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0 Vague de froid : les éoliennes confirment leur utilité

    Le 07/02/2012 ?2:25

VagueAlors qu un froid intense touche la France et que les besoins en électricité atteignent des sommets, le parc éolien fournit une quantité d électricité particulièrement importante et contribue de manière significative à l équilibre offre demande a indiqué vendredi dernier dans un communiqué, le Syndicat des énergies renouvelables (SER).

Selon l’association qui regroupe plus de 500 adhérents, dont 230 adhérents dans le secteur éolien, le parc éolien a couvert le jeudi 2 février en moyenne 4 % de nos besoins en électricité (taux atteint y compris lors de la pointe de consommation de 19h), en parvenant à des puissances de production de plus de 4000 MW, alors que la température moyenne en France a été de ? 4°C : c est l équivalent de deux fois la puissance électrique consommée par la ville de Paris.

En conséquence, cette production réduit d autant le recours aux centrales thermiques (charbon, gaz et fioul), polluantes et au coût de production élevé, ainsi que les importations d’électricité, tient à rappeler le SER.

La situation actuelle démontre une nouvelle fois que les périodes de grand froid ne sont pas synonymes d une absence de production éolienne. RTE l avait constaté dès 2007 et le rappelle régulièrement depuis : « L’analyse météorologique à l’échelle nationale ne montre pas que les périodes de froid intense s’accompagnent systématiquement de faibles productions éoliennes ». Au contraire, la production éolienne est en moyenne plus élevée durant ces périodes.*

Le dispositif IPES (pour l insertion de la production éolienne et photovoltaïque sur le système) mis en place par RTE permet de prévoir chaque jour et de manière satisfaisante la production éolienne sur le territoire et d y adapter les besoins restants. Ainsi, le parc éolien participe à l équilibre offre vs demande. C est ce que rappelle le RTE dans le Bilan Prévisionnel*, en précisant « qu en France, 25 000 MW** d’éoliennes ou 5 000 MW d équipements thermiques apparaissent équivalents en termes d’ajustement du parc de production ».

* Source : Bilans Prévisionnels des années 2007, 2009, 2011

** Objectif 2020 du Grenelle de l’environnement

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0 Une protéine végétale pour fabriquer de l électricité

    Le 07/02/2012 ?2:25

UneLes panneaux photovoltaïques fabriqués à partir d éléments végétaux pourraient un jour servir d alternative simple et peu coûteuse aux capteurs solaires traditionnels.

Un moyen totalement nouveau d aborder le photovoltaïque vient d être développé grâce à une étroite collaboration entre le Massachussets Institute of Technology (MIT) et l EPFL. En utilisant la protéine nécessaire à la photosynthèse chez les végétaux, un chercheur du MIT, Andreas Mershin a mis au point un moyen de produire du courant électrique. Il vient ainsi d ouvrir la voie à une nouvelle façon simple et peu coûteuse de reproduire l énergie solaire. Ces recherches viennent compléter les travaux commencés il y a huit ans par Shuguang Zhang dans le Center for Biomedical Engineering du MIT et le professeur Michael Graetzel de l EPFL. Elles seront publiées cette semaine dans le journal scientifique en libre accès Scientific Reports.

Lors de ses premières recherches, Shuguang Zhang était parvenu à isoler un grand nombre de molécules, regroupées sous le nom de photosystème-I (PS-I), les minuscules structures d une cellule végétale, qui permettent la photosynthèse. Le chercheur et ses collègues ont extrait le PS-I de plantes et l ont stabilisé chimiquement, puis ils en ont déposé une couche sur un substrat de verre. Ce dispositif s est révélé capable de produire du courant électrique lorsqu il est exposé à la lumière, comme une cellule solaire classique. L étape suivante consistait à trouver un moyen d amplifier ce courant.

Dans le laboratoire de Michael Graetzel, Andreas Mershin est arrivé à adapter un substrat photovoltaïque bien plus efficace pour absorber la lumière solaire. Ce substrat est comparable à celui utilisé dans les cellules solaires à colorant, dites « cellules Graetzel », spécialité de ce laboratoire, mais la substance PS-I est radicalement différente du colorant utilisé habituellement. Le défi apporté par une telle modification a permis d améliorer également ces cellules solaires à colorant, en particulier grâce au développement d un mécanisme qui transporte les électrons plus efficacement entre les extrémités des pôles, comme dans une pile.

Une « forêt » de nanofils

Andreas Mershin a en effet pu créer une minuscule « forêt » de nanofils d oxyde de zinc (ZnO), ainsi qu une nanostructure de dioxyde de titane (TiO2) de type spongieux, enrobée d une matière organique dérivée de bactéries, chargée de capter la lumière. Les nanofils ont servi non seulement de support pour la matière organique, mais aussi de câbles pour véhiculer les électrons produits par les molécules à l intérieur de la couche de matière organique, à partir desquels celle-ci pourrait être reliée à un circuit. « C est une sorte de nano-forêt électrique », explique le chercheur.

