La recherche imite les anguilles électriques
Des chercheurs ont démontré qu'il est possible de construire des cellules artificielles qui reproduisent le comportement électrique de l'anguille.
Certaines espèces de poissons possèdent des cellules électriques, appelées électroplaques ou électrocytes. Le mécanisme biologique qui permet de provoquer une décharge, de 500 à 600V de tension chez l'anguille et plusieurs ampères d'intensité, est comparable à celui des neurones.
L'arrivée d'un signal chimique déclenche l'ouverture de canaux très sélectifs dans une membrane cellulaire, qui entraîne l'arrivée d'ions de sodium et le départ d'ions de potassium. L'échange d'ions augmente la tension à travers la membrane, ce qui ouvre davantage de canaux. A partir d'un certain point, une réaction en chaîne se déclenche, provoquant une impulsion électriques qui voyage à travers les cellules.

Alors que les cellules nerveuses peuvent s'activer rapidement, mais avec relativement peu de puissance, les électrolytes ont un cycle plus lent, mais délivrent davantage de puissance pendant des périodes plus longues.
Des recherches menées par l'Université de Yale et l'Institut National américain de Standards et Technologie (NIST) ont permis de mettre au point une modélisation informatique complexe de ces cellules. Ces travaux ouvrent la voie à la création de futures cellules artificielles produisant du courant. Mieux, leur efficacité pourrait être sensiblement améliorée et offrir ainsi jusqu'à 40 % de puissance en plus par rapport à celles des anguilles.
Une telle technologie pourrait offrir une source d'alimentation à des implants médicaux et d'autres dispositifs miniatures, pensent les chercheurs. En principe, des couches de cellules empilées dans un cube d'un peu plus de 4 mm de côté pourraient ainsi fournir une puissance de sortie d'environ 300 microwatts.
Les résultats de ces recherches ont été publiés dans la revue Nature Nanotechnology.
PECHouse : un projet de cellule à l'hydrogène solaire
S'il n'est pas encore une source d'énergie utilisable à proprement parler, l'hydrogène présente néanmoins un intérêt capital comme moyen de stockage. Cependant, la principale difficulté actuelle est de pouvoir le produire de manière "verte".
L'Ecole polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL) s'est lancée récemment dans la mise au point d'une cellule photoélectrochimique (PEC en anglais) capable décomposer l'eau en hydrogène et oxygène à la surface même des électrodes. Contrairement aux systèmes actuels, qui consistent à associer une cellule solaire avec un électrolyseur, les PEC ont comme principal défaut leur faible efficacité. Néanmoins, l'EPFL espère accéder à des rendements de l'ordre de 4,5% en 2009 et 7% en 2011.[BRK1]
Le projet est coordonné par le Centre de l'Energie de l'EPFL et piloté par le Laboratoire de Photonique et d'Interfaces dirigé par le Professeur Michael Grätzel, inventeur des cellules solaires du même nom qui s'inspirent de la photosynthèse des plantes pour convertir l'énergie solaire en électricité. Ces travaux s'inscrivent dans la continuité de ceux effectués à la fin des années 90 en collaboration avec les professeurs Jan Augustynski à Genève et Gion Calzaferri à Berne et qui avaient permis la construction d'une "cellule-tandem" photoélectrochimique dont les résultats étaient prometteurs. Cette cellule associait un semi-conducteur avec une cellule à colorant, ce qui permettait d'augmenter l'apport électrique nécessaire à la réaction de dissociation de l'eau.
Le nouveau projet, intitulé PECHouse, va tenter d'améliorer ce dispositif en mettant au point des matériaux plus stables. En effet, le principal obstacle au développement de ce type de cellules est de trouver des matériaux qui résistent à la corrosion tout en conservant un prix abordable. Doté d'une enveloppe d'environ 3,1 millions d'euros, PECHouse est soutenu par l'Office fédéral de l'Energie et pourra bénéficier de l'expertise et des compétences de l'EMPA, le laboratoire fédéral dédié aux matériaux.
BE Suisse numéro 19 (6/10/2008) - Ambassade de France en Suisse / ADIT - http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/56175.htm[BRK2]
L'isolation : point chaud de la loi Grenelle 1
A partir d'aujourd'hui, les députés doivent débattre du projet de loi mettant en oeuvre le Grenelle de l'environnement.
Un an après la tenue des réunions du Grenelle de l'Environnement, les députés examineront les 50 articles et le millier d'amendements issus des 273 engagements du Grenelle. Avec en ligne de mire trois objectifs généraux : d'ici 2020, réduire de 20% les émissions de gaz à effet de serre, améliorer l'efficacité énergétique de 20% et fournir une part de 20% d'énergies renouvelables dans le bouquet énergétique.
