Areva se fournit en cuves auprès de Mittal
A l occasion de la visite du Président français, Areva a annoncé jeudi un programme d investissement au Creusot (Bourgogne) pour augmenter sa capacité de production de pièces forgées nucléaires. Aujourd hui, 80 % des pièces nécessaires à la fabrication d un EPR peuvent être réalisées au Creusot. Demain, 100 % le seront, et notamment la fabrication des pièces de cuves. Ce plan concernera tout d abord la production de lingots de l aciérie d Industeel, filiale d ArcelorMittal. Anne Lauvergeon, Présidente du Directoire d Areva et Aditya Mittal, Directeur financier d ArcelorMittal, ont ainsi signé jeudi, en présence du Président de la République française, Nicolas Sarkozy, un protocole d accord pour augmenter la production d Industeel dédiée au marché nucléaire. Réparti entre 2008 et 2010, cet investissement permettra à l aciérie d accroître sa capacité de fabrication de lingots de 35 000 t à 50 000 t par an. Le groupe Areva investira également dans sa filiale Creusot Forge, pour continuer à développer sa production de pièces forgées destinées à la fabrication des composants des réacteurs nucléaires (cuve, générateur de vapeur…). Cette augmentation de capacité va permettre à Areva de poursuivre le développement de la filière nucléaire française commente le groupe dans un communiqué. Cette annonce intervenait le jour où Nicolas Sarkozy annonçait la construction d un nouveau réacteur EPR. Selon Areva, c est l ensemble des acteurs nucléaires régionaux, rassemblés dans le pôle de compétitivité, Pôle Nucléaire de Bourgogne, qui vont bénéficier de cet investissement. 
EDF EN met en service un nouveau parc éolien de 14 MW
EDF Energies Nouvelles annonce la mise en service du parc éolien de Walkway, d’une puissance installée de 14 MW. Ce nouveau parc éolien, situé dans le comté de Durham, au nord-est de l’Angleterre, regroupe 7 éoliennes d’une puissance unitaire de 2 MW. Elles ont été fournies par le fabricant allemand REpower.Avec le parc éolien de Walkway, EDF Energies Nouvelles dispose au Royaume-Uni d’une capacité brute de 117 MW en exploitation. Trois parcs supplémentaires d’une capacité totale de 88 MW bruts sont en cours de construction.
N.Sarkozy annonce un deuxième chantier EPR
La déclaration était attendue : Nicolas Sarkozy a officiellement annoncé le lancement d un second réacteur EPR, dont le chantier devra être mis en route en 2011 par Areva. En visite sur le site du Creusot, le Président français a confirmé l annonce faite par François Fillon en juin dernier : il y aura bien un deuxième réacteur EPR, dont l implantation sera décidée en 2009, et le chantier lancé en 2011. Pour le Président, la troisième génération de réacteur, à eau préssurisée, est la solution qui permettra de faire face à un pétrole durablement cher : L ère du pétrole bon marché, c est fini. a-t-il prédit. Le nucléaire est plus que jamais une industrie d avenir et une énergie indispensable. Selon les chiffres avancés par le Président, la production fournie par un EPR équivaudrait à 2 milliards de m3 de gaz par an quand il remplace une centrale à gaz, et 11 millions de tonnes de charbon quand il remplace une centrale au charbon. Ce, pour un prix, qu il estime 30 à 50% moins cher. Concernant la vente de la technologie nucléaire aux pays en développement, dont la Libye, le Président a estimé que le nucléaire constituait une arme de paix, car c est une arme au service du développement. Dans un communiqué, EDF s est dit prêt à s’engager dans ce projet, dans un contexte d’augmentation de la demande d’électricité, et des contraintes liées au réchauffement climatique. Le Groupe EDF dispose en effet de sites potentiels d’implantation et des compétences reconnues de ses équipes. Il bénéficie en outre de l’expérience nécessaire après avoir engagé la construction de l’EPR de Flamanville (Manche) a souligné le groupe. Les réactions ne se sont pas fait attendre : Pour Greenpeace, cette décision est aberrante et stupide. Il s agit d une faute lourde sur le plan énergétique, économique, industriel et environnemental , a accusé Yannick Jadot, responsable de Greenpeace France. Il rappelle que le chantier finlandais [du premier EPR construit], entamé en 2005, affiche un dépassement budgétaire global de 1,3 à 2,2 milliards d euros (pour un prix initial de 3,3, milliards) et ne sera terminé qu avec deux ans de retard au moins. Le chantier de l EPR de Flamanville a également connu un mois de suspension du fait d irrégularités. Greenpeace reproche à l Etat de faire le choix du nucléaire plutôt que celui des économies d énergie, tel que préconisées par le Grenelle de l Environnement : l interdiction des ampoules à incandescence d ici à 2010 (...) permettrait à la France d économiser une quantité d électricité équivalente à ce que devrait produire le réacteur EPR. 
