Noël en famille : "dégrinchez"-vous !
Autour du chapon, il faut composer. Dans une ambiance survoltée, notre comportement peut être la goutte qui fait déborder la coupe. Michel Lejoyeux, professeur de psychiatrie et auteur de Changer? en mieux (1), décrypte nos petits excès et livre des conseils pour un banquet vraiment enchanté. Interview.
Tendance « perfectionniste »
Cette année, c?est vous qui recevez. Dès le 1er décembre, vous avez confectionné votre liste de courses par ordre d?apparition des magasins sur le périph?. Le 22 décembre, vous la rayez ligne après ligne : les légumes à Rungis, la bûche, chez Fauchon. Et le foie gras, commandé il y a deux mois, chez votre boucher-charcutier. Le 23, vous testez les plats du réveillon sur votre entourage « cobaye ». Ainsi, le 24, vous rectifiez l?assaisonnement et ajustez le temps de cuisson, avant de dresser la table. Vous réalisez, comme à chaque fois, un sans-faute. Et tout le monde se pâme devant la bûche.
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Laissons nos enfants nous décevoir...
Ils ont beau être la chair de notre chair, ils sont parfois de vrais crève-c?ur... et c?est tant mieux, affirme Maryse Vaillant dans Etre mère : mission impossible ? (1). D?après la psychologue, être déçu par sa progéniture est une épreuve nécessaire pour accepter l?enfant dans sa singularité. On en prend note et on s?en souviendra le jour de la rentrée !
Flemmard, cancre, menteur, fumeur sapeur... Notre poupon merveilleux a grandi, pas toujours à la hauteur de nos espérances. En finir avec l?enfant idéal, c?est grave, docteur ? Avec intelligence et bienveillance, la psychologue Maryse Vailllant s?en réjouit plutôt pour nous ! Avant-goût des déceptions à venir, et de la parade à prévoir. Un jour ou l?autre, on est forcément déçue parce que...
... C?est pas un intello
Notre futur chirurgien commence à donner des signes de fatigue dès le CM1 ? La blessure narcissique peut être très rude : « Être une bonne mère en 2011, c?est, avant tout, avoir un enfant bon élève, explique Maryse Vaillant. Alors que jadis, bien éduquer son enfant consistait davantage à lui transmettre des valeurs comme la politesse, le sens de l?effort... L?enfant qui ne réussit pas en classe est vécu très douloureusement par les mères aujourd?hui, et pour cause : la déception et la souffrance sont actées, sous le regard des autres parents. On est très tôt dans un système concurrentiel impitoyable, où l?enfant est soumis à une norme ...
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C'est décidé, je délègue !
Inscrire les enfants au taekwondo, foncer au pressing avant le yoga après la manucure, penser aux vaccins de Droopy et au dîner chez les Dupré, trouver deux heures pour monter les étagères... stop ! Pour une rentrée sans stress, on s?allège la vie, on pratique le lâcher-prise et on se fait aider. Mode d?emploi en six points avec l?avis d?experts.
Longtemps, il y a eu le « petit miracle des femmes françaises ». Un taux d?activité parmi les plus élevés d?Europe. Et un taux de natalité écrasant tous les autres. Une exception culturelle. Pourtant, aujourd?hui, le mythe (tenace) de la working girl assurant sur tous les plans bat de l?aile. Au bord de la saturation, les femmes disent stop. Et lorgnent de plus en plus de l?autre côté de l?Atlantique, où leurs cons?urs ont décidé depuis longtemps d?investir dans les services pour « busy mums ». Les femmes d?affaires que nous avons rencontrées pour ce dossier l?affirment : toutes ont appris à déléguer leur vie personnelle. Elles ne font plus les courses, plus le dîner non plus. Ont même accepté de confier à d?autres le soin de gérer leurs papiers administratifs, ou encore de les habiller. Elles y ont gagné l?essentiel : plus de disponibilité pour les enfants. Plus de concentration, de réflexion, de créativité au travail. Et plus de temps pour s?occuper d?elles, aussi, dans un monde professionnel où leur image joue un rôle de plus en plus important. Comme l?affirme la coach Éléna Fourès : impossible de ...
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Ma copine célibataire me tape sur les nerfs...
On a toutes une amie fraîchement séparée dont on se dit qu?il serait gentil de l?inviter quelques jours cet été. Une bonne action qui n?a rien d?une corvée : tout le monde l?adore, il fait beau, la villa est sympa... Les vacances s?annoncent bien. Et pourtant, très rapidement, elle nous agace prodigieusement. Pas de panique, tout s?explique.