Selon lui, le procédé a été tellement simplifié que pratiquement n importe quel laboratoire pourrait le reproduire ? y compris des laboratoires de sciences à l université, et même dans les écoles ? permettant aux chercheurs partout dans le monde de commencer à étudier ce procédé et de proposer d autres perfectionnements. « L efficacité du nouveau système est 10 000 fois supérieure à la version précédente, bien qu il ne convertisse pour l heure que 0,1% de l énergie solaire en électricité. Cependant, 1 à 2 pour-cent d efficacité seront suffisants pour que l on puisse imaginer une utilisation commerciale, car les ingrédients ne coûtent presque rien et le procédé de fabrication est particulièrement simple », précise Andreas Mershin.

Ces recherches ont été financées en partie par une subvention sans restriction octroyée par la société Intel et ont aussi bénéficié de la participation de chercheurs de l University of Tennessee.

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0 Un nouveau pas vers la maîtrise de la fusion nucléaire

    Le 07/02/2012 ?2:25

UnDes physiciens franchissent une nouvelle étape vers la réalisation du futur réacteur ITER en réussissant à prévenir la formation d’instabilités à l’intérieur d’un réacteur à fusion nucléaire.

Les chercheurs sont parvenus à stopper la croissance des instabilités au c?ur d’un réacteur à fusion, une prouesse inédite ! Comment y sont-ils parvenus ? Retour sur cette énergie aussi prometteuse que complexe à maîtriser.

La fusion cherche à reproduire l’énergie du Soleil dans un réacteur. Lorsqu’il est chauffé à plusieurs millions de degrés, le gaz devient ce qu’on appelle un plasma. Il arrive qu’une instabilité apparaisse, grandisse et perturbe assez le plasma pour que celui-ci vibre, malgré le champ magnétique utilisé pour le contenir. S’il touche les parois du réacteur dans lequel il se trouve, le plasma se refroidit rapidement et crée alors des forces électromagnétiques importantes dans la structure de la machine.

Le défi était de réduire les instabilités à l’intérieur même du plasma pour qu’elles ne croissent pas, tout en permettant au réacteur de fonctionner. Il fallait donc travailler avec la configuration particulière des réacteurs, où le plasma est très fortement confiné par le champ magnétique. Jonathan Graves et ses collègues du Centre de recherches en physique des plasmas de l’EPFL ont ajusté une antenne qui émet un rayonnement électromagnétique pour juguler ces instabilités à leur apparition directement dans la région où elles se forment, sans perturber le reste de l installation.

Un

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De la théorie à la pratique

Les physiciens ont d’abord réalisé des simulations pour vérifier dans quelle mesure la fréquence du rayonnement et l’endroit où il est appliqué permet de supprimer les instabilités. Ensuite, ils ont réalisé des tests pour confirmer leurs calculs. L’intérêt de leur approche est d’avoir utilisé des antennes servant à chauffer le plasma et déjà présentes dans le Joint european torus (JET), le plus grand réacteur en fonction actuellement. Résultat surprenant, les simulations et les tests ont montré qu’il est possible de combiner chauffage et suppression des instabilités en dirigeant le rayonnement non pas exactement au centre du plasma, mais légèrement à côté.

Les prochaines étapes consistent à ajouter un système de détection pour permettre de neutraliser les instabilités en temps réel sur de plus longues durées. Ces avancées pourront ensuite être implémentées sur le réacteur à fusion ITER, en développement dans le Sud de la France.

Source :
Control of magnetohydrodynamic stability by phase space engineering of energetic ions in tokamak plasmas, J.P. Graves, I.T. Chapman, S. Coda, M. Lennholm, M. Albergante & M. Jucker, Nature Commun. *3*, 624 (2012).

DOI : 10.1038/ncomms1622

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0 Tarifs sociaux d énergie : Eric Besson dément tout retard

    Le 07/02/2012 ?2:25

TarifsLa polémique sur le retard d application des tarifs sociaux du gaz et de l électricité a pris de l ampleur la semaine dernière, alors que le Ministre chargé de l Energie, Eric Besson, a tout démenti.

Au 1er janvier 2012, deux évolutions devaient avoir lieu. Le premier tout d abord concernait le tarif social du gaz, dont la revalorisation a été portée à 10 %. Ensuite, les tarifs sociaux du gaz et de l électricité devaient être appliqués automatiquement par les fournisseurs d énergie, sans qu il soit besoin de déposer un dossier de demande, grâce à la consultation automatique des fichiers de la Caisse Nationale d Assurance Maladie et de la Mutualité Sociale Agricole.

Le problème demeurait que le décret allant dans ce sens n avait toujours pas été publié.


