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Le téléphone portable pourrait bientôt être autorisé dans les avions
Plusieurs compagnies aériennes testent depuis un certain temps la possibilité d'autoriser l'utilisation des téléphones portable durant les trajets en ciel.
La compagnie aérienne Shenzhen Airlines va donner la possibilité à ses passagers d'utiliser leur portable pendant les vols.
Le service, assuré par OnAir spécialisé dans ce genre de prestation, permettra aux passagers de passer et de recevoir des appels ainsi que des SMS.
Le dispositif sera mis en place à partir de 2009. Mais un premier test sera effectué sur trois appareils de la compagnie, pendant les Jeux olympiques de 2008, à Pékin. Le service OnAir est déjà à l'essai sur plusieurs appareils de compagnies européennes. Air France par exemple le teste depuis juillet sur un Airbus A318.
Le service, assuré par OnAir spécialisé dans ce genre de prestation, permettra aux passagers de passer et de recevoir des appels ainsi que des SMS.
Le dispositif sera mis en place à partir de 2009. Mais un premier test sera effectué sur trois appareils de la compagnie, pendant les Jeux olympiques de 2008, à Pékin. Le service OnAir est déjà à l'essai sur plusieurs appareils de compagnies européennes. Air France par exemple le teste depuis juillet sur un Airbus A318.
Relations sino-chinoise et le bon voisinage des frères ennemis
Arrivée à Taipei du premier vol régulier entre la Chine et Taïwan, ce jour du 4 juillet 2008 est historique pour la navigation aérienne chinoise; l'aéroport de Taoyuan a accueilli un avion A330-300 de China Southern Airlines.
Le premier vol direct régulier entre la Chine et Taïwan depuis 1949 s'est posé vendredi à Taïpei, symbolisant le réchauffement des relations entre l'île nationaliste et le continent après des décennies de tensions. L'Airbus A330 de la compagnie China Southern Airlines en provenance de Canton (sud) a atterri à 08H05 locales (00H05 GMT) à l'aéroport de Taoyuan avec 258 passagers à son bord, dont une centaine de touristes chinois, après un vol d'une heure et 40 minutes. Un deuxième vol de la compagnie Xiamen Airlines s'est posé une demie heure plus tard à Taipei avec 202 passagers dont 109 touristes chinois.
Depuis 2003, seuls quelques vols, à l'occasion de fêtes nationales, avaient été jusque-là autorisés. L'établissement de vols réguliers, annoncée le 13 juin à Pékin, concrétise une promesse de campagne du nouveau président de Taïwan, Ma Ying-jeou, partisan d'un rapprochement avec la Chine communiste. "C'est un moment sacré. Ceux qui vivent de chaque côté du détroit de Taïwan sont comme les membres d'une même famille. Survoler le détroit pour se rendre à Taïwan, c'est comme revenir à la maison. Cela fait du bien", s'est félicité le président de China Airlines, Liu Shaoyong. Plus de 700 Chinois devaient rallier Taipei depuis notamment Pekin, Shanghai, Canton. Des voyageurs taïwanais devaient également s'envoler pour la Chine depuis plusieurs aéroports de l'île. "C'était mon rêve de visiter Taïwan et il est exaucé aujourd'hui", a déclaré l'un des touristes, Shi Anwei, à l'agence officielle Chine nouvelle avant de décoller de Canton. "J'étais trop surexcité pour m'endormir cette nuit", a-t-il dit. Les autorités taïwanaises avaient déroulé le tapis rouge et prévu des festivités traditionnelles pour accueillir leurs hôtes. Réciproquement, un vol de la compagnie China Airlines a décollé à 07H30 avec 297 touristes taïwanais en direction de Shanghai. Huit autres vols sont programmés vers Pékin, Canton et Xiamen (sud-est). Plusieurs de ces villes comptent une importante communauté d'affaires taïwanaise. Au total, 36 vols allers et retours hebdomadaires (lundi au vendredi) sont prévus. Les liaisons directes entre les deux parties avaient été interrompues depuis la fin de la guerre civile en 1949.
Les Taïwanais qui souhaitaient se rendre sur le continent devaient transiter par un pays tiers ou Hong Kong. L'atmosphère entre Taïwan et la Chine s'est réchauffée depuis l'arrivée au pouvoir en mai du président Ma, qui s'était engagé à améliorer les relations avec Pékin. A la mi-juin, lors des premières discussions directes entre la Chine et Taïwan depuis 1995, leurs émissaires avaient signé à Pékin des accords prévoyant la mise en place des vols réguliers entre leurs territoires ainsi qu'un plus grand accès de l'île aux touristes chinois. La Chine est le premier partenaire économique de Taïwan, avec un volume d'échanges l'an dernier de 102 milliards en dollars. Les communistes chinois, qui ont chassé le gouvernement nationaliste du Kuomintang vers Taïwan en 1949, considèrent l'île comme partie intégrante de la Chine et ont menacé d'intervenir militairement si ce territoire déclarait son indépendance.
Depuis 2003, seuls quelques vols, à l'occasion de fêtes nationales, avaient été jusque-là autorisés. L'établissement de vols réguliers, annoncée le 13 juin à Pékin, concrétise une promesse de campagne du nouveau président de Taïwan, Ma Ying-jeou, partisan d'un rapprochement avec la Chine communiste. "C'est un moment sacré. Ceux qui vivent de chaque côté du détroit de Taïwan sont comme les membres d'une même famille. Survoler le détroit pour se rendre à Taïwan, c'est comme revenir à la maison. Cela fait du bien", s'est félicité le président de China Airlines, Liu Shaoyong. Plus de 700 Chinois devaient rallier Taipei depuis notamment Pekin, Shanghai, Canton. Des voyageurs taïwanais devaient également s'envoler pour la Chine depuis plusieurs aéroports de l'île. "C'était mon rêve de visiter Taïwan et il est exaucé aujourd'hui", a déclaré l'un des touristes, Shi Anwei, à l'agence officielle Chine nouvelle avant de décoller de Canton. "J'étais trop surexcité pour m'endormir cette nuit", a-t-il dit. Les autorités taïwanaises avaient déroulé le tapis rouge et prévu des festivités traditionnelles pour accueillir leurs hôtes. Réciproquement, un vol de la compagnie China Airlines a décollé à 07H30 avec 297 touristes taïwanais en direction de Shanghai. Huit autres vols sont programmés vers Pékin, Canton et Xiamen (sud-est). Plusieurs de ces villes comptent une importante communauté d'affaires taïwanaise. Au total, 36 vols allers et retours hebdomadaires (lundi au vendredi) sont prévus. Les liaisons directes entre les deux parties avaient été interrompues depuis la fin de la guerre civile en 1949.
Les Taïwanais qui souhaitaient se rendre sur le continent devaient transiter par un pays tiers ou Hong Kong. L'atmosphère entre Taïwan et la Chine s'est réchauffée depuis l'arrivée au pouvoir en mai du président Ma, qui s'était engagé à améliorer les relations avec Pékin. A la mi-juin, lors des premières discussions directes entre la Chine et Taïwan depuis 1995, leurs émissaires avaient signé à Pékin des accords prévoyant la mise en place des vols réguliers entre leurs territoires ainsi qu'un plus grand accès de l'île aux touristes chinois. La Chine est le premier partenaire économique de Taïwan, avec un volume d'échanges l'an dernier de 102 milliards en dollars. Les communistes chinois, qui ont chassé le gouvernement nationaliste du Kuomintang vers Taïwan en 1949, considèrent l'île comme partie intégrante de la Chine et ont menacé d'intervenir militairement si ce territoire déclarait son indépendance.
Tractations Est-Ouest en Europe sur le réchauffement climatique
PARIS - Les Européens commencent à mesurer le prix de leur unité pour la lutte contre le réchauffement climatique face aux exigences des pays de l'Est qui réclament un traitement différencié au nom de l'adaptation de leurs économies, très dépendantes du charbon et du pétrole.