La première pile à combustible grand public arrive
Le Medis 24-7 Power Pack est en quelque sorte une source d énergie portative capable de garder vos appareils mobiles opérationnels alors que vous êtes en déplacement, sans prise électrique à proximité. La pile à combustible possède assez de puissance pour relayer en énergie, divers appareils électriques de poche lorsque la batterie est presque épuisée. Elle peut également être utilisée en mode chargeur. Le Power Pack 24-7 délivre suffisamment de puissance pour alimenter un téléphone mobile (jusqu à 30 heures d autonomie) ou un lecteur MP3 (de 60 à 80 heures d autonomie).[BRK1]Selon le fabricant, le système est basé sur une technologie totalement passive qui n utilise pas de pompe, de vanne ou de pièce mobile complexe. Elle est basée sur un combustible liquide non inflammable, chimiquement stable et facile à stocker. La puissance est suffisante (1 watt) pour assurer l alimentation d un large éventail d appareils électroniques portatifs du marché : la plupart des téléphones mobiles, y compris ceux qui intégrent des fonctions avancées comme l internet, la vidéo-conférence ou la TV sur demande ; les téléphones dual mode en mesures d effectuer des appels en modes cellulaires, WiFi ou VoIP ; les téléphones intelligents et les Blackberries ; les lecteurs iPods et MP3 ; les lecteurs de jeux vidéo et la plupart des autres appareils de taille similaire. Il faudra patienter un peu avant de pouvoir se la procurer. Une ligne de production entièrement automatisée, capable de traiter de gros volumes, sera opérationnel au cours du premier semestre de 2008.[BRK2]
L éolien français rattrape son retard
Dans un nouveau rapport, le gestionnaire de réseau RTE fait le bilan des installation d énergies renouvelables en France, et des perspectives de leur développement au sein du réseau électrique français. Les EnR répondent aujourd hui à 15% de la consommation français d électricité, pour une production en 2007 de 71,1 TWh d électricité (480,3 TWh ont été consommés sur l année). Cette production provient essentiellement des moyens de production hydraulique, précise RTE. Selon ses chiffres, l augmentation de la production des énergies renouvelables atteint les 79,4% entre 2006 et 2007. Essor de l énergie éolienne En valeur absolue, la production éolienne représentait 4 TWh en 2007, soit 0,8% de la consommation intérieure d électricité. Au 31 mai 2008, la puissance installée de la production éolienne d’électricité en France a atteint 2 500 MW (2). En 5 ans, l’énergie électrique d’origine éolienne produite en France a été multipliée par 10. Comparé à d’autres pays européens, le développement de l’éolien en France reste néanmoins récent, relativise RTE, qui cite par exemple les chiffres des puissances installées à fin 2007(3)des deux premiers pays européens leaders : 22 200 MW pour l’Allemagne et 15 100 MW pour l’Espagne. Prévoir le développement des EnR La loi du 10 février 2000 a confié à RTE la mission de réaliser, tous les deux ans, un Bilan Prévisionnel de l’équilibre entre l’offre et la demande d’électricité. Ce bilan s’inscrit dans le cadre de la Programmation pluriannuelle des investissements de production d’électricité réalisée par les Pouvoirs publics. Sa publication entend constituer, de manière transparente et pour tous les acteurs du marché, une source d’informations neutre afin de leur permettre d’anticiper leurs décisions d’investissements en moyens de production. Dans son dernier bilan prévisionnel à l’horizon 2020, RTE constate un développement important de nouveaux moyens de production, dont les énergies renouvelables et tout particulièrement l’éolien. Pour RTE, la filière éolienne a véritablement commencé à prendre son essor malgré un démarrage timide et tardif : avec moins de 400 MW installés début 2005. Son développement récent, avec environ 2000 MW au début de l’été 2007, montre qu’une dynamique s’est amorcée. RTE table sur un renforcement de son développement. En tenant compte des projets en cours et des informations fournies par les producteurs, notamment celles du Syndicat des Energies Renouvelables (SER), RTE estime que la puissance éolienne installée devrait atteindre 5 000 MW en 2010 et 7 000 MW en 2012. L’arrêté du 7 juillet 2006 relatif à la programmation pluriannuelle des investissements de production d’électricité prévoit de développer en France 17 000 MW d’éolien en 2015. La puissance éolienne installée devrait dès lors atteindre 20 000 MW en 2020. RTE explique que la France suit le rythme d’autres pays voisins européens avec un décalage de quelques années, sans compter les projets d’éolien « off-shore » qui sont pour l’instant difficiles à évaluer. Accompagner le développement Pour le gestionnaire, accompagner le développemnet des énergies renouvelables dans le pays