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L'ONU confirme la mort de 90 civils en Afghanistan
Après enquête, l'ONU confirme la mort des 90 civils, dont des femmes et des enfants, dans un bombardement de la coalition, le 21 août. Ce bilan est conforme à celui de la commission d'enquête mandatée par le président afghan Hamid Karzaï..
Afghanistan : un rapport critiquait la formation des troupes
NOUVELOBS.COM | 27.08.2008 | 09:22 Dans un rapport rédigé en mai, un officier de l'armée française remettait en cause le niveau de formation des troupes françaises en poste en Afghanistan. Selon Le Canard Enchaîné, dès le début de l'embuscade du 18 août, "quatre militaires français ont été faits prisonniers et exécutés par les insurgés"..
En patrouille avec les paras du 8e RPIMa en Afghanistan
EXCLUSIF FRANCE 24http://flv.france24.com/WB_FR_REPORTERS_18H41M0829.flv|400|300|FFFFFF|autostart Mardi 26 août 2008Les caméras de FRANCE 24 ont suivi en exclusivité les paras du 8eRPIMa, deux semaines avant que le régiment ne perde, le 18 août 2008,huit de ses hommes dans une attaque organisée par les Taliban. .
Les trois leçons à tirer de l'embuscade afghane
Etienne De Montety pour Le Figaro25/08/2008 | Mise à jour : 12:53 | L'analyse de Renaud Girard du 25 août. Trois leçons peuvent être tirées de la meurtrière embuscade afghane qui, lundi dernier, coûta la vie à dix soldats d'élite français. La première est que le terrain afghan n'a rien à voir avec les chasses gardées africaines et les opérations de maintien de la paix balkaniques où l'armée française est intervenue dans les dernières décennies. En Afghanistan, les soldats français sont confrontés à un ennemi redoutable, à la fois aguerri, familier du relief, courageux au combat et idéologiquement très déterminé, voire fanatisé. Ce n'est plus la guéguerre, c'est, désormais, la vraie guerre. Celle-là même que l'armée Rouge a connue dans les années 1980, sans parvenir à la gagner. 10 morts, 21 blessés : il faut remonter à la guerre d'Algérie pour trouver un bilan aussi lourd en opération. Tactiquement, nos forces ont été victimes de dysfonctionnements opérationnels : rupture des relations radio des éléments avancés avec l'arrière, retard et manque de précision de l'appui aérien américain, faible qualité de l'engagement de l'armée afghane..
Le sens d'une guerre en Afghanistan
L'éditorial de Luc de Barochez du 20 août. La tragédie qui s'est déroulée lundi sur les contreforts poussiéreux de l'Hindu Kuch rappelle que le conflit en Afghanistan n'est pas une simple mission de maintien de l'ordre. C'est une guerre qui est livrée aux talibans et à leurs alliés ; une guerre qui nous coûte cher, en argent comme en vies humaines. Déjà, 176 soldats occidentaux ont péri cette année. Les dix Français tués lundi dans une embuscade s'ajoutent à de nombreux Britanniques, Canadiens et Américains tombés au combat..
« Enquêtes et révélations » : Spéciale Afghanistan le 2 septembre sur TF1
En raison des événements dramatiques survenus en Afghanistan, TF1 a décidé pour son 1er numéro du magazine «Enquêtes et révélations» d'en modifier le contenu..