"On est dans le vif du sujet", a reconnu le ministre français de l'Environnement Jean-Louis Borloo lors d'une réunion avec ses collègues européens à Saint-Cloud, près de Paris, la première de la présidence française semestrielle de l'UE. "Les pays les plus pauvres vont devoir engager des dépenses importantes pour améliorer le niveau de vie de leurs compatriotes et l'efficacité énergétique de leurs économies.
La question est (de savoir) comment on fait pour les aider", a-t-il expliqué. "S'il n'y a pas de solidarité, il n'y aura pas d'accord", avertissent les négociateurs français. Le plan d'action présenté par la Commission européenne pour mettre en œuvre l'objectif de réduction de 20% des émissions de gaz à effet de serre de l'UE en 2020 prévoit des mécanismes de compensation: les pays les plus riches, comme la France, l'Allemagne ou le Royaume Uni redistribueraient chacun aux plus pauvres 10% des revenus générés par la vente de droits à polluer à leurs industriels. "Les estimations des recettes des enchères vont de 30 à 80 milliards d'euros", a souligné un expert français.
Ce principe de redistribution est accepté, mais le débat porte sur les chiffres. La Pologne veut 20% de ces revenus pour tenir compte de ses efforts pour réduire ses émissions polluantes. Cette revendication est soutenue par la plupart des nouveaux membres d'Europe centrale. "Il faut que nous trouvions un équilibre entre les pays de l'Est moins développés et les Etats riches (...) Si on réussit, c'est la preuve qu'on peut le faire au niveau international", a résumé le ministre allemand de l'Environnement, Sigmar Gabriel, alors que l'UE entend montrer l'exemple dans le monde. "Nous sommes prêts à pousser le curseur vers le haut et à faire des concessions sur les 10% s'ils lâchent sur la référence à 1990", assure un négociateur. La plupart des pays d'Europe de l'Est demandent de changer l'année de référence pour le calcul de réduction des émissions, et de prendre l'année 1990, au lieu de 2005 comme le propose la Commission. "Il va falloir beaucoup parler avec ces pays", a déclaré, le ministre tchèque de l'Environnement Martin Bursik, dont le pays prendra la présidence de l'UE en janvier 2009. M. Bursik n'est pas sur la ligne dure de ses homologues polonais, hongrois roumain, bulgare et des trois Etats baltes.
"Ces demandes signifient un changement radical de la philosophie du paquet. Nous ne pouvons pas détruire tout ce qui a été fait", a-t-il affirmé. Plusieurs pistes de compensations sont étudiées. Jean-Louis Borloo a évoqué l'utilisation de fonds communautaires pour aider les pays de l'Est à adapter leur secteur énergétique, et une flexibilité sur l'octroi d'aides d'Etat, strictement encadrées. L'eurodéputé vert luxembourgeois Claude Turmes, présent à Saint-Cloud, a résumé ainsi l'enjeu de ce bras de fer: "il faut éviter une alliance entre les pays de l'Est et le +dirty lobby+ des opposants aux enchères".
Car la plupart des industriels européens refusent de devoir payer pour la pollution générée par leurs activités. Cimentiers, pétrochimistes et transporteurs aériens crient à l'étranglement et menacent de cesser leurs investissements sur le vieux continent pour les transférer vers d'autres cieux moins regardants. Une menace à laquelle les dirigeants européens ont trouvé un nom: "la fuite du carbone".
La question est (de savoir) comment on fait pour les aider", a-t-il expliqué. "S'il n'y a pas de solidarité, il n'y aura pas d'accord", avertissent les négociateurs français. Le plan d'action présenté par la Commission européenne pour mettre en œuvre l'objectif de réduction de 20% des émissions de gaz à effet de serre de l'UE en 2020 prévoit des mécanismes de compensation: les pays les plus riches, comme la France, l'Allemagne ou le Royaume Uni redistribueraient chacun aux plus pauvres 10% des revenus générés par la vente de droits à polluer à leurs industriels. "Les estimations des recettes des enchères vont de 30 à 80 milliards d'euros", a souligné un expert français.
Ce principe de redistribution est accepté, mais le débat porte sur les chiffres. La Pologne veut 20% de ces revenus pour tenir compte de ses efforts pour réduire ses émissions polluantes. Cette revendication est soutenue par la plupart des nouveaux membres d'Europe centrale. "Il faut que nous trouvions un équilibre entre les pays de l'Est moins développés et les Etats riches (...) Si on réussit, c'est la preuve qu'on peut le faire au niveau international", a résumé le ministre allemand de l'Environnement, Sigmar Gabriel, alors que l'UE entend montrer l'exemple dans le monde. "Nous sommes prêts à pousser le curseur vers le haut et à faire des concessions sur les 10% s'ils lâchent sur la référence à 1990", assure un négociateur. La plupart des pays d'Europe de l'Est demandent de changer l'année de référence pour le calcul de réduction des émissions, et de prendre l'année 1990, au lieu de 2005 comme le propose la Commission. "Il va falloir beaucoup parler avec ces pays", a déclaré, le ministre tchèque de l'Environnement Martin Bursik, dont le pays prendra la présidence de l'UE en janvier 2009. M. Bursik n'est pas sur la ligne dure de ses homologues polonais, hongrois roumain, bulgare et des trois Etats baltes.
"Ces demandes signifient un changement radical de la philosophie du paquet. Nous ne pouvons pas détruire tout ce qui a été fait", a-t-il affirmé. Plusieurs pistes de compensations sont étudiées. Jean-Louis Borloo a évoqué l'utilisation de fonds communautaires pour aider les pays de l'Est à adapter leur secteur énergétique, et une flexibilité sur l'octroi d'aides d'Etat, strictement encadrées. L'eurodéputé vert luxembourgeois Claude Turmes, présent à Saint-Cloud, a résumé ainsi l'enjeu de ce bras de fer: "il faut éviter une alliance entre les pays de l'Est et le +dirty lobby+ des opposants aux enchères".
Car la plupart des industriels européens refusent de devoir payer pour la pollution générée par leurs activités. Cimentiers, pétrochimistes et transporteurs aériens crient à l'étranglement et menacent de cesser leurs investissements sur le vieux continent pour les transférer vers d'autres cieux moins regardants. Une menace à laquelle les dirigeants européens ont trouvé un nom: "la fuite du carbone".
Le 8ième Congrès de l'USFP : L'opposition, un choix stratégique de refondation
Omar Mahmoud bendjelloun : Lors de son 8ième congrès, l’USFP a matérialisé ses contradictions qui ont sapé sa nature politique par rapport à sa représentation dans l’imaginaire national. L’option révolutionnaire en 1962 ou la lutte démocratique en 1975, deux lignes majeures de l’histoire du mouvement, furent appuyées par un substrat idéologique qui a convaincu l’intellect ittihadi et structuré le parti autour d’une adaptation politique constructive.
En revanche l'étape 1996-1998, ou la formation du gouvernement dit d'alternance, a fait preuve d'une opacité doctrinale qui a biaisé le processus de légitimation ayant eu des conséquences éloquentes en terme de popularité.
Cette improvisation a déclenché une agitation organisationnelle qui a mené ce grand parti à l'asphyxie intellectuelle et morale. Une agitation qui a transformé la structure partisane en rassemblement polycentrique de foyers conflictuels, à travers une « ingénierie du blocage » qui sclérose toute tendance politique alternative au maintien du parti au gouvernement. Cette réalité, qui s'appuie par ailleurs sur le fait que la nature militante du parti ne pouvait s'inscrire dans la défense du gouvernement, est accompagnée d'une seconde cause de paralysie :
Le passage au gouvernement a jeté l'opprobre sur les directions quant à leurs attachement aux fondements de l'ittihad, provoquant ainsi, comme à l'image du peuple face à l'antagonisme de classe, une résistance des bases par la surenchère vis-à-vis de la distance à l'égard des principes plutôt qu'à l'attachement aux valeurs ittihadiennes.