Nous sommes en février et un million de foyers sont toujours privés du tarif social, alors qu’ils remplissent les conditions. Une fois de plus, on en est resté à l’effet d’annonce. Je demande au gouvernement de sortir en urgence les décrets nécessaires avait déclaré Eva Joly.

D ailleurs, la candidate écologiste à la présidentielle propose une tarification progressive, pour garantir à tous un accès aux services énergétiques, tout en décourageant le gaspillage. Ainsi, le premier kWh d’électricité ou de gaz sera peu cher, tandis que le gaspillage le sera beaucoup plus .

Mais selon le Ministre, le fameux décret sera publié dans les prochaines semaines et s appliquera bien aux consommations à compter du 1er janvier 2012. Un certain nombre d articles de presse ont suggéré que la non publication de ce décret au 1er janvier 2012 signifiait un retard dans l’application des tarifs sociaux à compter de cette date. C est totalement faux a indiqué Eric Besson dans un communiqué.

Le nombre de foyers bénéficiaires devrait ainsi doubler, la moitié des foyers éligibles ne déposant pas de demande. L ensemble des ménages dont les revenus sont inférieurs aux plafonds de la CMU complémentaire sont éligibles et seront bénéficiaires grâce à cette automatisation.

Actuellement, environ 600 000 foyers bénéficient du tarif social de l électricité et 300 000 autres bénéficient du tarif social du gaz. Le tarif social de l électricité a été mis en place en 2005. Le Gouvernement l a revalorisé de 10 points au 1er janvier 2011, portant la réduction moyenne à 90 euros par an. Quant au tarif social du gaz, il a été créé en 2008 par le Gouvernement, qui l a revalorisé de 20 % au 1er avril 2011 et de 10 % au 1er janvier 2012. La réduction est de 156 euros par an pour un foyer chauffé au gaz.

Le Gouvernement a aussi constitué un fonds de rénovation thermique des logements anciens pour les ménages modestes, doté de 1,35 milliard d’euros. En avril 2011, il a été lancée une prime à la casse de 250 euros pour les chaudières usagées.

« Les tarifs sociaux bénéficient aujourd’hui à plus de 600 000 ménages pour l’électricité et à 300 000 ménages pour le gaz. Cela représente la moitié seulement des foyers éligibles. Le Gouvernement a souhaité franchir une étape supplémentaire dans la lutte contre la précarité énergétique, en mettant en place un dispositif d’attribution automatique des tarifs sociaux, y compris aux ménages qui ne déposent pas de dossier de demande. Depuis le 1er janvier 2012, tous les Français qui y ont droit vont en bénéficier automatiquement », a déclaré Eric Besson.

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0 Prolonger la durée de vie des centrales, seul choix rationnel

    Le 07/02/2012 ?2:25

ProlongerLe représentant des industries consommatrices d énergie en France, l UNIDEN, ont indiqué vendredi dans un communiqué que le seul choix rationnel restait la prolongation de la durée de vie des centrales (nucléaires) existantes.

La Cour des Comptes a indiqué dans son rapport sur les coûts de la filière électronucléaire « (…) que la durée de fonctionnement des centrales du parc actuel constitue une donnée majeure de la politique énergétique. Elle a un impact significatif sur le coût de la filière en permettant d’amortir les investissements sur un plus grand nombre d’années. D’autre part, elle repousse dans le temps les dépenses de démantèlement et le besoin d’investissement dans de nouvelles installations de production. »

Autrement dit, les dividendes du choix stratégique du nucléaire sont encore devant nous tient à préciser l UNIDEN, avant d ajouter : Ils seront particulièrement bienvenus pour contribuer à arrêter l hémorragie d’emplois industriels (700 000 emplois industriels détruits ces dix dernières années) et à maintenir des filières électro-intensives en France.

La production électronucléaire est facteur d attractivité pour l investissement industriel, car elle apporte la compétitivité des coûts de production (y compris après prise en compte des augmentations prévisibles à moyen terme, soulignées par la Cour), une absence de risque carbone, la disponibilité d’une production électrique de base de forte puissance, le tout dans un cadre prévisible. Aucune source d’énergie alternative ne répond à l ensemble de ces exigences affirme l Union des industries utilisatrices d énergie.

Enfin, elle encourage non seulement l option nucléaire en engageant les efforts de pédagogie nécessaires auprès de l opinion et les investissements de renforcement de la sécurité , mais également la prolongation de la durée de vie des centrales électronucléaires de 40 à 60 ans.

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0 Le développement du parc éolien français à la peine en 2011

    Le 07/02/2012 ?2:25

LeA l occasion du bilan de l électricité française pour l année 2011, RTE (Réseau de Transport de l Electricité) a présenté l état du développement du parc éolien français, qui à fin 2011 a couvert 2,5 % de notre consommation électrique avec 6640 MW raccordés.