Si la plupart des commentateurs estime qu'un consensus pourrait se dégager des discussions, un amendement en particulier jette le froid sur la question de l'efficacité des bâtiments.
Le texte initial prévoit de fixer à 50 kWh par m² la consommation d'énergie primaire que devront présenter les bâtiments neufs à l'horizon 2012.
Patrick Ollier, président UMP de la commission des affaires économiques de l'Assemblée nationale, propose d'assouplir cette disposition : "pour les énergies qui présentent un bilan avantageux en termes d'émissions de gaz à effet de serre, ce seuil sera relevé à raison inverse des émissions de gaz à effet de serre générées par l'énergie utilisée."
La norme serait donc fixée selon le taux d'émission des gaz à effet de serre, plutôt qu'en fonction d'une stricte réduction de la consommation énergétique.
Pour le collectif Effinergie, qui promeut la construction à basse consommation, cette nouvelle disposition modifie purement et simplement l'objectif du texte. Elle "pourrait se traduire dans les faits par un seuil de consommation d'énergie de 140% plus élevé que celui proposé" initialement. Selon le collectif, cet amendement permettrait de construire des bâtiments neufs équipés de chauffage électrique, en réduisant les exigences en termes d'isolation.
Le vote solennel des députés est prévu pour le 15-16 octobre, celui des sénateurs pour décembre. Suivra l'examen du texte Grenelle II, qui traduira en mesures concrètes les décisions du Grenelle.
Le Vatican, 1er Etat à compenser ses émissions de CO2
Le Vatican a commencé l'installation de ses premiers panneaux solaires sur le toit de la Salle d'audience papale.
Les 2 400 panneaux solaires et onduleurs d'une valeur de près d'1,5 million de dollars (1,10 millions d'euros) ont une durée de fonctionnement de 25 ans.
Le système solaire qui fait l'objet d'un don de la société allemande SolarWorld produira suffisamment d'électricité et d'eau chaude pour l'ensemble des bâtiments. En parallèle, la cité du Vatican a également acheté un terrain en Hongrie, afin d'y planter des arbres. Par conséquent, le Saint-Siège deviendra le premier Etat au monde - d'une superficie de 44 hectares - à compenser complètement l'ensemble de ses émissions de CO2.[BRK1]
"Cette centrale solaire évitera le rejet de 210 tonnes de dioxyde de carbone, soit l'équivalent de 70 tonnes de pétrole", a déclaré Andre Koekenhoff, l'un des responsables de la société installatrice Thermovolt.
Le Pape Benoît XVI a fait de la conservation des ressources terrestres, une préoccupation importante de son pontificat. "Ceux qui détruisent l'environnement sont aussi de grands pécheurs", avait déclaré le Cardinal Raffaele Martino. "C'est une grande insulte à Dieu", avait-t-il affirmé.[BRK2]
Vergnet pourrait installer 120 éoliennes en Ethiopie
Le groupe éolien Vergnet a confirmé être actuellement en discussion avec l'Ethiopie en vue de la vente et de l'installation de 120 éoliennes.
Suite à la publication d’un article des Echos paru le 6 octobre 2008, le groupe Vergnet a tenu à confirmer l'information par voie de communiqué : un contrat est bel et bien en vue avec la compagnie nationale éthiopienne d'électricité EEPCO.
"Ce contrat pourrait porter sur la vente et l’installation de 120 éoliennes de 1 MW en 3 ans pour un montant de plus de 200 M€" écrit Vergnet.
"De par son ampleur, il constituerait non seulement le plus important contrat jamais signé par Vergnet mais également le contrat le plus important jamais signé entre la France et l’Ethiopie" se félicite le groupe.
Fin juillet 2008, Vergnet avait mis en service avec succès son éolienne de haute puissance, la GEV HP de 1 MW. Selon la société, c'est cette éolienne qui aurait attiré l'attention de EEPCO : elle répond à des conditions de 'Farwind", à savoir un fonctionnement dans de vastes zones où les infrastructures et les moyens logistiques réduits ne permettent pas l’installation d’éoliennes conventionnelles.
Essentiellement constitué de hauts plateaux ventés, le pays possède un environnement très favorable au développement de l’éolien, note Vergnet. Le pays cherche à diversifier ses sources d'énergie et accroître son indépendance énergétique pour faire face à la hausse de sa demande intérieure. A terme, L'Ethiopie souhaite devenir un pourvoyeur d’électricité pour les pays limitrophes.