implique un développement concerté des capacités du réseau de transport et des interconnexions. Si en France des capacités d’accueil à l’évacuation de la production éolienne par le réseau public de transport existent, elle sont limitées : de 6000 à 7000 MW environ peuvent être raccordés sur le réseau existant. Ce volume ne peut toutefois être atteint qu’en optimisant la répartition géographique des projets de production éolienne. Or leur localisation est avant tout liée au potentiel éolien existant et à leur acceptabilité sociétale et environnementale, explique RTE. De ce fait, il apparaît que les capacités d’accueil du réseau public de transport sont d’ores et déjà limitées dans certaines zones favorables à l’acceptabilité de l’éolien, que ces productions soient raccordées directement à ce réseau ou via le réseau de distribution. En effet, ces zones sont généralement peu urbanisées, et donc sont souvent desservies par un réseau de transport de capacités limitées en raison des faibles consommations qu’il était jusqu’à présent destiné à alimenter. RTE publie sur son site Internet et sous forme de cartes, les capacités d’accueil du réseau public de transport. (4) Dans la mesure où les délais de développement des installations de production éoliennes sont notablement plus rapides que ceux du réseau de transport (généralement 2 à 3 ans pour les premiers contre environ 6 ans pour les seconds, essentiellement liés à l’obtention des procédures administratives), la création de capacités d’accueil de la production éolienne doit être anticipée. Pour cela, il apparaît indispensable de disposer au plus tôt d’une vision nationale et régionale des Zones de Développement Eolien (ZDE). Dans cet optique, RTE s’implique au sein des processus de concertation mis en place dans le cadre de la création de ces ZDE. Ces processus de concertation rassemblent les promoteurs de projets d’éoliennes, les pouvoirs publics, les élus locaux et régionaux. Afin d anticiper au mieux l adaptation de ses infrastructures, RTE a évalué à environ un milliard d’euros cumulés d’ici à 2020 les investissements nécessaires sur son réseau pour un parc éolien terrestre d’environ 20 000 MW (lignes et postes), soit 500 M? d’ici à 2010-2012, puis 500 M? de 2010-2012 à 2020 ; et sous condition de la réalisation effective des moyens de production éoliens /prévus. La loi confie à RTE la gestion de l’équilibre entre l’offre et la demande en temps réel.(5) Or la production des énergies renouvelables est par nature variable et difficilement prévisible. En effet, les éoliennes ne produisent que lorsque le vent le leur permet, c’est à dire lorsque la vitesse du vent n’est ni trop faible, ni trop forte. De même, les centrales photovoltaïques ne produisent que lorsque l’ensoleillement est suffisant. Pour assurer l’équilibre entre l’offre et la demande en électricité, il convient donc de gérer au mieux l’intermittence des énergies renouvelables. Compte tenu du fort développement de l’éolien, la vitesse du vent est un paramètre météorologique nouveau qui entre dans la prévision de l’équilibre entre la production et la consommation. Qui plus est, ce paramètre météorologique répond à des constantes de temps courtes : sa variabilité est forte et bien moins prévisible à l’avance que températureet nébulosité. Toutefois les mesures de production éolienne de 2005 à 2007 et l’analyse des vitesses de vent sur un historique de cinquante ans, laissent présager de relativement bonnes performances de l’éolien français, favorisé par des zones de vents non-corrélées. Globalement, le parc éolien installé présente un facteur de charge (6) annuel moyen de 24% sur les trois dernières années, plus élevé en hiver qu’en été. Il n’a pas été constaté lors des périodes de froid d’association significative entre faibles températures et faible production éolienne.Malgré l’intermittence de sa production, le parc éolien participe à l’équilibre offre demande, affirme le gestionnaire. Sous réserve d’un développement géographiquement équilibré, on estime que 20 000 MW d’éoliennes est équivalent à 4 000 MW de moyens de production thermique. Des déclenchements simultanés d’éoliennes suite à un creux de tension (pouvant être ressenti sur des zones géographiques de la taille d’un département ou d’une région) ou des variations de fréquence (ressenti sur l’ensemble du réseau européen interconnecté) peuvent nuire à la sûreté du système électrique, prévient le gestionnaire. Dès lors que la puissance installée des éoliennes devient significative, il est impératif que les éoliennes aient des performances techniques de tenue aux creux de tension et de fréquence similaires à celles des autres installations de production. Des dispositions en ce sens sont prévues dans des textes réglementaires français pour toutes les éoliennes, qu