L’année dernière, le parc éolien français a progressé de 875 MW contre 1200 MW en 2010*. Cela représente une chute très préoccupante de 30% des MW annuellement raccordés.

Ce rythme de développement est très insuffisant selon le SER (Syndicat des Energies Renouvelables) : c’est 1 350 MW par an qu’il nous faudrait raccorder pour être au rendez-vous du Grenelle de l’environnement qui fixe à la filière un objectif de 19 000 MW terrestres en 2020.

Un faisceau de raisons expliquent le résultat très médiocre de cette dernière année selon t-elle : certes la difficulté de raccordements due au manque de capacité d’accueil des réseaux électriques et la conjoncture économique ont constitué des freins, mais ces explications ne sont pas suffisantes.

En fait, les recours contre les parcs et contre les décisions de création de ZDE (Zones de Développement de l’Eolien) atteignent aujourd’hui 42 % contre 35 % en 2009. Et dans plus de 75 % des cas, l’annulation du projet ou de la ZDE est refusée par le Tribunal administratif. C est pourquoi le SER estime que ces contentieux abusifs retardent de plusieurs années le démarrage des chantiers.

Dans un tel contexte, les nouvelles dispositions de la loi Grenelle 2, parmi lesquelles la soumission des éoliennes à la procédure ICPE (installations classées pour la protection de l’environnement), l’obligation de réaliser des parcs de 5 éoliennes minimum et le ralentissement de la délivrance de nouvelles ZDE, dû notamment à l’attente de l’achèvement des volets éoliens des schémas régionaux, présagent d’une croissance du parc bien en deçà du rythme nécessaire à l’atteinte de l’objectif du Grenelle, déplore encore le Syndicat représentatif.

Face à ces perspectives, Jean-Louis BAL, Président du SER, et Nicolas WOLFF, Président de FEE, la branche éolienne du SER, demandent « la suppression de la règle des cinq éoliennes minimum et celle des ZDE, une fois les schémas régionaux éoliens adoptés. »

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0 Alors la fin du pétrole, c est pour quand ?

    Le 07/02/2012 ?2:25

AlorsLe pétrole est le premier contributeur de nos besoins énergétiques ; C est une source d énergie non renouvelable, dont le stock diminue au fur et à mesure que nous le consommons. Or, nous en avons encore besoin car les énergies alternatives ne sont pas prêtes pour le remplacer massivement. Alors la fin du pétrole, c est pour quand ?


Entretien avec Roland Vially, géologue à IFP Energies nouvelles (IFPEN)

Où en est-on des réserves de pétrole ?

R. V. : Le monde a déjà consommé 1 200 milliards de barils de pétrole. Les réserves prouvées de pétrole représentent aujourd hui 1 500 milliards de barils. Ce qui représente 40 ans de notre consommation actuelle. Il faut cependant relativiser ce chiffre de 40 ans puisqu il faut tenir compte de la théorie du peak oil. Selon cette théorie, à partir du moment où nous aurons produit la moitié de nos réserves, la production cessera d augmenter et commencera à décliner.

Mais la date du peak oil n est pas figée car le chiffre des réserves prouvées évolue. En effet, les réserves varient avec le prix du pétrole et les progrès de la technologie :

• Les progrès techniques nous permettent d exploiter des gisements plus complexes.
• Plus le prix du pétrole est élevé, plus les réserves augmentent car il devient rentable d exploiter ces gisements

Y a-t-il des incertitudes sur les chiffres de réserves ?

R. V. : Les réserves sont estimées mais ne sont pas réellement mesurées. Il y a donc des incertitudes, notamment dans les pays où le chiffre des réserves ne peut être contrôlé. Ainsi, près de 80 % des réserves sont détenues par des compagnies nationales qui n ont pas l obligation de les faire certifier.

Certains géologues pessimistes contestent les chiffres officiels. Selon eux, nous aurions déjà atteint le peak oil. Mais force est de constater que, pour le moment, la production a toujours satisfait la demande.

Pour les plus optimistes, la date du peak oil se situerait aux alentours de 2025 en tenant compte des nouvelles découvertes, 2035 si l on prend en compte l exploitation des pétroles non conventionnels.

Peut-on faire de nouvelles découvertes ?

R. V. : On fait encore aujourd hui de nouvelles découvertes. Ainsi, des gisements ont été récemment découvert au large de la Guyane française ainsi qu en Mer du Nord, zone qui était supposée avoir été totalement explorée.

Mais les champs découverts sont de plus en plus petits, de plus en plus complexes et les découvertes ne couvrent plus la consommation depuis les années 80.

Certaines régions restent peu ou pas explorées comme l Arctique. Mais leur valorisation dépendra des coûts d exploitation et des impacts environnementaux.