4 projets de solaire intégré pour Aérowatt
Le producteur d'énergie renouvelable Aérowatt poursuit son développement dans le solaire, en menant 4 projets de centrales intégrées au bâti, pour une capacité totale de 5,4 MWc.
Ces quatre sites, dont la livraison est prévue pour le troisième trimestre 2009, viendront renforcer la capacité de production solaire d’Aérowatt, et contribuer à son objectif de 50 MWc pour compte propre à l’horizon fin 2013.
D’après Jérôme Billerey, Président d’Aérowatt, « la mise en place d’un tarif réglementé, garanti sur 20 ans, permet d’envisager des investissements de long terme dans cette filière prometteuse. En complément de notre implantation en Outre-Mer, nous avons choisi d’intervenir en France métropolitaine principalement dans l’intégration de générateurs solaires en toiture, en travaillant en étroite collaboration avec les maîtres d’ouvrages de bâtiments industriels et commerciaux. En Outre-Mer, nous intervenons aussi sur des installations en surimposition et au sol, en particulier sur nos sites éoliens afin de constituer des centrales mixtes éoliennes / solaires. »
Ces chantiers de 5,4 MWc seront exploités pour compte propre. La société précise que l'approvisionnement en modules de silicium cristallin a été sécurisé auprès des constructeurs.
- Le premier projet, prévu d’être réalisé en partenariat avec un acteur de la promotion immobilière, est la construction d’une toiture intégrée sur un centre commercial de 30 000 m² à Orange dans le Vaucluse. La centrale aura une puissance de 2 500 kWc et produira 2,7 GWh, soit l’équivalent des besoins en électricité de 3 000 habitants.
- Le groupe de transport Alloin a confié à Aérowatt l’étude, en vue de l’installation de deux centrales en toiture, sur ses sites de Bourges et Saint–Etienne, d’une capacité totale de 1 000 kWc, à l’occasion de la construction de deux quais de chargement. Ces bâtiments font l’objet d’une conception architecturale originale permettant d’optimiser l’installation des modules solaires et leur production d’énergie sans impacter les fonctions industrielles du site.
- La coopérative Vinipolis de Florensac dans l’Hérault a conclu un accord avec Aérowatt, dans le cadre de la rénovation de sa toiture qui intègrera une centrale solaire de 4 000 m2, soit une puissance de 400 kWc.
- Enfin, à la Réunion, une « ombrière » sera construite sur le complexe de karting de Sainte Anne (parking, piste, tribunes,…) ; cette centrale, d’une puissance de 1 500 kWc sera adaptée aux multiples contraintes du site.
Intervenant comme maître d’ouvrage dans la réalisation des toitures et donc comme opérateur global vis-à-vis des propriétaires ou des promoteurs, Aérowatt a négocié un partenariat lui permettant de bénéficier d’une garantie décennale et d’une assurance responsabilité civile constructeur pour l’ensemble de ses installations intégrées au bâti. Cette démarche lui permet de sécuriser les maîtres d’ouvrage.
MAN Diesel équipe 6 centrales Diesel pour EDF
Le groupe allemand MAN Diesel a remporté un contrat pour la construction de 6 centrales électriques alimentées au Diesel. Elles seront construites pour le compte d'EDF en Réunion, en Guadeloupe, en Martinique, en Guyane française et en Corse.
Sur un volume total de 1,3 milliard d'euros, le groupe allemand bénéficie de 750 millions d'euros.
Le contrat comprend la livraison de 54 moteurs diesel 18V48/60, pour une puissance de 1 025 MW. L'équivalent des besoins électriques de base d'un million de foyers, affirme MAN Diesel. Chaque moteur offre une puissance de 18,5 MW, soit 25 100 Ch, et pèse 375 tonnes. Les deux plus grosses centrales, à la Réunion et en Guadeloupe, seront équipées de 12 de ces moteurs.
Les 54 moteurs seront assemblés à St Nazaire, renforçant la présence de MAN Diesel en France. Dans un communiqué, le groupe estime répondre aux exigences d'EDF en termes de consommation de carburant, de bruit et d'émissions de gaz d'échappement.
Les 6 centrales entreront en service entre 2010 et 2012. Les groupes Eiffage et Clemessy sont associés à la construction et à l'équipement électrique.
La chaleur des égouts, un potentiel inexploité
Face aux prix élevés du mazout, la Suisse se penche sur ses égoûts. Equipés de pompes à chaleur, ils seraient susceptibles de répondre aux besoins en eau chaude de 600 000 habitants, soit 2,12 tWh par an.