Cette situation a banalisé la logique opportuniste au sein de la structure jusqu'à l'intégration des féodalités régionales dans les responsabilités partisanes et l'écrasement de l'intérêt politique dans les rapports d'appareil internes. En 1975, ce mouvement qui avait vocation à devenir un parti unique a décidé de faire le choix de la démocratie, de la pluralité et de la différence.
Incrusté dans la brèche « démocratique » par une conquête du pouvoir d'opinion en tant qu'alternative au pouvoir d'injonction de l'Etat, la voie démocratique est devenue paradoxalement le terreau de travestissement du « centralisme démocratique » en tant que fondement organisationnel du parti (document élaboré en 1965-1967).
A la base ce fut une conception qui protégeait l'anonymat militant dans une organisation au service de la doctrine partisane mettant en avant-garde une direction collégiale ou une figure charismatique qui synthétise l'identité complexe du parti. Une fois à la marge de son objectif populaire, « le centralisme démocratique », relativement aux rapports de force avec le pouvoir, les batailles de légitimité avec les partis conservateurs, administratifs et même de gauche ainsi que la priorité électoraliste, a imposé un diktat des directions devenues de plus en plus distantes avec la vocation politique initiale.
Cette réalité a déstabilisé la confiance des bases, provoquant le rétrécissement de son assise par un accroissement des scissions, des départs en masse, de gel d'activités, de faiblesse à l'égard de la corruption etc. Les législatives de septembre 2007, comme instant d'évaluation empirique de la conscience collective, ont mis en examen ces slogans qui ont voulu attirer les marocains vers le civisme et la représentation populaire comme outil de transformation politique. Dans les 80% d'abstention qui ont répondu à ces consultations, nous dégageons trois catégories principales :
Ceux qui confirment leurs allégeance au Roi, cette population pour qui l'abstention est une expression de rejet du contenu de notre démocratie et les victimes de la désagrégation nationale. Cette censure a ouvert la parenthèse émotionnelle qu'a connu l'USFP suite au dévoilement de son véritable volume politique. Par conséquent un tournant bascule en faveur de cette âme brimée au sein du parti, existante à travers des poches de résistance éclatées, qui rappelle que les ittihadis continuent de représenter le militantisme, la légitimité scientifique, la cohérence politique, la mémoire d'un sacrifice, cristallisant la conscience partisane autour de son identité et des interrogations populaires.
Sauf que la tenue de conseils nationaux marathoniens, les différents appels à la refondation du parti, la littérature versée dans les tribunes partisanes et apparentées, les rencontres nationales et fédérales marquées par un fond idéologique conséquent et une volonté tenace d'unir le pôle de gauche, se sont sacrifiés sur l'autel d'une réalité structurelle profonde dont l'essence remonte à la scission de 1983, à l'effritement partisan qu'a connu l'USFP depuis sa responsabilité gouvernementale et à l'étouffement des positions politiques au profit des opportunités de positionnement.
La conscience développée autour du retrait du gouvernement, qui allait devenir un choix de refondation du parti et de la gauche en tant que prélude à la construction d'un projet socialiste renouvelé, et qui pour la première fois de l'histoire du mouvement a réuni socialistes et modernistes, apparatchiks et intellectuels, syndicalistes et élus, militants et opportunistes, se trouve piégée par les enjeux d'appareil qui ont dominé le premier round du 8ième congrès.
Le débat sur le retrait du gouvernement fut instrumentalisé sur un fond de rapport avec le fondamentalisme dans un éternel essai de maintenir l'USFP au gouvernement, et ce par le renversement de la dialectique politique. Cette logique a voulu que les militants fassent le choix cornélien de trancher entre le maintien au gouvernement pour garder l'« âme » ittihadie vis-à-vis du fondamentalisme religieux, ou passer à l'opposition avec l'option conditionnelle de s'allier avec Justice et Développement. Sauf que l'intelligence du congrès, surpassant les détenteurs des codes de verrouillage organisationnel, rejette les deux positionnements en s'attachant au retrait de l'USFP du gouvernement pour construire la polarisation de la scène politique qui permettra plus de clarification et ramènera les citoyens au processus démocratique plutôt que de rester la proie des sirènes extrémistes et migratoires.
Dans ces conditions, aussi bien la position militante que le cynisme politique font du retrait du gouvernement un choix intelligent, salvateur, voire prudent, qui cristallise toutes les mentalités du parti et y va de la survie même de l'Ittihad. Le choix de l'opposition sera d'abord l'unique garantie de la continuation du mouvement et la condition d'un dialogue constructif avec les partis de gauche, plutôt que de gouverner avec les rassemblements néocoloniaux et administratifs ou de penser l'alliance avec le quarteron électoraliste de l'islamisme.
Ensuite l'opposition, par un fort héritage idéologique, permettra de construire l'alternative la plus crédible au néo-libéralisme, au conservatisme et au fondamentalisme, qui sont par ailleurs unis ou en voie de le devenir. Enfin le retour aux sources populaires, conforme à l'autocritique qu'a effectué l'USFP après 2007 et à la réalité sociale (pouvoir d'achat, droits de l'homme, éducation, diplômés, fracture territoriale, exode), serait le gage de la clarification doctrinale qui rend audible le discours partisan dans la nation.
Un modèle d'organisation transitoire doit donc être élaboré sur le fait de pouvoir dégager des lignes politiques claires qui permettent le rassemblement, la transparence et le dépassement de l'usage fait du « centralisme démocratique » depuis le basculement du parti dans la logique participationniste. Le scrutin de liste, en tant que réforme organisationnelle majeure, devra donc permettre au congrès d'être éminemment politique tout en maintenant l'enjeu identitaire quant à la future direction du parti, qui devra relever le défi de rassembler le parti, la gauche et le camp démocratique, en ayant la légitimité scientifique nécessaire à l'élaboration d'une actualisation idéologique mobilisatrice.
Les questions de la participation au gouvernement, du renouement avec les valeurs et le peuple de gauche et de l'identité Ittihadie que doit incarner le nouveau leadership doivent animer prioritairement les congressistes lors du second round du congrès. Etant la résultante d'une représentation existentielle de la marge démocratique plutôt qu'une concrétisation des thèses réformistes aussi bien défendues que critiquées par les consciences du mouvement depuis 1975, le « non-congrès » de juin 2008 a transformé les contradictions du parti en exacerbation. Sans volonté aucune de vouloir schématiser les résultats de plusieurs choix politiques dans un modèle descriptif précis, l'échec de la participation gouvernementale en terme d'acquis sociaux et de consécration démocratique, l'utilisation mal intentionnée des conceptions organisationnelles et la réalité politique de la nation et du camp progressiste, rendent l'abandon provisoire des responsabilités exécutives une sorte de nécessité pour l'USFP afin qu'il reprenne le cap de la résistance démocratique aux côtés de la population et de ses alliés idéologiques.
Cette improvisation a déclenché une agitation organisationnelle qui a mené ce grand parti à l'asphyxie intellectuelle et morale. Une agitation qui a transformé la structure partisane en rassemblement polycentrique de foyers conflictuels, à travers une « ingénierie du blocage » qui sclérose toute tendance politique alternative au maintien du parti au gouvernement. Cette réalité, qui s'appuie par ailleurs sur le fait que la nature militante du parti ne pouvait s'inscrire dans la défense du gouvernement, est accompagnée d'une seconde cause de paralysie :
Le passage au gouvernement a jeté l'opprobre sur les directions quant à leurs attachement aux fondements de l'ittihad, provoquant ainsi, comme à l'image du peuple face à l'antagonisme de classe, une résistance des bases par la surenchère vis-à-vis de la distance à l'égard des principes plutôt qu'à l'attachement aux valeurs ittihadiennes.