Enfin, on peut aussi espérer exploiter plus efficacement les champs pétroliers. Aujourd hui, les 2/3 du pétrole restent emprisonnés dans la roche. Des techniques qui améliorent ce taux de récupération sont développées, comme l injection d eau ou de CO2 pour maintenir la pression.

Et les pétroles non conventionnels ?

R. V. : Les pétroles et gaz non conventionnels désignent des hydrocarbures très difficiles à extraire et qui nécessitent des techniques de production spécifiques :

• les pétroles denses et visqueux comme les sables bitumineux du Canada et les huiles lourdes du Venezuela,
• les hydrocarbures de roches-mères comme les schistes bitumineux mais surtout les pétroles de schistes.

Les progrès techniques permettent dans certains cas de les exploiter. Mais leur production à grande échelle pose le problème de leur rentabilité et de leur impact sur l environnement.

La recherche, notamment à IFPEN, a un rôle important à jouer pour développer des technologies d extraction offrant toutes les garanties de sécurité et jugées acceptables sur le plan environnemental.

Faut-il se préparer au déclin du pétrole ?

R. V. : Quelle que soit la date du peak oil, il faut s y préparer et réduire, dès à présent, notre dépendance au pétrole. D autant qu il faut s attendre à ce que son prix soit durablement élevé.

Mais on ne peut pas se passer du pétrole du jour au lendemain. La solution repose sur un mix énergétique associant les hydrocarbures aux énergies nouvelles, lesquelles viendront progressivement les remplacer. Ainsi, sera assurée la transition entre le système énergétique actuel et celui de demain.

A IFPEN, nous préparons cette transition vers un monde sans pétrole. Nos activités historiques liées aux hydrocarbures se sont élargies aux nouvelles énergies (biocarburants, véhicule hybride, éolien, etc.), qui représentent aujourd hui la moitié de nos programmes de recherche.


Le saviez-vous ?

• Part des hydrocarbures (pétrole et gaz) dans la consommation énergétique mondiale : 54 % aujourd hui, 50 % en 2035, selon l Agence nationale de l énergie. Cette part diminuera donc en pourcentage mais continuera à augmenter en volume

• 7 milliards d habitants en 2012. Avec une croissance annuelle de 1 %, la population mondiale atteindra 8,5 milliards en 2035. L augmentation de la population mondiale associée au développement des pays émergents expliquent l augmentation de la consommation d énergie

• Un baril = 159 litres de pétrole brut

• Réserves prouvées : réserves que l on sait exploiter dans les conditions économiques et techniques actuelles

• Peak oil (pic pétrolier) : moment à partir duquel on aura consommé la moitié des réserves et où, théoriquement, la production va commencer de décliner

• Consommation mondiale annuelle de pétrole : 35 milliards de barils ; les découvertes représentent l équivalent de 10 à 15 milliards de baril

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0 La technologie solaire IQSUN récompensée au salon EnerGAIA

    Le 07/02/2012 ?2:25

LaCocorico. Le Jury d experts du salon ENERGAIA, l un des plus grands salon français dédiés aux professionnels des énergies renouvelables, a décerné le trophée « OR Innovation » à la technologie IQSUN.

« C est une bonne reconnaissance du travail accompli par nos équipes d ingénieurs et cela accélère notre activité commerciale » a annoncé Jean-Yves Le Roux, le PDG de SOLAIREMED.

SOLAIREMED est une société française spécialisée dans les technologies qui améliore notablement la rentabilité des installations photovoltaïques. D ailleurs, cette dernière vient d annoncer la prochaine disponibilité des premiers panneaux solaires équipés de sa technologie IQSUN OPC. Selon les installations, la production de ces panneaux sera de 25 à 45% supérieure aux panneaux conventionnels a t-elle précisé dans un communiqué.

Concrètement, la technologie brevetée IQSUN regroupe en un seul produit trois fonctionnalités :


- Optimiseur (pour limiter les pertes causées par l ombrage et les différences de performances mismatch ),

- Protecteur (pour prévenir le vol et proposer une « Sécurité Pompier » efficace),

- Compensateur (pour permettre au panneau de conserver sa puissance maximale pendant 20 ans et compenser les pertes de production liées à l élévation de température des modules).

Après le soutien d OSEO, de la région PACA et de l état Français (PAT RDI), la reconnaissance de cette nouvelle solution photovoltaïque par le jury du salon ENERGAIA démontre l intérêt de ce système pour les installations photovoltaïques de toutes tailles, du particulier aux grandes centrales a souligné la société.

Dans cette période récente ou le prix de rachat de l électricité ne cesse de baisser, cette innovation permet de retrouver de meilleurs niveaux de rendements financiers sur les installations photovoltaïques, tout en les sécurisant de façon optimale .