Afghanistan: vigilance et renseignement, nouveaux maîtres-mots après l'embuscade
KABOUL (AFP) — Moins d'une semaine après l'embuscade qui a décimé lundi dix soldats français, la Force internationale d'assistance à la sécurité (Isaf) de l'Otan en Afghanistan en a tiré les premiers enseignements: les nouveaux maîtres-mots sont vigilance accrue et effort sur le renseignement."Nous avons péché par excès de confiance", a concédé dimanche le général français Michel Stollsteiner, commandant de l'Isaf dans la région capitale (Kaboul et ses environs).Dix soldats français ont été tués et 21 autres ont été blessés lundi à Saroubi, à une cinquantaine de kilomètre à l'est de Kaboul (est), dans une embuscade tendue par une centaine de talibans.Jamais un affrontement n'avait été aussi meurtrier pour les troupes internationales depuis la chute du régime des talibans fin 2001.Selon le général Stollsteiner, dont la zone de compétence s'étend jusqu'à Saroubi, la compagnie de soldats français prise sous le feu des insurgé s'était déjà rendue dans cette zone "trois jours avant, sans problème"."Il n'y avait qu'un seul endroit, en limite nord, où les villageois leur avaient dit, +n'allez pas au-delà de cette limite parce que sinon on aura des problèmes+", a-t-il expliqué, soulignant qu'il s'agissait des "seules informations" disponibles lors de la planification de la patrouille.Depuis, le général Stollsteiner a ordonné à ses subordonnés "d'accentuer leur vigilance sur les points particuliers de leurs zones et lorsqu'ils ont le moindre doute". L'objectif est de disposer, "à proximité, des appuis" nécessaires, a-t-il expliqué.De source militaire française, on précise que ces appuis, sont apportés par les avions de chasse de la coalition qui sillonnent le ciel afghan, l'artillerie (mortiers, canons de 20mm des transports de troupes blindés...) mais aussi par les démineurs.La conjonction d'embuscades avec des pièges explosifs déposés le long des voies de circulation est un mode opératoire observé tout particulièrement dans les bastions talibans au sud du pays, mais aussi dans la province de Wardak (centre-ouest), selon les mêmes sources.Il faut augmenter la "capacité de reconnaissance et renseignement" en Afghanistan, avait souligné vendredi le ministre français de la Défense Hervé Morin dans une interview au quotidien français Figaro.Le général Stollsteiner a précisé qu'il s'agissait de faire davantage appel aux drones - avions sans pilote - mais qu'il pensait aussi aux forces spéciales. "On les avait demandées avant même" l'embuscade de lundi, a-t-il relevé.Si la France a retiré ses forces spéciales d'Afghanistan en janvier 2007, rien n'empêche d'insérer quelques spécialistes de l'acquisition du renseignement dans les unités déployées sur le terrain.La panoplie des moyens de renseignement est particulièrement large. Elle s'étend aux satellites d'observation, aux avions de chasse dotés de nacelles spécialisées et aux "interceptions électromagnétiques" (écoutes).Ces inflexions dans la tactique des forces françaises répondent elles-même à des changements dans le mode d'action des talibans. Elles feront l'objet d'un document dit de "retour d'expérience" qui doit être communiqué dès ce dimanche à l'état-major à Paris, selon le général Stollsteiner.Ce document doit "décortiquer tout le détail" des événements survenus lundi (chronologie, montage de l'opération, ordres donnés...) et proposera de nouvelles procédures aux forces engagées sur le terrain.A plus long terme, a-t-on expliqué de source militaire, l'analyse de l'équilibre des forces peut conduire à des décisions plus lourdes qui seraient alors prises au plus haut niveau de l'Etat en France.Quelque 3.000 soldats français sont déployés en Afghanistan, principalement dans la région de Kaboul et de Kapisa, au nord-est de la capitale..
L'Isaf favorable à un retour des forces spéciales françaises
Paris avait décidé en janvier 2007 de retirer la plupart de ses 220 soldats des forces spéciales déployés alors en Afghanistan.(Reuters)Le général américain David McKiernan, commandant en chef de la Force internationale d'assistance à la sécurité (Isaf) de l'Otan en Afghanistan s'est déclaré, dimanche 24 août, favorable à un retour des forces spéciales françaises dans ce pays."Nous accueillons volontiers toute contribution militaire à cette opération mais les forces spéciales se sont montrées particulièrement efficaces en Afghanistan", a-t-il déclaré devant la presse."Ainsi, si le gouvernement français voulait envoyer de nouveau des forces spéciales en Afghanistan, je les accueillerais à bras ouverts", a-t-il poursuivi.Forces spécialesParis avait décidé en janvier 2007 de retirer la plupart de ses 220 soldats des forces spéciales déployés alors en Afghanistan.Comme on l'interrogeait sur la volonté du ministre français de la Défense, Hervé Morin, d'augmenter les capacités de renseignement des forces françaises après la mort de dix soldats français dans une embuscade, le numéro un de l'Isaf a estimé que "c'est tout à fait juste"."Nos opérations doivent être basées sur de bonnes capacités de renseignement, à tout moment, et ce renseignement peut provenir de diverses sources, techniques, vidéo, radio et humaines", a-t-il relevé."Toutes sont très importantes et un commandant n'a jamais assez de capacités de renseignement", a souligné le général McKiernan..