Cette situation a banalisé la logique opportuniste au sein de la structure jusqu'à l'intégration des féodalités régionales dans les responsabilités partisanes et l'écrasement de l'intérêt politique dans les rapports d'appareil internes. En 1975, ce mouvement qui avait vocation à devenir un parti unique a décidé de faire le choix de la démocratie, de la pluralité et de la différence.
Incrusté dans la brèche « démocratique » par une conquête du pouvoir d'opinion en tant qu'alternative au pouvoir d'injonction de l'Etat, la voie démocratique est devenue paradoxalement le terreau de travestissement du « centralisme démocratique » en tant que fondement organisationnel du parti (document élaboré en 1965-1967).
A la base ce fut une conception qui protégeait l'anonymat militant dans une organisation au service de la doctrine partisane mettant en avant-garde une direction collégiale ou une figure charismatique qui synthétise l'identité complexe du parti. Une fois à la marge de son objectif populaire, « le centralisme démocratique », relativement aux rapports de force avec le pouvoir, les batailles de légitimité avec les partis conservateurs, administratifs et même de gauche ainsi que la priorité électoraliste, a imposé un diktat des directions devenues de plus en plus distantes avec la vocation politique initiale.
Cette réalité a déstabilisé la confiance des bases, provoquant le rétrécissement de son assise par un accroissement des scissions, des départs en masse, de gel d'activités, de faiblesse à l'égard de la corruption etc. Les législatives de septembre 2007, comme instant d'évaluation empirique de la conscience collective, ont mis en examen ces slogans qui ont voulu attirer les marocains vers le civisme et la représentation populaire comme outil de transformation politique. Dans les 80% d'abstention qui ont répondu à ces consultations, nous dégageons trois catégories principales :
Ceux qui confirment leurs allégeance au Roi, cette population pour qui l'abstention est une expression de rejet du contenu de notre démocratie et les victimes de la désagrégation nationale. Cette censure a ouvert la parenthèse émotionnelle qu'a connu l'USFP suite au dévoilement de son véritable volume politique. Par conséquent un tournant bascule en faveur de cette âme brimée au sein du parti, existante à travers des poches de résistance éclatées, qui rappelle que les ittihadis continuent de représenter le militantisme, la légitimité scientifique, la cohérence politique, la mémoire d'un sacrifice, cristallisant la conscience partisane autour de son identité et des interrogations populaires.
Sauf que la tenue de conseils nationaux marathoniens, les différents appels à la refondation du parti, la littérature versée dans les tribunes partisanes et apparentées, les rencontres nationales et fédérales marquées par un fond idéologique conséquent et une volonté tenace d'unir le pôle de gauche, se sont sacrifiés sur l'autel d'une réalité structurelle profonde dont l'essence remonte à la scission de 1983, à l'effritement partisan qu'a connu l'USFP depuis sa responsabilité gouvernementale et à l'étouffement des positions politiques au profit des opportunités de positionnement.
La conscience développée autour du retrait du gouvernement, qui allait devenir un choix de refondation du parti et de la gauche en tant que prélude à la construction d'un projet socialiste renouvelé, et qui pour la première fois de l'histoire du mouvement a réuni socialistes et modernistes, apparatchiks et intellectuels, syndicalistes et élus, militants et opportunistes, se trouve piégée par les enjeux d'appareil qui ont dominé le premier round du 8ième congrès.
Le débat sur le retrait du gouvernement fut instrumentalisé sur un fond de rapport avec le fondamentalisme dans un éternel essai de maintenir l'USFP au gouvernement, et ce par le renversement de la dialectique politique. Cette logique a voulu que les militants fassent le choix cornélien de trancher entre le maintien au gouvernement pour garder l'« âme » ittihadie vis-à-vis du fondamentalisme religieux, ou passer à l'opposition avec l'option conditionnelle de s'allier avec Justice et Développement. Sauf que l'intelligence du congrès, surpassant les détenteurs des codes de verrouillage organisationnel, rejette les deux positionnements en s'attachant au retrait de l'USFP du gouvernement pour construire la polarisation de la scène politique qui permettra plus de clarification et ramènera les citoyens au processus démocratique plutôt que de rester la proie des sirènes extrémistes et migratoires.
Dans ces conditions, aussi bien la position militante que le cynisme politique font du retrait du gouvernement un choix intelligent, salvateur, voire prudent, qui cristallise toutes les mentalités du parti et y va de la survie même de l'Ittihad. Le choix de l'opposition sera d'abord l'unique garantie de la continuation du mouvement et la condition d'un dialogue constructif avec les partis de gauche, plutôt que de gouverner avec les rassemblements néocoloniaux et administratifs ou de penser l'alliance avec le quarteron électoraliste de l'islamisme.
Ensuite l'opposition, par un fort héritage idéologique, permettra de construire l'alternative la plus crédible au néo-libéralisme, au conservatisme et au fondamentalisme, qui sont par ailleurs unis ou en voie de le devenir. Enfin le retour aux sources populaires, conforme à l'autocritique qu'a effectué l'USFP après 2007 et à la réalité sociale (pouvoir d'achat, droits de l'homme, éducation, diplômés, fracture territoriale, exode), serait le gage de la clarification doctrinale qui rend audible le discours partisan dans la nation.
Un modèle d'organisation transitoire doit donc être élaboré sur le fait de pouvoir dégager des lignes politiques claires qui permettent le rassemblement, la transparence et le dépassement de l'usage fait du « centralisme démocratique » depuis le basculement du parti dans la logique participationniste. Le scrutin de liste, en tant que réforme organisationnelle majeure, devra donc permettre au congrès d'être éminemment politique tout en maintenant l'enjeu identitaire quant à la future direction du parti, qui devra relever le défi de rassembler le parti, la gauche et le camp démocratique, en ayant la légitimité scientifique nécessaire à l'élaboration d'une actualisation idéologique mobilisatrice.
Les questions de la participation au gouvernement, du renouement avec les valeurs et le peuple de gauche et de l'identité Ittihadie que doit incarner le nouveau leadership doivent animer prioritairement les congressistes lors du second round du congrès. Etant la résultante d'une représentation existentielle de la marge démocratique plutôt qu'une concrétisation des thèses réformistes aussi bien défendues que critiquées par les consciences du mouvement depuis 1975, le « non-congrès » de juin 2008 a transformé les contradictions du parti en exacerbation. Sans volonté aucune de vouloir schématiser les résultats de plusieurs choix politiques dans un modèle descriptif précis, l'échec de la participation gouvernementale en terme d'acquis sociaux et de consécration démocratique, l'utilisation mal intentionnée des conceptions organisationnelles et la réalité politique de la nation et du camp progressiste, rendent l'abandon provisoire des responsabilités exécutives une sorte de nécessité pour l'USFP afin qu'il reprenne le cap de la résistance démocratique aux côtés de la population et de ses alliés idéologiques.
La RAM et ses pilotes absents; à qui incombe la responsabilité ?
eMarrakech - Selon diverses personnes proches de l'aéroportuaire, la RAM vient de lancer indirectement un SOS socio-professionnel; mais qui va l'accréditer dans cette situation de détresse!
Dans son communiqué de presse du 3 juillet 2008 reçu par emmarakech.info, la RAM fait état d'absence injustifiée de nombreux pilotes ce qui a largement perturbé le programme de la compagnie nationale. Plusieurs vols ont été annulés ou retardés, la RAM a demandé la réunion de son administration et le soutien de plusieurs organismes du personnel naviguant pour analyser la situation et prendre les décisions nécessaires contre les pilotes absents.
Selon des témoignages et des rumeurs dans l'entourage de la compagnie et du personnel, le problème est ancien et date depuis des années,. Sans aucun doute, ces pilotes sont déclarés absents faute d'entente avec l'administration de la RAM sur plusieurs sujets concernant le travail et les besoins du personnel naviguant.