elles soient accordées aux réseaux de transport ou de distribution. Face au développement des EnR et tout particulièrement de l’éolien, RTE souligne l importance pour les gestionnaires de réseau de transport de disposer d’outils adaptés pour intégrerleurs particularités dans l’exploitation du système électrique : accroissement rapide ; production raccordée essentiellement sur les réseaux de distribution ; forte variabilité de la production liée aux conditions météorologiques ; comportements des machines différents en fonction des technologies.RTE a engagé plusieurs types de travaux destinés à mieux intégrer les EnR dans le système électrique : Tout d’abord, RTE s’efforce, dans ses relations avec gestionnaires de réseau et les producteurs éoliens, d’améliorer « l’observabilité » en temps réel de la production éolienne. L’observabilité est la capacité de disposer de la mesure de la production des éoliennes en temps réel. Début 2008, RTE a installé dans les dispatchings (centres d’exploitation du réseau de transport) une première plate-forme pour visualiser les données de production éolienne. Fin 2008, les mesures d’environ 80% de la production éolienne française seront rapatriées vers cette plate-forme. Par ailleurs, RTE s’est engagé en partenariat avec météo-France à améliorer « la prévision » de la production éolienne. En effet, RTE a développé un modèle de prévision de production éolienne. Ce modèle simple et robuste est alimenté par l’historique de la production réalisée par chaque parc éolien et par les prévisions de vent fournies par météo-France. Les premiers résultats du modèle sont dores et déjà satisfaisants. D’autre part, RTE étudie les possibilité de « commandabilité » de la production éolienne en lien avec les gestionnaires de réseau de distribution et les producteurs. La commandabilité consiste à pouvoir commander à distance et en temps réel les installations de production depuis lesdispatchings (centres d’exploitation du réseau de transport). Observabilité, prévision et commandabilité sont nécessaires pour faciliter le développement des EnR tout en garantissant le bon fonctionnement et la sûreté du système électrique, souligne RTE. L’électricité ne se stockant pas, la production doit, à tout moment, être équivalente à la consommation. Toute modification de la demande ou de la production d’électricité en un point du réseau de transport se répercute instantanément sur tout le système électrique. Celui-ci doit donc s’adapter en permanence pour satisfaire l’équilibre offre-demande. Les lois du 10 février 2000 et du 9 août 2004, ainsi que le décret du 31 août 2005, ont confié à RTE la mission d’assurer « l’équilibre, à tout instant, des flux d’électricité sur le réseau public de transport d’électricité, ainsi que la sécurité, la sûreté et l’efficacité de ce réseau ».
Futurs compteurs communicants,ERDF choisit Atos Origin
ERDF, filiale d’EDF et le plus important distributeur d’électricité de l’Union européenne, a engagé, via l’expérimentation de 300.000 compteurs, le chantier de transformation majeur de remplacement du parc français de 35 millions de compteurs. Pour relever le défi de ce projet gigantesque, ERDF a choisi Atos Origin comme architecte de son nouveau Système d’Information et chef de file du consortium technologique de la phase d’expérimentation.La mise en place de millions de « compteurs communicants », capables d’échanger des informations et d’améliorer le pilotage du réseau, est, en soi, un chantier exceptionnel mais de plus, il crée à terme un volume colossal d’informations à transférer, stocker et traiter. Le système d’information de gestion des équipements et de ces données télérelevées constitue le c?ur du système de comptage communicant (AMM pour Automated Meter Management).« Nous nous réjouissons d’avoir été choisi par ERDF comme intégrateur global de la phase d’expérimentation ainsi que pour la construction du système central d’information de ce programme hors norme. » déclare Philippe Germond, Président d’Atos Origin.Ce projet d’installation de 35 millions de compteurs communicants et 700 000 concentrateurs, garantissant dans le même temps la qualité et la continuité du service, devrait constituer le plus grand chantier européen dans ce domaine et devenir le projet de référence.Le protocole de communication retenu par ERDF est un CPL (Courant Porteur en Ligne) ouvert, conçu par Atos Origin et ses partenaires, qui permet l’interopérabilité des matériels de comptage et autorise les équipements provenant de fournisseurs différents. Les équipes de recherche d’Atos Origin ont conçu un Laboratoire de Certification CPL. Cet outil unique sur le marché permet de tester la compatibilité de tout nouvel équipement. Stimulant la transparence, cette technologie CPL innovante aura valeur de standard.