L'utilisation de l'énergie thermique en provenance des eaux usées communales pour le chauffage des bâtiments et l'eau chaude sanitaire offre un potentiel économique non négligeable, estime une étude de l'Office fédéral de l'Energie (OFEN). Mais la rentabilité de tels équipements n'est pas assurée pour autant. Pour l'OFEN, elle dépendrait fortement des circonstances locales et de diverses conditions cadres externes.
"A ce jour, il apparaît difficile d'évaluer le potentiel économique réalisable" avoue l'Office fédéral, qui relève que "seule une infirme partie de ce potentiel est exploitée à ce jour."
Parmi les obstacles mis en évidence, l'OFEN pointe notamment les coûts imprévisibles du mazout, l'approvisionnement existant en énergie et le manque d'initiateurs de réseaux de chaleur.
Selon l'étude, une taxe CO2 variable qui maintiendrait à long terme le coût des agents énergétiques fossiles à un certain niveau seuil constituerait une mesure de promotion politique importante. Ainsi les investisseurs auraient des conditions-cadres largement prévisibles.
Une autre mesure de promotion envisageable serait de définir des priorités dans le plan directeur Energie des cantons en faveur de l'utilisation des rejets de chaleur et des énergies renouvelables selon les conditions locales.
En guise de conclusion, les auteurs de l'étude indiquent que la tendance aux bâtiments toujours mieux isolés et la baisse des densités thermiques qui en résulte affaiblissent la rentabilité des réseaux de chaleur en général alors que l'évolution générale (hausse des prix du pétrole, taxe CO2, obligation de raccordement ou rétribution de l'injection) favorise plutôt l'utilisation de la chaleur des eaux usées.
Editée par l'Office fédéral de l'énergie (OFEN), l'étude « Abwasserwärmenutzung : Potenzial, Wirtschaftlichkeit und Förderung » (utilisation des rejets de chaleur : potentiel, rentabilité et promotion) est disponible en allemand avec un résumé en français.
Podium : un écran LED de 100 mètres de haut à Dubaï
Des tours surprenantes sont imaginés (et parfois construites) à Dubaï. La dernière en date se nomme "Podium", un édifice impressionnant imaginé par le groupe Tameer et conçu pour accueillir le plus grand écran à LED au monde dans le district de Majan.
Du jamais vu ! La façade bénéficiera d'un écran LED de 100 mètres de hauteur visible à une distance d'1,5 kilomètres.
La façade incurvée adossée à la tour d'affaires de 33 étages constituera sans nulle doute un puissant moyen de communication : publicité, messages, art ... Un verre teinté hautement réfléchissant sera utilisé pour obtenir une bonne qualité visuelle. En période d'inactivité l'immense écran émettra une lueur bleuâtre.[BRK1]
L'immeuble sera certifié LEED Argent.
[BRK2]
Mondial de l'auto 2008 : Venturi Eclectic électrique
Venturi Automobiles a lancé une étude d’implantation d’un site d’assemblage de véhicules électriques dans la zone Ouest Park près de Sablé-sur-Sarthe.
Cette usine qui répondra à des critères environnementaux stricts assemblera le tout nouveau véhicule urbain électrique connu sous le nom de Venturi Eclectic. Ce dernier est présenté en ce moment même au Mondial de l'Automobile. La mise en service du site est planifiée pour octobre 2009 et devrait employer environ 80 personnes.[BRK1]
Selon la firme "le choix de Venturi de se positionner sur cette région est d’une part historique, la marque ayant été créée dans les Pays de Loire en 1984, et d’autre part logistique et pratique du fait de la proximité de nombreux fournisseurs du secteur automobile".
L'Eclectic est un véhicule urbain de trois places, d'une autonomie de 80 km qui devrait conquérir en premier lieu le marché des collectivités. Le premier exemplaire doit être commercialisé début 2010 à un prix se situant aux alentours des 15 000 euros, batteries comprises (hors aides de l'Etat).

En options, il est possible d'installer :
- un pack batteries lithium de 7 kWh.
- d'un toit solaire de 0,8 m2 recouvert de cellules photovoltaïques (soit 72 watts et 14 % de rendement). L'apport solaire moyen demeure de 2km par jour.
- d'une éolienne de 300W. Apport éolien moyen (en régions ventées) de 13 km par jour.
L'autonomie du véhicule électrique avec les batteries seules est de 50 km pour une vitesse maximale de 45 km/h et d'un poids à vide de 390 kg.
[BRK2]
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