Selon des proches de la RAM, on ne peut encourager ou soutenir l'action négative des pilotes, mais on attend de la direction de notre compagnie nationale le règlement de tout problème qui pourrait nuire à l'intérêt personnel et général. Certainement les pilotes voudraient signaler leur importance dans le processus du développement de la navigation aérienne nationale, chose qui n'est nullement contestée. Ils sont conscients de la période estivale et de ces contraintes professionnelles, ils veulent ainsi forcer le bras, une méthode de chantage et un clin d'œil difficile à avaler par la compagnie nationale, mais que faire ! L'administration va se réunir et se concerter avec d'autres organismes gouvernementaux et professionnels pour essayer de sauver la face du transporteur aérien national, les pénalités contre les pilotes seraient un moyen amer de dissuasion, surtout pour des professionnels nationaux dont les compétences sont reconnues à travers le monde.
La RAM devrait procéder à l'amiable pour ne pas laisser le courant négatif bouleverser tout un monde qui aspire à vivre et travailler sous les couleurs du pays sur le territoire national. Et de bien donner à chacun son droit, la compagnie nationale devrait s'engager à répondre aux réclamations des pilotes pour que ces derniers honorent leurs engagements.
Donc une responsabilité mutuelle que chacun devrait respecter pour le bien commun, pour le développement de notre économie, pour l'image de notre pays, pour la distinction de notre drapeau national et pour bien de belles choses au nom du beau Maroc.
Selon des témoignages et des rumeurs dans l'entourage de la compagnie et du personnel, le problème est ancien et date depuis des années,. Sans aucun doute, ces pilotes sont déclarés absents faute d'entente avec l'administration de la RAM sur plusieurs sujets concernant le travail et les besoins du personnel naviguant.
Selon des proches de la RAM, on ne peut encourager ou soutenir l'action négative des pilotes, mais on attend de la direction de notre compagnie nationale le règlement de tout problème qui pourrait nuire à l'intérêt personnel et général. Certainement les pilotes voudraient signaler leur importance dans le processus du développement de la navigation aérienne nationale, chose qui n'est nullement contestée. Ils sont conscients de la période estivale et de ces contraintes professionnelles, ils veulent ainsi forcer le bras, une méthode de chantage et un clin d'œil difficile à avaler par la compagnie nationale, mais que faire ! L'administration va se réunir et se concerter avec d'autres organismes gouvernementaux et professionnels pour essayer de sauver la face du transporteur aérien national, les pénalités contre les pilotes seraient un moyen amer de dissuasion, surtout pour des professionnels nationaux dont les compétences sont reconnues à travers le monde.
La RAM devrait procéder à l'amiable pour ne pas laisser le courant négatif bouleverser tout un monde qui aspire à vivre et travailler sous les couleurs du pays sur le territoire national. Et de bien donner à chacun son droit, la compagnie nationale devrait s'engager à répondre aux réclamations des pilotes pour que ces derniers honorent leurs engagements.
Donc une responsabilité mutuelle que chacun devrait respecter pour le bien commun, pour le développement de notre économie, pour l'image de notre pays, pour la distinction de notre drapeau national et pour bien de belles choses au nom du beau Maroc.
Le chef de la magistrature en Angleterre: le Royaume-Uni peut bénéficier de la Charia
Londres : Lord Philips, chef de la magistrature en Angleterre et au Pays de Galles, a ravivé le débat sur la place de la Charia au sein de la société britannique, en déclarant jeudi soir que ce dispositif juridique "peut jouer un rôle au Royaume-Uni".
Lord Philips, qui prononçait un discours dans un centre islamique à l'est de Londres, a souligné que le Royaume-Uni peut bénéficier de la Charia à condition que ces dispositions ne soient pas en conflit avec les lois en vigueur dans ce pays.
Les propos du responsable relancent le débat sur cette question soulevée en février dernier par le chef spirituel de l'église anglicane, le Dr Rowan Williams, qui avait indiqué que l'adoption de certaines dispositions de la Charia et leur incorporation dans l'arsenal juridique britannique semble inéluctable.
Le Dr Williams, qui représente l'autorité religieuse suprême en Grande-Bretagne, a estimé que l'adoption de certaines dispositions de la Charia est de nature à contribuer au renforcement de la cohésion sociale au Royaume-Uni.
Par ailleurs, Lord Philips a déploré ce qu'il a appelé "un malentendu répandu" au sujet de la nature de la Charia, soulignant qu'"il n'y a aucune raison pour laquelle les principes de la charia, ou tout autre code religieux, ne forment la base pour la médiation ou autres formes alternatives de règlement de conflits".
Le responsable s'est également prononcé pour la création de produits et services financiers s'inspirant des principes de la Charia.
Ces produits et services ne cessent de s'imposer sur les marchés financiers internationaux, notamment celui de Londres, où les autorités ont pris depuis 2002 les dispositions nécessaires pour encourager l'accès à ces produits.
Ainsi, le groupe des experts financiers islamiques (IFEG) a été approché par le gouvernement britannique dans le but d'examiner les moyens à même de tirer profit des flux des produits financiers islamiques.
Selon le gouvernement britannique, le marché des produits financiers islamiques, dont la valeur est estimée à plus de 250 milliards de livres Sterling à l'échelle mondiale, accroît de près de 15 pc annuellement.
Le Royaume-Uni, conscient de cette réalité, a pris le devant de la scène en matière du développement de la finance islamique et Londres doit continuer de saisir les énormes opportunités que ce marché offre, a dit Kitty Ussher, Secrétaire d'Etat britannique chargé de l'Economie et des Affaires de la Cité (quartier financier de Londres).
Les autorités britanniques, qui avaient pris l'engagement depuis 2006 de développer une nouvelle stratégie visant à faire de Londres le premier centre international de la finance islamique, ont introduit des réformes législatives dans le but d'encourager le marché des crédits hypothécaires islamiques, dont la valeur est actuellement estimée à plus de 500 millions de livres Sterling.
Dans le cadre de son ouverture sur ces produits, le Royaume-Uni s'active à mettre en oeuvre une politique fondée sur l'encouragement de la croissance du marché islamique et la diversification des investissements islamiques.
Les grandes banques britanniques, comme Lloyds TSB, Royal Bank of Scotland et HSBC, offrent des services financiers inspirés des règles de la Charia.
Outre ces banques, la Grande-Bretagne, qui accueille une population musulmane de plus de deux millions de personnes, dispose également de banques entièrement islamiques.
Les propos du responsable relancent le débat sur cette question soulevée en février dernier par le chef spirituel de l'église anglicane, le Dr Rowan Williams, qui avait indiqué que l'adoption de certaines dispositions de la Charia et leur incorporation dans l'arsenal juridique britannique semble inéluctable.
Le Dr Williams, qui représente l'autorité religieuse suprême en Grande-Bretagne, a estimé que l'adoption de certaines dispositions de la Charia est de nature à contribuer au renforcement de la cohésion sociale au Royaume-Uni.
Par ailleurs, Lord Philips a déploré ce qu'il a appelé "un malentendu répandu" au sujet de la nature de la Charia, soulignant qu'"il n'y a aucune raison pour laquelle les principes de la charia, ou tout autre code religieux, ne forment la base pour la médiation ou autres formes alternatives de règlement de conflits".
Le responsable s'est également prononcé pour la création de produits et services financiers s'inspirant des principes de la Charia.
Ces produits et services ne cessent de s'imposer sur les marchés financiers internationaux, notamment celui de Londres, où les autorités ont pris depuis 2002 les dispositions nécessaires pour encourager l'accès à ces produits.
Ainsi, le groupe des experts financiers islamiques (IFEG) a été approché par le gouvernement britannique dans le but d'examiner les moyens à même de tirer profit des flux des produits financiers islamiques.
Selon le gouvernement britannique, le marché des produits financiers islamiques, dont la valeur est estimée à plus de 250 milliards de livres Sterling à l'échelle mondiale, accroît de près de 15 pc annuellement.