Quand elle est là, notre homme se sent pousser une auréole
Bien su?r, on parle beaucoup d?elle, de la trai?trise de son ex, de celle des hommes en ge?ne?ral... Et pour peu qu?elle ait rencontre? une s?ur d?infortune au di?ner auquel on l?entrai?ne, la conversation prend vite un tour obsessionnel. Laissant un peu sur la touche les be?tes couples sans histoires... Passe encore ! Apre?s tout, elle est en convalescence et a besoin d?attention. Mais c?est la mine de notre cher et tendre qui pourrait nous agacer assez vite... Un peu matoise, un peu fie?rote, fac?on je-suis-un-saint-tu-en-as-de-la-chance-au-fond ! Ou comment, par simple effet de comparaison avec la vilenie du ma?le moyen, un mari ordinaire vire au he?ros sans reproche du conjungo... Il veut une me?daille, c?est c?a ? On voit encore plus rouge quand le me?me individu, qui jamais n?a manifeste? le moindre inte?re?t pour les questions psy, se mue en confident infatigable de la pauvre esseule?e...
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Manuel de survie pour néocélibataires
Le célibat, vous n?y pensiez plus. Jusqu?à ce que votre couple vole en éclats. Vous voilà avec un ego à rebooster, une vie intime à réinventer... et plus de mode d?emploi. Comment reprendre les rênes sans se laisser désarçonner par l?entourage ? Que faire des nouveaux codes du dating version 2011 ? Âmes sensibles s?aguerrir.
Le pire est derrière vous : des mois, voire des années, de mésentente conjugale, guerre froide ou disputes franches, soldés par une séparation ou un divorce, le déménagement dans un nouvel appartement (plus petit) et la garde alternée des enfants. Le meilleur serait-il devant vous ? Pas sûr. Car vous qui vous êtes endormie compagne casée, sécurisée par la chaleur du foyer, la présence rassurante d?un homme, même bancal, et le train-train quotidien, vous vous réveillez un matin dans la peau d?une célibataire. Or, le célibat, vous en avez de vagues souvenirs joyeux du temps de votre folle jeunesse... Autant vous prévenir tout de suite : ça n?est pas tout à fait la même chose quand on a 35 ans et plus, qu?on est divorcée, mère de deux enfants. Petite remise à niveau et bons conseils.
La pression sociale ne tarde pas à se faire sentir
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Plus belle leur vie
Incroyable ! Pendant qu?on croule sous le travail, les enfants, les tâches ingrates du quotidien, nos géniteurs chéris profitent de leur âge d?or à un train d?enfer ! A eux les vacances imprévues, le shopping sans complexes, les loisirs accaparants : pas d?états d?âme. On (en) rêve ! État des lieux... Pour se sentir moins seule.
On connaissait le phénomène des grands-parents indignes, jamais disponibles à cause de leurs multiples hobbies. La tension monte d?un cran entre enfants bientôt quadras et géniteurs portant très jeune leur soixantaine. Plus riches, plus libres et plus beaux (ils ont le temps de s?entretenir !) que leurs rejetons couverts d?enfants, de boulot, voire de dettes immobilières, ils ont la belle vie. Trop, aux yeux d?une génération un brin morose qui ne peut s?empêcher d?être jalouse ? Selon l?Insee, la courbe du bonheur serait à son acmé entre 65 et 70 ans... Agaçant, non ? Surtout que ces aînés outrageusement hédonistes semblent prendre un nouveau et malin plaisir à exhiber leurs frasques... « On assiste à un paradoxe intéressant avec les premiers boomers retraités, commente le sociologue Éric Donfu, auteur de Oh ! Mamie boom ! (1) : ce sont les quadras qui sont popotes - cela passe par l?engouement pour la cuisine, les loisirs ou les voyages avec les enfants... - et valorisent la norme familiale , quand leurs parents revendiquent le droit à l?aventure et à la liberté ! » 41 % des Français pensent d?ailleurs que les ...
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Mère Mao contre mère Dolto
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Sept femmes au bord de la crise de nerfs
Elles sont amoureuses, en couple depuis des années, mais les petites manies de l?homme de leur vie les poussent à bout. Florilège de péchés pas si mignons qui pimentent un peu trop le quotidien...
Michèle, 68 ans, mariée depuis trente-neuf ans, « Ses blagues douteuses »
Passable : « Son goût prononcé pour les charentaises. Plus elles sont vieilles, trouées, râpées, usées..., mieux c?est. Quand elles ne sont pas à ses pieds, elles sont soigneusement rangées devant l?escalier, en plein milieu du passage et à la vue de tous. »
Limite : « Cette habitude qu?il a de systématiquement commenter les JT en direct. Impossible d?entendre, puisque sa voix et ses commentaires couvrent tout ! Ça fait un peu vieux réac. »
Inadmissible : « Ce besoin perpétuel de faire en public quelques blagues douteuses, de celles qui ne font rire que lui. »
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mme figaro - beauté