Gazprom s apprête à doubler ses prix à l exportation
Face à la flambée des prix du baril de pétrole, le principal gazier russe compte bien soigner ses marges à l’export. Le président du consortium énergétique russe Gazprom, Alexei Miller, a déclaré ce jeudi en compagnie du président russe Dmitri Medvedev, que le prix du gaz russe vendu à l’Europe, atteindra les 500 dollars pour mille mètres cube de carburant d’ici la fin de l’année. A la direction de Gazprom, il se dit que le prix du baril de pétrole attendrait les 250 dollars dans la même période, et que dans cette situation le gaz russe pour l’Europe serait vendu à 1.000 dollars les mille mètres cube. Miller a conclu en disant que ce prix n’aura rien d’exceptionnel pour le marché car actuellement les prix du gaz pour les commandes urgentes sur le marché européen atteignent déjà 1000 dollars. P.G [Article paru sur le site Fenêtre sur l Europe, sous licence Creative Commons]
Les européens soucieux du sort des déchets nucléaires
Une très large majorité des citoyens Européens demande la mise en place d installations d évacuation des déchets nucléaires et la définition d une approche européenne plus harmonisée dans ce domaine. Tels sont quelques-uns des principaux éléments consignés dans l Eurobaromètre 2008 concernant les déchets radioactifs. L enquête Eurobaromètre publiée jeudi par la Commission européenne examine les attitudes des citoyens européens envers les déchets radioactifs et la sûreté de leur gestion dans le contexte de l énergie nucléaire, ainsi que leurs connaissances dans ce domaine. Ce sondage fait suite à trois précédentes enquêtes menées en 1998, 2001 et 2005. Les déchets radioactifs demeurent une question centrale pour l acceptation de l énergie nucléaire. Quatre opposants au nucléaire sur dix changeraient d avis s il existait une solution sûre et définitive pour la gestion des déchets radioactifs. Près de neuf personnes interrogées sur dix considèrent que chaque État membre de l UE devrait établir un plan de gestion des déchets radioactifs dans un délai précis. Une proportion similaire souhaite que l Union européenne suive l évolution de la situation dans ce domaine et veille à ce que les mêmes règles s appliquent dans tous les États membres. Selon l enquête de 2008, le soutien à l énergie nucléaire s est accru dans l Union européenne depuis 2005. Ce soutien est plus fort dans les pays dotés d installations électronucléaires opérationnelles et dans ceux où la population se considère bien informée des questions liées aux déchets radioactifs. Près des deux tiers des citoyens européens admettent les bénéfices associés à l énergie nucléaire, tels que la diversification des sources d énergie, la réduction de la dépendance envers le pétrole et la réduction des émissions de gaz à effet de serre, souligne le baromètre. Les informations sur la gestion des déchets radioactifs sont considérées comme plus fiables lorsqu elles proviennent de sources indépendantes, telles que des scientifiques ou des organisations non gouvernementales. Les citoyens de l UE préfèreraient en majorité être directement consultés et participer au processus de décision concernant l éventuelle construction d un site de stockage souterrain à proximité de leur domicile. Le rapport complet est disponible à l adresse : http://ec.europa.eu/public_opinion
Quotas de CO2 : l industrie chimique veut un aménagement
Le secteur de la chimie s inquiète du poids économique que feront peser les enchères de mécanismes d enchères du CO2 envisagés par l UE, sur leur compétitivité. S appuyant sur les résultats d une étude, les industriels estiment à 1 milliard d euro le coût L’Union des Industries Chimiques (UIC) a demandé au Cabinet A.T. Kearney d’évaluer l’impact économique sur l’industrie chimique en France du mécanisme d’enchères envisagé dans le projet de révision de la Directive ETS¹. La directive fait partie du paquet « climat-énergie » de la Commission européenne.[BRK1] Au vu des résultats de cette étude qui porte sur 96 sites industriels de la chimie en France, représentant 90 % des émissions de gaz à effet de serre (GES) du secteur, l’UIC s inquiète des conséquences du mécanisme des enchères qui, selon elle, entraînerait pour les industriels l’équivalent d’une taxation supplémentaire et compromettrait significativement l’avenir de l’industrie chimique en France. Elle demande à bénéficier d’un mécanisme incitatif tel que l’allocation de quotas basée sur un « benchmark » (étalonnage pour évaluer les performances) lié à la performance moyenne en matière d’émissions des unités industrielles de chaque activité et incluant un facteur de réduction cohérent avec l objectif européen. Elle souhaite par ailleurs que l’industrie chimique, en raison de ses besoins élevés d investissements et de sa forte exposition à la concurrence internationale, dispose d’ici la fin 2008 de visibilité sur les mesures de mise en oeuvre de la nouvelle directive. Les résultats de l’étude mis en