Le Royaume-Uni, conscient de cette réalité, a pris le devant de la scène en matière du développement de la finance islamique et Londres doit continuer de saisir les énormes opportunités que ce marché offre, a dit Kitty Ussher, Secrétaire d'Etat britannique chargé de l'Economie et des Affaires de la Cité (quartier financier de Londres).
Les autorités britanniques, qui avaient pris l'engagement depuis 2006 de développer une nouvelle stratégie visant à faire de Londres le premier centre international de la finance islamique, ont introduit des réformes législatives dans le but d'encourager le marché des crédits hypothécaires islamiques, dont la valeur est actuellement estimée à plus de 500 millions de livres Sterling.
Dans le cadre de son ouverture sur ces produits, le Royaume-Uni s'active à mettre en oeuvre une politique fondée sur l'encouragement de la croissance du marché islamique et la diversification des investissements islamiques.
Les grandes banques britanniques, comme Lloyds TSB, Royal Bank of Scotland et HSBC, offrent des services financiers inspirés des règles de la Charia.
Outre ces banques, la Grande-Bretagne, qui accueille une population musulmane de plus de deux millions de personnes, dispose également de banques entièrement islamiques.
Exclusif : Le HCP avance une situation économiquement positive malgré les contraintes actuelles
eMarrakech - Le Maroc vit une croissance socio-économique avec une majorité de facteurs de croissance positive. Difficile conjoncture, mais les efforts sont concentrés pour faire du Maroc un pôle exemplaire de développement.
Le Haut commissaire au plan, M. Ahmed Lahlimi Alami à précisé dans son rapport sur l'économie nationale que le Maroc va lentement mais sûrement sur la voie du développement. Avec une population en croissance triplante en 50 ans, le pays est confronté à plusieurs défis socio-économiques.
Selon le rapport du HCP, une population qui passe de 11.6 à 30.8 millions d'habitants en cinquante ans nécessite un marché d'emploi activement croissant suite à une pression de jeunes demandeurs d'emploi. Autre défi, récemment né, l'immigration sub-sahariennes ou le nouveau exode qui perturbe les plans du développement au Maroc.
Selon le rapport du HCP, une population qui passe de 11.6 à 30.8 millions d'habitants en cinquante ans nécessite un marché d'emploi activement croissant suite à une pression de jeunes demandeurs d'emploi. Autre défi, récemment né, l'immigration sub-sahariennes ou le nouveau exode qui perturbe les plans du développement au Maroc.
Pour la croissance économique, elle est passée de 3.5 à 4.2 % entre 1980 et 2007. Le PIB est monté à 6.6 % en 2007(hors agriculture) et de 2.7 % ( tout compris).
La part des services dans le PIB a atteint 52.3% en 2007 avec une moyenne annuelle de 5.2% entre 1998 et 2007. Les télécommunications, service en effervescence, connait une croissance moyenne de 15 % par an depuis 1998 et participe avec 3.1 % du PIB. Le secteur du BTP est passé de 3.8 à 6.1 % du PIB avec une progression annuelle entre 6.8 et 8.6 % depuis 2004.
La part de l'industrie dans la PIB est de 13.5 en 2007 avec une progression 3.8 % depuis 2005.
Des moteurs de croissance comme l'investissement avec 31.3% et l'épargne avec 29.7 % du PIB participent activement dans le développement national. L'investissement étranger est passé de 474 millions de dollars en 1998 à 1.86 milliards en 2006.
Une stabilité économique très fragile, avec un déficit budgétaire maintenu annuellement à 2.6 % depuis 1998. Le déficit commercial est depuis avec 13 %. L'inflation est de 1.8 % entre 1998 et 2006.
La part des services dans le PIB a atteint 52.3% en 2007 avec une moyenne annuelle de 5.2% entre 1998 et 2007. Les télécommunications, service en effervescence, connait une croissance moyenne de 15 % par an depuis 1998 et participe avec 3.1 % du PIB. Le secteur du BTP est passé de 3.8 à 6.1 % du PIB avec une progression annuelle entre 6.8 et 8.6 % depuis 2004.
La part de l'industrie dans la PIB est de 13.5 en 2007 avec une progression 3.8 % depuis 2005.
Des moteurs de croissance comme l'investissement avec 31.3% et l'épargne avec 29.7 % du PIB participent activement dans le développement national. L'investissement étranger est passé de 474 millions de dollars en 1998 à 1.86 milliards en 2006.
Une stabilité économique très fragile, avec un déficit budgétaire maintenu annuellement à 2.6 % depuis 1998. Le déficit commercial est depuis avec 13 %. L'inflation est de 1.8 % entre 1998 et 2006.
La productivité du travail non agricole s'est accrue annuellement de 2.3% entre 1998 et 2006. Et l'on remarque une nette tendance à la baisse du chômage, surtout pour les jeunes et les diplômés, de 13.8 à 9.8 % en 2007.
Comme dans les situations normales, les secteurs des services et d'industrie sont les principaux créateurs d'emplois: 1.2245.000 emplois créés, une croissance annuelle de 14.2 % entre 1999 et 2007. Le BTP, en tête, avec 285.000 emplois et 51.4%.
Le rapport du HCP fait état des conditions de vie de la population qui aspire à la vie dans de bonnes conditions humaines et sociales. L'eau et l'électricité sont de plus en plus accessibles aux milieu rural, de 7 % en 1994 à plus de 50% en 2006.
L'éducation et l'enseignement, facteurs de développement humain et social, sont alimentés à 26% du budget de l'Etat avec 6% du PIB.
Notre pays est d'un autre côté, en paix sociale et vit une sécurité confirmée, uniquement 0.8 homicide involontaire pour 100.000 habitants, ce qui beaucoup loin que chez d'autres en Europe, en Amérique ou en Asie.
Et pour conclure, le rapport du HCP étale les consignes nécessaires au vrai développement: la réforme de l'enseignement, l'approfondissement du processus de démocratisations, la réforme des systèmes fonciers et agricole, l'amélioration des conditions de vie des populations rurales et urbaines, la réforme des finances publiques et le règlement du dossier du Sahara pour mieux s'élancer dans la vraie voix du développement local, national et régional.
Comme dans les situations normales, les secteurs des services et d'industrie sont les principaux créateurs d'emplois: 1.2245.000 emplois créés, une croissance annuelle de 14.2 % entre 1999 et 2007. Le BTP, en tête, avec 285.000 emplois et 51.4%.
Le rapport du HCP fait état des conditions de vie de la population qui aspire à la vie dans de bonnes conditions humaines et sociales. L'eau et l'électricité sont de plus en plus accessibles aux milieu rural, de 7 % en 1994 à plus de 50% en 2006.
L'éducation et l'enseignement, facteurs de développement humain et social, sont alimentés à 26% du budget de l'Etat avec 6% du PIB.
Notre pays est d'un autre côté, en paix sociale et vit une sécurité confirmée, uniquement 0.8 homicide involontaire pour 100.000 habitants, ce qui beaucoup loin que chez d'autres en Europe, en Amérique ou en Asie.
Et pour conclure, le rapport du HCP étale les consignes nécessaires au vrai développement: la réforme de l'enseignement, l'approfondissement du processus de démocratisations, la réforme des systèmes fonciers et agricole, l'amélioration des conditions de vie des populations rurales et urbaines, la réforme des finances publiques et le règlement du dossier du Sahara pour mieux s'élancer dans la vraie voix du développement local, national et régional.
Amel Tafsout et Djamel Allam font étalage à Fès de leur art amazigh sublime
Fès : Les deux grands artistes algériens Amel Tafsout et Djamel Allam ont fait, jeudi en nocturne à Fès, étalage de leur art amazigh sublime, en ouverture de la 4-ème édition du festival international de la culture amazighe (3-6 juillet), placé sous le haut patronage de SM le Roi Mohammed VI.