La

L électronique embarquée de la technologie IQSUN se positionne directement dans les boites de jonction intégrées aux panneaux photovoltaïques.

Les premiers panneaux photovoltaïques intégrant cette technologie seront commercialisés à partir de mars 2012.

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0 Union Européenne : 21,4% de nouvelles capacités éoliennes en 2011

    Le 07/02/2012 ?2:25

UnionSelon les derniers chiffres publiés par l Association européenne de l énergie éolienne (EWEA), 9.616 MW de capacités éoliennes ont été installées en 2011 dans l Union Européenne.

Globalement, cela porte la capacité installée à 93.957 MW, soit la fourniture de 6,3% de l électricité de l Union Européenne. Avec 21,4% de nouvelles capacités énergétiques en 2011, la part de l éolien a atteint presque la même proportion que l année 2010 (+ 9.648 MW).

Malgré la crise économique qui sévit en Europe, l industrie éolienne a installé de solides bases vers de nouvelles capacités , a commenté Justin Wilkes, directeur des affaires réglementaires à l EWEA. Mais pour parvenir aux objectifs à long terme de l UE, nous avons encore besoin d une croissance forte dans les années à venir. Il est essentiel d envoyer des signaux positifs aux investisseurs à travers les gouvernements européens pour maintenir des politiques stables afin de soutenir les énergies renouvelables et pour l Union européenne de continuer à s orienter vers l objectif de 30% d énergie renouvelable à l horizon 2030 .

Le développement des installations terrestres en Allemagne et en Suède, ainsi que celles réalisées au large du Royaume-Uni (offshore) compensent la chute des installations dans des marchés dits matures comme la France et l Espagne.

Globalement, l Allemagne reste le pays de l UE qui possède la plus grande capacité éolienne installée, suivie par l Espagne, la France, l Italie et le Royaume-Uni.

L EWEA précise que l Europe a installé en 2011 plus de capacités renouvelables que n importe quelles autres années. Les énergies renouvelables ont ainsi représenté 71,3% des nouvelles installations : 32 043 MW. Le pétrole et l énergie nucléaire ont connu à contrario une baisse l année dernière, avec davantage de capacités désinvesties qu installées.

Dans l Union Européenne, la capacité totale installée nette a augmenté en 2011 de 35 468 MW pour atteindre 895 878 MW, avec une part de l énergie éolienne en hausse de 10,5%, tandis que la part du renouvelable est arrivé à un taux de 31,1%.

Consulter le rapport 2011 complet de l EWEA (.PDF) >>> ICI

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0 E.ON et Hydrocop partent à l assaut des barrages français

    Le 07/02/2012 ?2:25

E.ONE.ON France et Hydrocop Concessions ont annoncé lundi la signature d un partenariat pour concourir ensemble aux appels d offres de concessions hydroélectriques annoncés par l Etat en avril 2010.

Ce partenariat entend ainsi allier les compétences du troisième producteur d électricité français au savoir faire de 8 entreprises locales de distribution , tout en faisant bénéficier aux consommateurs français, des particuliers jusqu’aux industriels, d une électricité d’origine hydraulique , et enfin répondre aux enjeux territoriaux en proposant une approche sur mesure, au bénéfice des vallées et des populations.

E.ON prépare en effet une réponse sur mesure aux futurs appels d offres pour des concessions hydroélectriques en s ouvrant à divers types d associations avec des partenaires reconnus dans leurs domaines d activités et motivés par les enjeux locaux ou nationaux des renouvellements comme d Hydrocop Concessions. Ce dernier est présent dans plusieurs régions du territoire dont le sud-ouest, région à fort intérêt dans le cadre de ces appels d’offres.

L énergéticien allemand a fait savoir dans un communiqué qu une équipe d experts français et internationaux de l hydroélectricité veillera à répondre aux exigences de l Etat français, à savoir, choisir pour chaque renouvellement de concession, la meilleure offre sur le plan énergétique, environnemental et économique.

N°1 de l hydroélectricité en Allemagne, E.ON opère également en Espagne, en Italie et en Suède un parc de 212 centrales hydroélectriques représentant une puissance cumulée hydroélectrique de plus de 6000 MW utilisant toutes les technologies disponibles du fil de l eau aux hautes chutes.

Troisième producteur d électricité en France avec plus de 3200 MW, le Groupe E.ON, à travers sa filiale française SNET**.., contribue depuis plusieurs décennies à l’équilibre du système électrique français en tant qu expert en production de semi base et de pointe. Troisième fournisseur d’électricité en France, E.ON délivre à ses clients industriels des offres sur mesure qui représentent pour 2011 un volume de 13 TWh soit 2,7% de la consommation française.

