministre lors d'un point de presse en marge du Forum mondial de l'eau à Marseille. Selon lui, un décret va prochainement être publié qui permettra aux agriculteurs de « pouvoir utiliser l'eau des retenues collinaires en cas de recours » déposés contre ces ouvrages.



Consultation publique sur la gestion des matières et déchets radioactifs (13/03/2012)
Un plan national sur la gestion des matières et des déchets radioactifs fait l'objet d'une consultation publique jusqu'au 22 mars, sur le site du ministère de l'Ecologie. Cet outil de travail, qui se base sur l'inventaire national des déchets radioactifs publié en 2009 par l'Andra et autres études, a pour objectif de dresser un bilan de la politique de gestion, d'évaluation des besoins et de détermination des objectifs à atteindre en la matière.Un décret et un arrêté seront ensuite publiés. 



Lyon continue à s'élever (13/03/2012)
Le maire de Lyon Gérard Collomb a officialisé hier le projet d'une nouvelle tour dans le quartier d'affaires de la Part-Dieu, qui s'élèvera à 160 mètres de hauteur et dont la construction devrait s'achever en 2017. Le portage financier de l'opération sera assuré par le groupe Vinci. La tour accueillera deux nouveaux hotels et 50 000 m² de bureaux. La « skyline » lyonnaise, dont les grandes hauteurs se limitaient il y a quelques années encore à l'historique tour « Crayon » (qui culmine à 165 mètres), s'est enrichie ces derniers temps de plusieurs gratte-ciels, achevés (tour Oxygène, 115 mètres) ou en projet (tour Incity, 200 m., Silex 2, 120 m., etc.). Source : 20minutes, édition Lyon. 



L'AMGVF demande la mise en œuvre du « Grenelle des ondes » (13/03/2012)
L'Association des maires des grandes villes de France (AMGVF) rappelle dans un communiqué que les maires ont « des pouvoirs très limités» sur l'implantation d'antennes relais pour la téléphonie mobile, et demande à l'Etat et aux opérateurs de respecter les préconisations définies par le « Grenelle des Ondes » organisé en 2009. Dans son communiqué, l'association estime que le déploiement du réseau du quatrième opérateur téléphonique français, Free, « constitue une bonne nouvelle pour l'économie nationale et pour les Français attachés à une offre mobile compétitive », mais que ce déploiement représente « un vrai casse-tête pour les élus locaux », lesquels doivent gérer à la fois les demandes des opérateurs et les inquiétudes des riverains. L'AMGVF « souligne que c'est à l'Etat d'assumer pleinement les conséquences » du développement du réseau de téléphonie mobile, et demande « la mise en œuvre dans les plus brefs délais » des préconisations suivantes, issues du « Grenelle des ondes » : - Organiser des réunions publiques d'information auprès des riverains, organisées par les opérateurs et présidées par un représentant de l'Etat ; - Assortir d'une simulation de l'exposition aux ondes électromagnétiques tout dossier d'implantation déposé en mairie par un opérateur - Engager une réflexion sur les « moyens d'imposer davantage de mutualisation aux opérateurs ». L'AMGVF organise un colloque sur le sujet le 4 avril prochain à Valence. 



Une certification environnementale progressive proposée aux entreprises du BTP (12/03/2012)
L'organisme de certification et de qualification Qualibat a mis au point une certification environnementale en deux étapes pour les entreprises du BTP déjà titulaires d'une qualification professionnelle ou d'une certification métier dans ce domaine. L'objectif de cette certification progressive est d'amener ces entreprises jusqu'à la norme de management environnemental ISO 14 001, si elles le souhaitent. Pour cela, elle se compose tout d'abord d'un palier « Engagement environnemental » dans lequel l'entreprise doit identifier l'impact environnemental de son activité, définir et lister les exigences légales et réglementaires qui lui sont imposées, et ceci au moins pour la gestion des déchets et des ressources naturelles. L'entreprise doit attester, du fait de la documentation en sa possession, avoir respecté ces pré-requis.Elle se compose ensuite d'un palier « Maîtrise environnementale » qui oblige l'entreprise à développer une politique et des engagements environnementaux qui porteront « notamment et obligatoirement » sur les déchets, les ressources et la maîtrise des nuisances des produits dangereux dans ses activités.Un audit à l'attribution et un audit de suivi annuel seront nécessaires.



Les vélos, interdits de Mont Saint-Michel (12/03/2012)
Colère et incompréhension, tels sont les sentiments de la Fédération des usagers de la bicyclette et de la Fédération française de cyclotourisme qui estiment que l'interdiction prochaine de l'accès des vélos au Mont Saint-Michel est illégale. En dépit de l'avis positif rendu par le syndicat mixte en charge du rétablissement du caractère maritime du mont, le préfet de Basse-Normandie et le maire du Mont Saint-Michel ont décidé d'interdire prochainement l'accès des vélos au rocher.Dès le transfert du parking actuel, situé au pied du rocher, à deux kilomètres de là, seules les navettes et les promeneurs seront ensuite habilités à rallier le mont via la digue-route.Une décision jugée contraire à la loi par les deux fédérations qui invoquent que « toute voie ouverte à la circulation publique doit être accessible aux cyclistes ».Elles proposent toutefois un compromis, avec des interdictions ciblées en fonction des périodes de l'année ou des travaux envisagés. 



Nitrates : Bayonne craint pour son port (12/03/2012)
Soutenue par plusieurs élus de communes environnantes, le maire de Bayonne a déposé un recours contentieux - après l'échec d'un recours gracieux - contre plusieurs arrêtés inter-préfectoraux autorisant le transit par le port de la ville de nitrate d'ammonium et son stockage en cas de besoin. D'après l'élu, les zones traversées pour ces transferts sont urbanisées, et exposent donc la population à un risque. Par ailleurs, il redoute qu'en cas de mauvaises conditions météorologiques le nitrate soit stocké temporairement à quai et cohabite avec d'autres substances dangereuses. Le recours gracieux ayant été rejeté, la ville de Bayonne a déposé un recours contentieux devant le tribunal administratif. 



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