Le public de la place historique de Bab Al Makina a été entièrement conquis par l'éminente interprétation de Amel Tafsout, une artiste hors pair venue directement des Etats unis, où elle a développé son talent de danseuse mais aussi de chercheuse.
Amel Tafsout, qui signifie "printemps de l'espoir", est parmi les chorégraphes, acteurs et maîtres de la danse du Maghreb les plus charismatiques de renommée internationale. Elle a séduit les publics dans le Moyen-Orient et l'Afrique du nord ainsi qu'en Europe, aux Etats unis et en nouvelle Zélande avec son étonnante et remarquable présence sur scène.
Chercheuse en anthropologie, elle a un Master en sociolinguistique et parle couramment quatre langues. Elle a été décorée par le Conseil international de la danse comme l'une des plus grandes artistes professionnelles de la danse à travers le monde.
Amel Tafsout a toujours été fascinée par la danse et la musique depuis sa tendre enfance et a grandi parmi les meilleurs danseurs traditionnels et musiciens de son pays d'origine. Elle a également étudié la danse folklorique européenne en Algérie, les danses de ses pays voisins du Maghreb et les pays du Moyen-orient, la danse africaine en Europe et la danse afro-cubaine.
Elle utilise actuellement son expertise pour mener à grand succès des classes de Master en danse, au tambour et au chant pour des étudiants d'origines diverses. Elle a développé dans ce sens une nouvelle méthode dans l'enseignement combinant à la fois danse, chant et tambour.
Le deuxième artiste de cette soirée d'ouverture n'est que le grand Djamel Alla C'est grâce à sa voix pleine et chaude et à sa riche palette sonore qui lui sert d'écrin que l'artiste a réussi à séduire le public, en le gardant silencieux et attentif tout au long du concert.
C'est au conservatoire de musique de Béjaïa que Djamel Allam apprend la musique. En 1970, il quitte l'Algérie pour se rendre à Marseille, puis à Paris.
Il se produit un moment dans les cabarets de la rue Mouffetard avec un répertoire de chansons françaises. Deux ans plus tard il apparaît en première partie du spectacle de Brigitte Fontaine et Areski à Alger.
Son premier album "arjouth" (laisse moi raconter), produit en 1974 par gille Beleives, remporte un très grand succès auprès du public et des médias.
Djamel remplit les grandes salles de France et part en tournée en Europe et aux Etats unis.
Après une notoriété acquise avec "Arjouth" mais surtout avec "Maradioughal" (Quand il reviendra), il sort, entre 1978 et 1985, trois albums "les rêves du vent", "Si slimane" et "Salimo".
Djamel Allam compose également des musiques de films tels que "Prends dix mille balles et casse toi" et "La Plage des enfants perdus" et fait des apparitions au cinéma dans "Les Sacrifiés", "Fort Saganne" ou "Les Folles années du twist".
Poussé sans doute lui aussi par le retour en grâce des musiques venues d'orient, le poète kabyle refait surface et de la plus belle façon avec "Gouraya", laquelle a été une incontestable réussite ancrée au mieux entre tradition et modernité.
Initié par la fondation esprit de Fès et l'association Fès-Saiss, ce festival connaît la participation d'intellectuels et artistes représentant notamment l'Algérie, l'Allemagne, les Etats unis, la France, l'Italie, le Maroc, le Sultanat d'Oman et la Tunisie.
Organisée en partenariat avec l'association "1200ème anniversaire de la fondation de la ville de Fès", l'Institut Royal de la Culture Amazighe (IRCAM), le centre Sud-Nord pour le dialogue interculturel et la fondation BMCE, cette édition comporte des activités artistiques, des fantasias, des défilés d'habits amazighs, des chants et danses représentant les différentes régions.
Amel Tafsout, qui signifie "printemps de l'espoir", est parmi les chorégraphes, acteurs et maîtres de la danse du Maghreb les plus charismatiques de renommée internationale. Elle a séduit les publics dans le Moyen-Orient et l'Afrique du nord ainsi qu'en Europe, aux Etats unis et en nouvelle Zélande avec son étonnante et remarquable présence sur scène.
Chercheuse en anthropologie, elle a un Master en sociolinguistique et parle couramment quatre langues. Elle a été décorée par le Conseil international de la danse comme l'une des plus grandes artistes professionnelles de la danse à travers le monde.
Amel Tafsout a toujours été fascinée par la danse et la musique depuis sa tendre enfance et a grandi parmi les meilleurs danseurs traditionnels et musiciens de son pays d'origine. Elle a également étudié la danse folklorique européenne en Algérie, les danses de ses pays voisins du Maghreb et les pays du Moyen-orient, la danse africaine en Europe et la danse afro-cubaine.
Elle utilise actuellement son expertise pour mener à grand succès des classes de Master en danse, au tambour et au chant pour des étudiants d'origines diverses. Elle a développé dans ce sens une nouvelle méthode dans l'enseignement combinant à la fois danse, chant et tambour.
Le deuxième artiste de cette soirée d'ouverture n'est que le grand Djamel Alla C'est grâce à sa voix pleine et chaude et à sa riche palette sonore qui lui sert d'écrin que l'artiste a réussi à séduire le public, en le gardant silencieux et attentif tout au long du concert.
C'est au conservatoire de musique de Béjaïa que Djamel Allam apprend la musique. En 1970, il quitte l'Algérie pour se rendre à Marseille, puis à Paris.
Il se produit un moment dans les cabarets de la rue Mouffetard avec un répertoire de chansons françaises. Deux ans plus tard il apparaît en première partie du spectacle de Brigitte Fontaine et Areski à Alger.
Son premier album "arjouth" (laisse moi raconter), produit en 1974 par gille Beleives, remporte un très grand succès auprès du public et des médias.
Djamel remplit les grandes salles de France et part en tournée en Europe et aux Etats unis.
Après une notoriété acquise avec "Arjouth" mais surtout avec "Maradioughal" (Quand il reviendra), il sort, entre 1978 et 1985, trois albums "les rêves du vent", "Si slimane" et "Salimo".
Djamel Allam compose également des musiques de films tels que "Prends dix mille balles et casse toi" et "La Plage des enfants perdus" et fait des apparitions au cinéma dans "Les Sacrifiés", "Fort Saganne" ou "Les Folles années du twist".
Poussé sans doute lui aussi par le retour en grâce des musiques venues d'orient, le poète kabyle refait surface et de la plus belle façon avec "Gouraya", laquelle a été une incontestable réussite ancrée au mieux entre tradition et modernité.
Initié par la fondation esprit de Fès et l'association Fès-Saiss, ce festival connaît la participation d'intellectuels et artistes représentant notamment l'Algérie, l'Allemagne, les Etats unis, la France, l'Italie, le Maroc, le Sultanat d'Oman et la Tunisie.
Organisée en partenariat avec l'association "1200ème anniversaire de la fondation de la ville de Fès", l'Institut Royal de la Culture Amazighe (IRCAM), le centre Sud-Nord pour le dialogue interculturel et la fondation BMCE, cette édition comporte des activités artistiques, des fantasias, des défilés d'habits amazighs, des chants et danses représentant les différentes régions.
Des conseillers israéliens impliqués dans la libération de Betancourt
Jerusalem : Deux conseillers israéliens ont participé aux préparatifs de la libération par l'armée colombienne des 15 otages détenus par les Farc dont Ingrid Betancourt, a rapporté vendredi la radio militaire israélienne.
La radio ne fournit cependant aucun détail sur leur rôle se bornant à rappeler qu'après sa libération, Ingrid Betancourt a comparé l'opération des forces colombiennes à celles de l'armée israélienne.
Selon le quotidien Haaretz, deux officiers supérieurs depuis peu à la retraite, les généraux à la réserve Israël Ziv et Yossi Kuperwasser, dirigent à Bogota une société de conseil en sécurité, employant des dizaines d'anciens membres d'unités d'élite ou des services secrets israéliens.