En Afghanistan, il faut revoir les actions de pacification, par Bernard Dupaigne
LE MONDE | 25.08.08 | 14h50 • Mis à jour le 25.08.08 | 14h50Nos 10 soldats sont-ils morts pour rien, le 18 août en Afghanistan ? Quel intérêt stratégique avait cette reconnaissance, mal préparée, dans une vallée contrôlée, au nord de Saroubi, par le Hezb-e-Islami, l'un des puissants partis du temps de la résistance contre l'armée soviétique (1979-1989), et l'un des principaux bénéficiaires de l'aide américaine ?Pourquoi sommes-nous là ? "Pour gagner la guerre contre le terrorisme", répondent à l'unisson les gouvernements américains et français. Ce drame devrait être plutôt l'occasion de réfléchir à notre action en Afghanistan, et aux raisons de notre présence militaire.Quelle est l'efficacité d'une guerre statique contre une guérilla extrêmement mobile ? Les forces de la coalition (70 000 soldats, de 40 pays) s'enferment dans des bases fixes, objets d'attaques régulières de la part d'un ennemi invisible, et répondent au hasard par des bombardements et des frappes aériennes, qui font plus de victimes dans la population civile que chez les insurgés.Chaque frappe incontrôlée, chaque "dommage collatéral" nous expose au désir de vengeance des deux à trois millions de jeunes Pachtounes du sud du pays, prêts à tout pour chasser les étrangers et retrouver leur autonomie traditionnelle. L'armée soviétique a mis dix ans avant de renoncer à exposer ses soldats ; les troupes occidentales en sont déjà à sept années. Pour quels résultats ? Les attaques, au lieu de se faire moins fréquentes, s'intensifient tout au contraire.L'Afghanistan n'est plus la base arrière des attaques terroristes dans le monde. Et Oussama Ben Laden ne se fait plus voir : il est, très probablement, mort depuis plusieurs années de son diabète. Si des infiltrations de terroristes internationaux ont bien encore lieu, en provenance du Pakistan et d'autres pays, ce ne sont pas ceux-ci qui mènent la majorité des attaques contre les forces de la coalition.Il est temps d'admettre que nos forces sont harcelées, non par les suppôts d'Al-Qaida, mais par des volontaires issus de la population locale, qui luttent contre la présence armée étrangère, en profitant de la neutralité des paysans locaux, aussi désireux qu'eux d'être débarrassés des étrangers, qui ignorent leurs traditions d'honneur et leur volonté d'autonomie.Envoyer plus de forces "pour assurer la sécurisation de nos militaires", comme le suggèrent les Américains et les Français, ne fera que provoquer plus de pertes. Déjà 24 soldats français tués, et 852 militaires occidentaux depuis 2001 !SE FAIRE PLUS DISCRETSSeul un changement de stratégie peut diminuer les pertes. Il faut revenir aux voies traditionnelles de discussions et de négociations. S'appuyer sur les structures locales de pouvoir, les assemblées régionales, les chefs religieux modérés, les propriétaires terriens. Se faire plus discrets dans la guerre, et plus présents dans la reconstruction. Hors la réfection des routes et des pistes, qui ont une finalité autant militaire que civile, tout est encore à relancer en Afghanistan. Le sud du pays, puni pour avoir été considéré comme favorable aux talibans, a été négligé dans l'attribution des crédits et des subventions. Les usines, qui apporteraient du travail aux jeunes désoeuvrés, les barrages et les systèmes d'irrigation ne font pas partie des préoccupations principales de la coalition.L'effort devrait se porter sur la négociation et la reconstruction. Une partie des coûts énormes de la guerre, 100 millions de dollars par jour (67,5 millions d'euros), 140 milliards dépensés par Washington depuis 2001, permettrait de reconstituer l'armée afghane, autrefois efficace (57 000 soldats afghans