Hydrocop Concessions est composée de 8 entreprises locales de distribution (ELD) : Soregies, Sicap, Ene’O, ESL, Sicae du Carmausin, Terralis power (composée de Sicae Ely, Sicae La Ferté-Alais, Sicae de l’Aisne). Ces entreprises locales de distribution ont décidé de mutualiser leur savoir-faire pour répondre à des appels d offres de concessions hydroélectriques.

« E.ON a à son actif une compétence, une solidité et un ancrage historique en France qui lui permettront de présenter, avec Hydrocop Concessions, des offres conciliant l’intérêt général, le progrès économique, la proximité des territoires et la préservation de l’environnement » a déclaré Luc Poyer, Président du Directoire d E.ON France.

De son côté Marc Loisel, Président d Hydrocop Concessions a indiqué que « la plupart des ELD membres d Hydrocop Concessions sont présentes sur le territoire depuis plus de 100 ans. Leur attachement aux collectivités locales, leur expertise de la gestion de concessions de distribution ainsi que la qualité de service qu elles apportent à près de 250.000 clients français en font un partenaire naturel et complémentaire pour E.ON. »

** Société nationale et d énergie thermique

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0 Consommation électrique : le secteur de la publicité épinglé

    Le 07/02/2012 ?2:25

ConsommationA l heure où les appels au civisme se multiplient afin d inciter les citoyens français à réduire leur consommation électrique notamment aux heures de pointe, Agir pour l Environnement constate avec colère que le civisme ne semble pas être une valeur partagée par un grand nombre d institutions publiques et acteurs privées.

Selon l’association, le secteur publicitaire ne se sent absolument pas concerné par les appels au civisme consistant à réduire sa consommation électrique puisque la totalité des panneaux publicitaires (rétro-éclairés, enseignes lumineuses et panneaux vidéos) continuent à gaspiller l énergie à l heure où celle-ci est rare et chère.

Elle prend pour exemple la région parisienne, où le gaspillage électrique induit par ces panneaux, équivaudrait à la consommation électrique de plus de 100.000 personnes. Ainsi, chaque panneau rétro-éclairé consommerait l’équivalent électrique de trois familles de quatre personnes.

Mais ce secteur ne serait pas le seul dans ce manque de civisme. Les pelouses d un certain nombre de stades sont, à l heure actuelle, chauffées toute la semaine afin d’assurer un spectacle de 90 minutes, les tours de bureaux restent éclairés nuit et jour… Les exemples de gaspillage et d’incivisme sont légions et laissent supposer qu’il n’y aurait pas urgence à agir a précisé Agir pour l Environnement.

« Quand le Réseau de Transport de l’Electricité appelle au civisme, certains semblent entendre cynisme . Il est grand temps d’imposer par la loi des interdictions ciblées visant à éradiquer le gaspillage énergétique institutionnalisé » s est indigné Stéphen Kerckhove, délégué général d’Agir pour l Environnement.

Et de conclure ces contre-exemples sont inacceptables. L association appelle les élus locaux à adopter des arrêtés visant à interdire les dispositifs publicitaires énergivores.

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0 Finlande : Areva remet son offre pour la nouvelle centrale EPR

    Le 07/02/2012 ?2:25

FinlandeA la tête de l équipe EPR, Areva, le géant français du nucléaire a remis son offre commerciale pour la construction d une nouvelle centrale à Pyhäjoki, en Ostrobotnie du Nord, en Finlande.

Désormais complète, cette offre commerciale, fait suite à la remise de l offre technique ? actuellement en cours d évaluation par Fennovoima ? en janvier dernier. Le périmètre de l offre comprend l ingénierie, l’approvisionnement et la construction de l’ensemble de la centrale nucléaire - y compris le réacteur et la turbine.

Aussi, le fournisseur de la centrale sera sélectionné courant 2012-2013, alors que le calendrier du projet sera lui défini au cours de négociations ultérieures selon Areva.

Areva sera en charge de l îlot nucléaire. Il a réuni une équipe composée de partenaires français et allemands d envergure internationale, et ayant déjà travaillé avec Areva sur des projets EPR, tant pour l îlot de la turbine que pour les travaux de génie civil.

« Le projet de Fennovoima bénéficiera de l expérience que l équipe EPR™ a déjà acquise grâce aux quatre réacteurs EPR actuellement en construction en Finlande, en France et en Chine. Il est évident qu avoir un réacteur EPR déjà certifié et en cours de construction en Finlande est un avantage concurrentiel important » a déclaré Peter Wappler, Directeur de l offre d Areva pour le projet de Fennovoima.

D après l industriel français, cette étape est un signe clair que les projets de nouvelles constructions progressent dans le monde entier, y compris en Europe où Areva est impliqué dans divers projets et appels d offres, comme au Royaume-Uni, en République Tchèque, en Pologne et en Finlande.