valeur par l UIC sont les suivants : Dans un scénario de mise aux enchères de la totalité des quotas, le mécanisme génèrerait pour les industriels une charge supplémentaire de l’ordre de 1,1 Milliard d euros par an en 2020, augmentant leurs dépenses² de 35 % à 100 % de leurs frais fixes de production selon les filières. Ce scénario aurait pour conséquence, selon les représentants de l industrie, de détériorer lourdement la compétitivité de l’industrie chimique française en compromettant ses exportations et en favorisant l’importation de produits extérieurs à l’Union Européenne. En effet, elle estime que les coûts engendrés pourraient entraîner jusqu’à 35 % d’écart de prix de revient pour des produits livrés en France. Pour l UIC, cela aurait pour conséquence de favoriser les délocalisations en améliorant la rentabilité des investissements hors UE. Dans un scénario d’allocation de quotas fondé sur le « benchmark », tel qu elle le préconise, le potentiel maximum de réduction des émissions de GES pour l’industrie chimique en France serait de 31 %. Sur ces 31 %, environ 25 % seraient atteignables avec des investissements et une augmentation de coûts supportables pour les entreprises, a calculé l UIC. En revanche, pour aller jusqu’aux 30 % qu’envisage la Commission Européenne, sous réserve d’un accord international, il faudrait investir 1,8 Mrd d’euros supplémentaires pour un gain environnemental jugé extrêmement faible : 1,2 Millions de tonnes de CO2 soit 0,2 % des émissions de GES pour la France, selon les résultats de l étude. L UIC souligne que la mise en oeuvre éventuelle de mesures compensatoires aux frontières permettrait d’atténuer mais pas d’éliminer l’impact négatif des enchères avec l’inconvénient d’une application difficile pour un secteur industriel très complexe et très intégré. Les réprésentant du secteur chimique confirment que le secteur est capable de réduire de 25 % ses émissions à horizon 2020 conformément à l’objectif fixé par la Commission Européenne et qu’il prévoit d’investir pour cela en moyens humains et financiers. Elle souligne d ailleurs que l’industrie chimique a déjà réduit ses émissions de GES de 45 % de 1990 à 2006. Le mécanisme d’allocation de quotas demandé lui permettrait de conserver sa compétitivité. l UIC pense pouvoir ainsi consacrer les ressources nécessaires pour jouer pleinement son rôle de moteur d’innovation pour les autres industries et contribuer avec ses produits et procédés à l’atteinte des objectifs de réduction d’émission de GES des autres secteurs industriels et de l’ensemble de l’économie. ¹ Emission Trading Scheme ² Quotas de CO2 évalué à 56 ?/t en 2020[BRK2]
Volkswagen 1-liter en édition limitée, dès 2010
En 2002, un prototype présenté par Volkswagen du nom de 1-liter avait comme caractéristique principale de consommer seulement 1 litre d essence aux 100 kilomètres, d où son nom. Puis plus rien ... La firme automobile allemande a finalement décidé de reprendre le flambeau et de le vendre en édition limitée (1000 unités) à partir de 2010.Le 1-liter pèse seulement 300 kg. Sa carrosserie est entièrement fabriquée en fibres de carbone et sa forme oblongue (3,47 mètres de long, pour 1,25 mètres de large et 1 mètre de haut) lui donne un coefficient de pénétration dans l air de seulement 0,16 ( la voiture moyenne se situe aux alentours de 0,30 ).[BRK1] Le prototype est alimenté par un moteur diesel d 1 cylindre, mais le modèle de production devrait en avoir 2 ; ce qui signifie qu il pourrait être alimenté par du biodiesel aux algues. Avec un réservoir actuel de 6,5 litres, son autonomie de route atteint les 650 kilomètres sans ravitaillement. Il serait équipé de la technologie Start & Go (cad - le moteur se coupe lorsque la voiture reste temporairement à l arrêt). La voiture intégrerait également des freins antiblocages, un contrôle de stabilité et des airbags. Selon la revue Canadian Driver, la voiture 1-liter est aussi sûre qu une voiture sportive. Grâce à des simulations par ordinateur, la voiture a été conçue pour résister aux chocs en cas d accident, et possède à cet effet des capteurs de pression pour le déclenchement des airbags. La rumeur du moment donne un prix oscillant entre 20 000 et 30 000 Euros. [BRK2]
Energie-Climat : 1ère réunion informelle