actuellement), d'organiser des milices autonomes d'autodéfense, comme s'y sont résolus les Américains en Irak. De rétablir les infrastructures d'avant 1978, pour permettre une vie plus facile pour les populations afghanes.La pacification requiert également une réforme de la gouvernance afghane. Diminuer la corruption par une surveillance plus stricte de l'utilisation des crédits alloués, veiller à ce que les soldats reçoivent effectivement leur solde, et à ce que certaines autorités ne profitent pas impunément des avantages de leur position. Contrôler les voies de passage de l'opium à l'exportation.Traiter tous les Pachtounes, les Afghans du sud du pays comme des terroristes potentiels ne mènera qu'à davantage de destructions. L'aventure afghane des Etats-Unis et de l'OTAN se terminera forcément par un retrait. Puisqu'il faudra bien partir un jour, autant tenter de construire un avenir aux jeunes. Que les opérations militaires soient remplacées par des activités civiles. Et les Afghans constateront leur véritable intérêt. Bernard Dupaigne, Professeur au Musée de l'hommeBernard DupaigneArticle paru dans l'édition du 26.08.08.
Kaboul souhaite la renégociation du mandat des forces internationales
LEMONDE.FR avec AFP | 25.08.08 | 18h25 • Mis à jour le 25.08.08 | 18h37Le gouvernement afghan a annoncé, lundi 25 août, qu'il souhaitait renégocier les termes de la présence des forces internationales en Afghanistan, après une série de frappes aériennes meurtrières de la coalition sous commandement américain. Dans une résolution adoptée lundi au nom de la "souveraineté de l'Afghanistan", le conseil des ministres charge les ministres de la défense et des affaires étrangères d'"ouvrir des négociations avec les forces internationales", indique ainsi un communiqué du gouvernement.Selon Kaboul, un raid américain a tué plus de quatre-vingt-dix civils, vendredi, près du village d'Azizabad, dans l'ouest du pays. Après avoir d'abord affirmé que trente insurgés avaient été tués, la coalition internationale a ouvert sa propre enquête. Le conseil des ministres a "condamn[é] dans les termes les plus forts" les récents bombardements. "Le gouvernement afghan a discuté à de nombreuses reprises de ce sujet avec les forces internationales, demandant l'arrêt des bombardements contre les villages afghans. Malheureusement, à ce jour, nos demandes n'ont pas été entendues, de plus en plus de civils perdent leur vie dans des frappes aériennes", a-t-il affirmé. D'après la Commission afghane indépendante des droits de l'homme, plus de neuf cents civils ont été tués depuis le début de l'année dans des violences, du fait des insurgés ou des forces de sécurité afghanes et internationales. "RENÉGOCIER LES TERMES DE LA PRÉSENCE DE LA COMMUNAUTÉ INTERNATIONALE"La négociation souhaitée par le gouvernement afghan doit porter sur les trois points suivants : "Renégocier les termes de la présence de la communauté internationale en Afghanistan, sur la base d'un accord mutuel", "établir les limites et les responsabilités des forces internationales", et "mettre un terme aux frappes aériennes visant des cibles civiles, aux perquisitions et aux détentions illégales de citoyens afghans".La volonté des autorités afghanes de renégocier les termes de la présence internationale survient alors qu'en Irak, sur l'autre front de la "guerre contre la terreur" lancée par les Etats-Unis, le premier ministre, Nouri Al-Maliki, souhaite parvenir à un accord pour un départ des troupes étrangères avant 2011. De plus, l'Irak "ne donnera pas une immunité totale" aux soldats étrangers qui seront basés en Irak à partir de 2009, car "nous voulons protéger le sang des Irakiens", a déclaré M. Maliki..
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