Comptes de mi-saison : histoires sans fin
Sincèrement, il m?était complètement sorti de l?esprit de ponctuer cette série d?impression de mi-saison. A croire qu?ils n?en valaient pas la peine, et pourtant. Valeurs rares, pépites à lustrer jusqu?à polir, que peut-on dire d?eux, si ce n?est qu?ils sont nos heureuses et surprenantes satisfactions. A eux seuls, ils ne peuvent évidemment masquer la colonie des ratés de mi-chemin, mais à quatre ils reforment le quatuor des mousquetaires sur lequel on peut compter cette saison.
Comptes de mi-saison : histoires du verre à moitié plein ou à moitié vide
Un peu à l?image de cette bouteille de whisky qui traîne sur la table son devenir. A la vue, elle paraît bien entamée, et toujours pleine à la fois. Ces joueurs-là sont comme ça : pas d?espoir pour eux dans les satisfécits de mi-saison, et les rétrograder dans le bas étage, trop sévère. Ils voguent alors leurs galères dans des eaux encore trop troubles. On les attendait ailleurs qu?ici, et ils sont bien là. A sauver un honneur peu glorieux. A mi-chemin entre une moitié de saison ratée ou banale. Au choix.
Comptes de mi-saison : histoires à dormir debout
Ils étaient sept (huit à la fin) venus écrire le conte de cette saison qui s?annonçait des plus fabuleuses. La précédente avait amené son lot d?espoirs. Ses Merlins enchanteurs – faiseurs d?équipe – avaient feuilleté deux grimoires poussiéreux et trouvé la formule : une feuille de trèfle de stabilité (très rare dans notre citée, sauf en ce qui concerne ses dirigeants), une plume de perdreau pour le pari et la nouveauté, et l?incontournable bave de crapaud nécessaire à la réussite de la potion. Abracadabra, on ferme les yeux, et la magie s?opère. Le conte s?ouvre, il ensorcelle.
Nous nous réveillons (doucement)
C?était, il y a presque deux mois, le dernier article mis fissa, comme pour se débarrasser d?un fardeau devenu bien pesant en ces temps-là. On commençait à ne plus avoir de nouvelles des autres, et même de notre Maître Yoda que la force avait sûrement abandonné – c?est dire. En plus, l?OM (quoi ? hein ? qui ?) n?avait pas bonne santé. Trop mal pour s?y attarder ici. Est-ce à dire qu?il va mieux maintenant ? [Mieux qu?avant oui. Mieux, aujourd?hui, on croise les doigts en l?écrivant. Arpathé clos].
Et cinq mois plus tard...
LA CONFRONTATION de ce soir estd?abord un symbole. Celui d?une Ligue 1qui se cherche et peine toujours à trouverun adversaire à l?OL. Ses affiches ne sontdonc pas pléthoriques. Aussi, parce queMetz-Nancy, le derby de l?Est, fait craindredes incidents et que Lyon - Paris-SG n?auralieu que demain, ce Sochaux-Marseille estcensé nous allécher.
Marseille veut s?échapper
ADEPTE ÉTERNEL du paradoxe,l?Olympique de Marseille, dix-septièmeen Ligue 1, s?avance ce soir entant que leader de son groupe enLigue des champions, avec la possibilitéde faire un grand pas vers laqualification en huitièmes de finale.Au moment du tirage au sort,l?enchaînement des deux rencontresface à Porto paraissait le moment clépour le destin de Marseille dans cegroupe. On imaginait ces matchescomme l?affrontement des deuxdauphins présumés de Liverpool,logique favori. La victoire de l?OM(1-0) à Anfield éclaire ce double rendez-vous avec les Portugais d?un journouveau.
Une fois encore...
Au fait, vous, là, oui, vous ; z?avez misé combien sur ce bout d?OM qui, à Anfield, devait traîner sa misère. Pas beaucoup. Je suppose. Comme l?auteur de ces lignes. En fait, en lisant ce que presse écrivit ce matin – toujours dans les vapes après la déroute Lyonnaise, eux les Lyonnais – il fallait deviner que si les Reds nous enfilaient un, ce serait déjà un miracle pour nous-mêmes. S?ils mettaient deux : logique de la loi sportive, on s?incline devant. Un nul, n?y pensons, mais rêvons seulement.
Tête(s) qui tombe(nt)
On peut le dire, ça y est, là. On la tient la tête à Bébert. Elle ne tenait plus que sur un fil, et qu?une mi-temps vient de détacher, sans douleur. C?est fini ? Peut-être. A l?issue de 45 pénibles minutes que votre suiveur n?a pu suivre jusqu?à son terme, il pense que l?hallali a sonné les derniers instants du règne d?Emon. Quel règne, enfin ? Celui d?un entraîneur à la plaisanterie facile, et à l?enthousiasme entraînant. Ou celui de l?homme serpillère qui n?aura fait qu?exécuter les ordres venus d?en haut, d?en bas, et de partout, sauf les siens.
Histoire de tête
En relevant ce soir sa tête de la boue, l?OM fait décidément double coup en épargnant la tête de son entraîneur, et en s?emparant de la tête d?un classement des plus anecdotiques. Une histoire de tête, on vous dit – qui surtout se jouait dans leurs têtes à eux, les Marseillais. C?était les suivre étonnamment pendant neufs premières minutes pleines d?entrain, marquées par une soucieuse conscience de ne pas mal faire. Le public, dans sa masse la plus minime (quoi ! ils étaient dix mille et plus à ne pas être là) avait la tête ailleurs. Sûrement à bouder. La tête à la grimace ; pour une équipe qui lui aura fait consommé les dolipranes. En masse.
Rien que du classique
Un dimanche où un classico doit faire péter l?audience et aguicher le footeux tout chic, tout genre de Canal + n?est forcément pas un dimanche normal. Et pourtant, on regarde le ciel, on clique partout sur la toile, et le même ennui, la même impression de lourdeur qui envahissent, partout. Le gratin du foot, du spectacle, du ciné et même de la France politique – d?ailleurs reste-t-il encore assez de salive au porteur de micro de Canal après sa lèche dégoulinante à notre Président – réuni en ce Parc où des princes devaient faire reluire ce que le foot a de plus beau. Au final, on reste avec ça sous les doigts. Un PSG – OM. Un 1-1 partout. Un nul, à n?en point douter. Un vrai. Deux vrais.
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