Les ministres européens de l Energie se réunissent aujourd hui et demain de manière informelle. Au coeur des enjeux, l adoption du 3ème paquet énergie-climat est présenté comme une priorité en vue de l adoption d accords climatiques internationaux. En mars 2007, le Conseil européen s est donné pour objectif la réduction de 20 % de la consommation énergétique de l Union européenne d ici 2020 par rapport à son évolution prévisible. L enjeu étant de contribuer à réduire les émissions de gaz à effet de serre, mais aussi de réduire la dépendance des pays de l UE aux énergies fossiles. La réunion informelle tenue à St Cloud les 4 et 5 juillet vise à démontrer la faisabilité de mesures concrètes pour réduire la consommation d énergie. Elle devra permettre d échanger expériences et mesures exemplaires déjà mises en ?uvre dans les différents États membres. Dans ce but, des représentants de la société civile et du monde industriel seront présents pour enrichir les débats. Les discussions porteront également sur le projet de directive sur les énergies renouvelables faisant partie du « paquet climat-énergie » de la Commission. Ce texte traduit en objectifs nationaux l’objectif fixé par le Conseil européen de mars 2007 d’augmenter la part des énergies renouvelables à 20 % dans l’Union européenne d’ici 2020, avec des dispositions particulières pour les biocarburants. Le paquet énergie climat est un outil européen, mais il doit servir de levier pour encourager les partenaires de l Union à participer au défi climatique, dans le respect du principe des responsabilités communes, mais differenciées a commenté Jean-Louis Borloo. Les débats informels sur l environnement et l énergie seront l’occasion d’évoquer les enjeux des négociations internationales sur le climat, dont la prochaine étape sera la Conférence des Parties de Poznan, en Pologne, à la fin de l’année, en vue d’aboutir à un accord à la conférence de Copenhague en décembre 2009. Ils permettront également de discuter au fond des positions des Etats membres, en présence du Parlement européen, positions que la Présidence française tentera de rapprocher pour parvenir d’ici la fin de l’année à un accord équilibré et permettant à l’ensemble des Etats membres d’atteindre leurs objectifs. Le programme Un discours du Dr Rajendra K.Pachauri, prix Nobel de la Paix et Président du Groupe international d experts sur le Climat (Giec) rappelera en préambule les enjeux des changements climatiques. L après midi du vendredi sera consacrée à un débat sur l efficacité énergétique, au cours duquel interviendront le commissaire européen Andris Piebalgs, M.Tanaka, Directeur éxecutif de l agence internationale de l energie, Mme Niebler, Présidente de la commission industrie, recherche et énergie du parlement européen, et des représentants d Etats membres et de la société civile sur des projets exemplaires. La journée de samedi débutera par une Session fermée consacrée à la sécurité énergétique, durant laquelle sera examinée la contribution de Claude Mandil. S ensuivra une séance de travail en formation fermée consacrée au paquet énergie climat et à la directive sur les énergies renouvelables en particulier. 2 ateliers seront tenus : Les flexibilités nécessaires à l’atteinte des objectifs individuels de chaque Etat membre : mécanisme d’échange, grands projets, trajectoire, importations pays tiers Durabilité des biocarburantsLes conclusions de la réunion informelle seront présentées samedi midi par Jean-Louis Borloo.
La Bulgarie cherche à diversifier son approvisionnement
Le 2 juillet 2008 à Paris, Jean-François Cirelli, PDG de Gaz de France, et Lyubomir Denchev, son homologue de Bulgargaz Holding, ont signé un accord de partenariat stratégique dans les domaines de la sécurité d alimentation en gaz naturel et du développement du marché gazier en Europe du Sud-Est. Ce partenariat vise à développer le marché et garantir la sécurité de l approvisionnement en gaz naturel selon un communiqué Bulgargaz traduit par l AFP. Reuters précise que les deux partenaires projettent de développer plusieurs projets conjoints en vue de réduire la dépendance bulgare à l égard de Gazprom. L accord entre les deux sociétés gazières a été signé à la veille de la visite officielle en France du Premier ministre bulgare, Monsieur Sergei Stanishev. 
Suez prend 5% de l usine d enrichissement G. BESSE II
Les groupes Suez et Areva ont signé un protocole d’accord sur la prise d’une participation de 5% par Suez au capital de la société portant l’usine d’enrichissement Georges Besse II. Areva construit cette installation, basée sur la technologie d’ultracentrifugation, sur le site du Tricastin (Drôme). Suez, via sa branche des Services à l’Energie, participe à la réalisation des installations électriques, des systèmes de gestion des fluides, de climatisation et de refroidissement de la nouvelle usine, dont la mise en service est prévue en 2009.L’accord traduit la volonté des deux groupes de renforcer leurs coopérations industrielles existantes. Il permettra au Groupe Suez de sécuriser une partie de son approvisionnement en uranium enrichi pour ses centrales nucléaires.D’un montant total de près de 3 milliards d’euros, l’usine Georges Besse II est l’un des investissements industriels majeurs conduits en France aujourd’hui.Le procédé d’enrichissement par centrifugation présente notamment l’avantage de consommer 50 fois moins d’électricité que l’actuel procédé de diffusion gazeuse utilisé jusque-là en France ** et ne nécessite pas de prélèvement d’eau pour son refroidissement. ** Diffusion gazeuse : technologie d’enrichissement employée jusqu’ici par le groupe Areva dans l’usine Eurodif.