Cette société, Global CST, a décroché un contrat de 10 millions de dollars en Colombie, après un feu vert du ministère de la Défense, pour aider les forces spéciales dans leur lutte contre les Farc, selon Haaretz.
"Nous avons fourni aux forces spéciales des moyens sophistiqués pour combattre" la guérilla, a déclaré Ziv au quotidien Yediot Aharonot.
Selon cet ancien chef des opérations de l'armée israélienne, sa société "est profondément impliquée" dans l'aide aux forces spéciales colombiennes, mais non dans l'opération spécifique.
"Nous ne voulons pas être crédités pour une action que nous n'avons pas faite", a déclaré à Haaretz une source proche de la société sous couvert de l'anonymat.
"Nous les avons aidés à combattre le terrorisme, à concevoir des stratégies et leur mise en application. C'est déjà beaucoup mais il ne faut pas exagérer notre rôle", a-t-elle ajouté.
Le porte-parole du ministère israélien de la Défense Shlomo Dror s'est abstenu de confirmer ou de démentir la nouvelle.
"Le ministère ne peut donner aucune information sur l'action de conseillers militaires israéliens", a-t-il déclaré à l'AFP.
Il a confirmé toutefois que des "sociétés privées israéliennes dans le domaine de la sécurité opèrent en Colombie avec le feu vert du ministère" tout en déclarant ignorer le détail de leurs opérations.
Les forces spéciales colombiennes seraient équipées des matériels les plus modernes: fusil d'assaut israélien Tavor à visée holographique, fusil M-4 et hélicoptères Blackhawk américains.
Ces unités colombiennes sont conseillées par plus d'un millier de Bérets verts américains, des instructeurs israéliens et des membres des SAS britanniques.
Depuis plusieurs années, Israël vend à la Colombie des avions de combat, des drones et des systèmes de détection électroniques.
En février, la Colombie a annoncé qu'Israël lui livrerait 13 avions de combat Kfir de fabrication israélienne modifiés et en modernisera 11 autres fournis par le passé.
Israël s'est efforcé ces dernières années de contrôler davantage les activités des "sociétés de conseil en sécurité", qui emploient de nombreux anciens militaires susceptibles dans leur nouvel emploi d'impliquer indirectement Israël, suite notamment à la condamnation par un tribunal colombien du mercenaire Yair Klein à 10 ans de prison.
Klein, actuellement détenu en Russie en attendant son extradition, a été condamné par un tribunal de Manizales (centre-ouest de la Colombie) pour avoir entraîné des groupes paramilitaires (milices d'extrême-droite) officiant pour les cartels de la drogue de Medellin dans les années 90.
Selon le quotidien Haaretz, deux officiers supérieurs depuis peu à la retraite, les généraux à la réserve Israël Ziv et Yossi Kuperwasser, dirigent à Bogota une société de conseil en sécurité, employant des dizaines d'anciens membres d'unités d'élite ou des services secrets israéliens.
Cette société, Global CST, a décroché un contrat de 10 millions de dollars en Colombie, après un feu vert du ministère de la Défense, pour aider les forces spéciales dans leur lutte contre les Farc, selon Haaretz.
"Nous avons fourni aux forces spéciales des moyens sophistiqués pour combattre" la guérilla, a déclaré Ziv au quotidien Yediot Aharonot.
Selon cet ancien chef des opérations de l'armée israélienne, sa société "est profondément impliquée" dans l'aide aux forces spéciales colombiennes, mais non dans l'opération spécifique.
"Nous ne voulons pas être crédités pour une action que nous n'avons pas faite", a déclaré à Haaretz une source proche de la société sous couvert de l'anonymat.
"Nous les avons aidés à combattre le terrorisme, à concevoir des stratégies et leur mise en application. C'est déjà beaucoup mais il ne faut pas exagérer notre rôle", a-t-elle ajouté.
Le porte-parole du ministère israélien de la Défense Shlomo Dror s'est abstenu de confirmer ou de démentir la nouvelle.
"Le ministère ne peut donner aucune information sur l'action de conseillers militaires israéliens", a-t-il déclaré à l'AFP.
Il a confirmé toutefois que des "sociétés privées israéliennes dans le domaine de la sécurité opèrent en Colombie avec le feu vert du ministère" tout en déclarant ignorer le détail de leurs opérations.
Les forces spéciales colombiennes seraient équipées des matériels les plus modernes: fusil d'assaut israélien Tavor à visée holographique, fusil M-4 et hélicoptères Blackhawk américains.
Ces unités colombiennes sont conseillées par plus d'un millier de Bérets verts américains, des instructeurs israéliens et des membres des SAS britanniques.
Depuis plusieurs années, Israël vend à la Colombie des avions de combat, des drones et des systèmes de détection électroniques.
En février, la Colombie a annoncé qu'Israël lui livrerait 13 avions de combat Kfir de fabrication israélienne modifiés et en modernisera 11 autres fournis par le passé.
Israël s'est efforcé ces dernières années de contrôler davantage les activités des "sociétés de conseil en sécurité", qui emploient de nombreux anciens militaires susceptibles dans leur nouvel emploi d'impliquer indirectement Israël, suite notamment à la condamnation par un tribunal colombien du mercenaire Yair Klein à 10 ans de prison.
Klein, actuellement détenu en Russie en attendant son extradition, a été condamné par un tribunal de Manizales (centre-ouest de la Colombie) pour avoir entraîné des groupes paramilitaires (milices d'extrême-droite) officiant pour les cartels de la drogue de Medellin dans les années 90.
Casablanca , le salon des masters et de la formation continue ouvre ses portes
Casablanca : Le forum international des Masters, des MBA (Master in Business Administration) et de la formation continue -ForAction- a ouvert ses portes, jeudi à la Foire internationale de Casablanca.
Cette manifestation, organisée par "Le Groupe L'étudiant marocain", sous le Haut Patronage de S le Roi Mohammed VI, se confirme dans sa vocation réelle de plate-forme d'information sur les possibilités de valorisation des compétences, selon les organisateurs.
Quatre jours durant, diplômés, cadres, bac+4, bac+2 expérimentés, directeurs de formation et responsables des ressources humaines sont conviés à prendre contact, expliquent-ils, avec les participants nationaux et internationaux à ce salon dont les représentants d'universités, de grandes écoles, d'offices et de cabinets de formation, pour connaître les offres de cycles supérieurs (Masters, Master in Business Administration, Doctorat) et s'enquérir des différentes opportunités d'accompagnement et de financement en matière d'ingénierie ou d'action de formation continue.
Le débat, ajoute-t-on, doit être davantage engagé grâce au cycle de conférences programmées au long de cet événement. Les visiteurs attendus seront, ainsi, orientés par des professionnels qui répondront à leurs questionnements quant aux "Masters recherchés par les recruteurs", "la valeur ajoutée des doubles compétences", "la validation des acquis expérientiels" et "la migration économique".
Quatre jours durant, diplômés, cadres, bac+4, bac+2 expérimentés, directeurs de formation et responsables des ressources humaines sont conviés à prendre contact, expliquent-ils, avec les participants nationaux et internationaux à ce salon dont les représentants d'universités, de grandes écoles, d'offices et de cabinets de formation, pour connaître les offres de cycles supérieurs (Masters, Master in Business Administration, Doctorat) et s'enquérir des différentes opportunités d'accompagnement et de financement en matière d'ingénierie ou d'action de formation continue.
Le débat, ajoute-t-on, doit être davantage engagé grâce au cycle de conférences programmées au long de cet événement. Les visiteurs attendus seront, ainsi, orientés par des professionnels qui répondront à leurs questionnements quant aux "Masters recherchés par les recruteurs", "la valeur ajoutée des doubles compétences", "la validation des acquis expérientiels" et "la migration économique".
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