Poweo acquiert 17000 nouveaux sites clients en juin
Poweo, le fournisseur alternatif d électricité et de gaz français a annoncé avoir en portefeuille au 1er juillet 2008, plus de 80 000 sites clients particuliers et plus de 85 000 sites actifs pour les professionnels. Au mois de juin, l opérateur a acquis 17 000 nouveaux sites clients particuliers. A l horizon 2010, le groupe vise toujours le million de sites clients résidentiels et environ 200 000 sites professionnels. Il continue par ailleurs à développer ses propres capacités de production électrique, conformément à son plan industriel.L ouverture du marché de l énergie peine encore à convaincre les français. Dans les résultats d une étude récente menée par Logica et TNS Sofres, seules 3% des personnes interrogées disent avoir changé de fournisseurs d’énergie depuis le 1er juillet 2007. De plus, 8 Français sur 10 se disent ne pas être intéressés par les offres des nouveaux fournisseurs d’électricité et/ou de gaz . Enfin, seuls 43% d’entre eux (41% en 2007) savent que le marché de l’énergie est ouvert depuis un an.
Anaconda : l énergie des vagues toute en souplesse
Après le Pelamis, un nouveau type de serpent de mer générateur de courant est en cours d élaboration dans les laboratoires de l Université de Southampton (UK). Baptisé Anaconda , il pourrait permettre d exploiter l énergie des vagues à un coût bien moindre que les systèmes existants. Composé de caoutchouc, l Anaconda est plus léger que le métallique Pelamis. Il ne nécessite ni vérins hydrauliques, ni charnière, ni joints articulés et ouvrirait ainsi la voie à une énergie tirée des vagues à un prix abordable. Sa conception très simple permet d en envisager une fabrication et un entretien très peu coûteux.[BRK1] L Anaconda est un tuyau flexible, en caoutchouc rempli d eau, fermé aux deux extrémités. Il est conçu pour être maintenu juste au-dessous de la surface de l eau, face aux vagues pour en épouser le mouvement. Lorsqu il suit le mouvement d une vague, l intérieur du tube est traversé par une onde de renflement ( Bulge Wave (1), voir photo). La vague extérieure parcourt le tube à la même vitesse, et exerce une pression sur lui, de plus en plus forte à mesure que le renflement intérieur prend de l ampleur. Cette onde intérieure alimente une turbine située à l extremité de l appareil et transmet l énergie vers le rivage par l intermédiaire d un cable. L Anaconda est encore dans sa première phase de développement. Il n a pour l instant été testé qu à très petite échelle et d importantes questions quant à ses performances doivent encore être éclaircies. Des essais à plus grande échelle et de nouvelles études devraient permettre de mieux définir le comportement de l Anaconda en fonction du type de vagues, des plus normales aux plus extrêmes. A partir des mesures de pression interne, de changement de forme du tube et des forces subies par le cable d amarrage, les chercheurs devraient être prochainement capables de prévoir exactement les capacités qu il sera possible d en attendre. Pour le moment, ils tablent sur une puissance de sortie de l ordre d 1 MW (1 kW), pour un coût estimé à 0,75? par kWh, voire moins. Un coût qui reste deux fois plus cher que celui de centrales électriques au charbon, mais largement inférieur aux autres systèmes d énergie des vagues actuellement testés. Une fois construit à taille réélle, un Anaconda mesurerait 200 mètres de long et 7 mètres de diamètre. Il serait déployé dans des profondeurs d eau de 40 à 100 mètres. L Anaconda pourrait apporter une contribution à la protection environnementale en encourageant l utilisation de la puissance des vagues. explique le professeur John Chapin, de l Université de Southampton. Une version réduite à 1/3 pourrait être construite l an prochain, pour des essais en mer, et l on pourrait voir le premier dispositif grandeur nature déployé au large des côtes britanniques dans environ 5 ans. (1) Une onde de renflement se produit quand un fluide oscille en avant et en arrière à l intérieur d un tube[BRK2]
Page mise à jour le 04/07/08 à 18:21
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