Fennovoima est une société d énergie nucléaire finlandaise fondée en 2007 et co-détenue par Voimaosakeyhtiö SF et E. ON Kärnkraft Finlande qui a 34%. Voimaosakeyhtiö SF est elle-même détenue par 69 sociétés finlandaises régionales et locales impliquées dans le domaine de l’énergie, ainsi que des entreprises du commerce et de l industrie. Au total, Fennovoima regroupe 70 actionnaires. Elle a sélectionné Areva en 2008 dans le design du réacteur EPR comme l un des deux candidats à la construction de la nouvelle centrale nucléaire.

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0 Electricité aux pointes : les maires appellent à la modération

    Le 07/02/2012 ?2:25

ElectricitéLa France subit actuellement des conditions météorologiques inhabituelles qui sollicitent particulièrement le système électrique avec une consommation d électricité qui devrait atteindre des niveaux très élevés, voire des pics de consommation aujourd hui et demain.

Le système électrique est en effet sensible à la température : à cette période de l année, une baisse de 1°C de la température entraîne une augmentation de la consommation d électricité d environ 2 300 MW, soit l équivalent du double de la consommation de la ville de Marseille.

Dans le cadre de leur partenariat, l AMF et RTE invitent les maires à prendre les dispositions nécessaires tout au long de l hiver pour favoriser la maîtrise de la consommation d électricité dans leurs communes, particulièrement entre 18h et 20h, et à relayer l information.

C est pourquoi, ils recommandent la modération de la consommation d électricité des communes et des citoyens aux heures de pointe. Les Maires rappellent que de nombreuses initiatives ont d ores et déjà été prises ces dernières années (...) Il est essentiel de les poursuivre, par des gestes simples notamment.

Par ailleurs, l AMF et RTE soulignent que ces actions contribuent également à la lutte contre le changement climatique : Nombre des centrales de production répondant aux besoins de pointe sont en effet plus émettrices de CO2.

En cette période de froid, j invite les maires à prendre les dispositions nécessaires pour maîtriser la consommation municipale d électricité entre 18 heures et 20 heures, notamment dans les équipements publics, les bureaux, pour les mises en lumière, l éclairage public…L implication de chacun est une contribution utile pour tous, tant sur le plan environnemental que pour la sécurité d alimentation électrique du pays a indiqué Jacques Pélissard, Président de l Association des Maires de France (AMF).

Dominique Maillard, Président du directoire de Réseau de Transport d Electricité (RTE), a précisé que dans l esprit du partenariat entre l AMF et RTE, le soutien des communes à l effort des citoyens prend tout son sens, particulièrement en Bretagne, dans le Var et les Alpes maritimes. En outre, les maires peuvent utilement consulter sur le site de RTE notre dispositif éCO2mix qui permet d évaluer l évolution du volume des émissions de CO2 en fonction du parc de production d électricité démarré en France .

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0 Le label Minergie est-il exportable dans les déserts ?

    Le 07/02/2012 ?2:25

LeLe label Minergie, appliqué en Suisse à la consommation énergétique des bâtiments, n en est pas moins le standard le plus largement appliqué dans le monde, avec près de 20.000 bâtiments.

En collaboration avec EPFL Middle East, Jean-Louis Scartezzini le directeur du Laboratoire d énergie solaire et physique du bâtiment espère étendre l expérience helvétique à d autres parties du monde. Un challenge à la fois culturel et technique, qu il nous a expliqué.[BRK1]

La construction de maisons et de bâtiments à haut rendement énergétique est une tradition bien ancrée en Suisse. Qu apporte le label Minergie à cette tradition ?

Minergie est aujourd hui bien plus qu un label. En Suisse, il est intégré dans le code du bâtiment pour la construction de bâtiments à haut rendement énergétique. C est en 1994, que Ruedi Kriesi, alors étudiant doctorant à l EPFL, créa ce label qui regroupe un grand nombre de technologies du bâtiment, dans le but de réduire la consommation. Un bâtiment respectant le label Minergie doit non seulement utiliser moins de trois litres de fuel par mètre carré ? cinq fois moins que pour une construction traditionnelle ? mais il doit aussi être équipé d une ventilation contrôlée, de fenêtres à double vitrage avec couche sélective, d une isolation thermique adaptée et disposer d une source d ombre provenant de l extérieur. De plus, les bâtiments qui appliquent cette norme offrent également plus de confort.

Travaillez-vous avec EPFL Middle East pour développer ce label aux Emirats Arabes Unis ?
Nous avons pu observer sur ordinateur, grâce à plusieurs modèles de simulation dynamique, que des techniques similaires sont efficaces dans un climat désertique. Les mêmes principes, qui permettent de réduire les dépenses d énergie pour le chauffage en Suisse, peuvent être appliqués afin de réduire l énergie utilisée pour refroidir. Il s agit également d améliorer le confort des habitants. Avec le doyen de l EPFL Middle East Franco Vigliotti, qui dirige ce projet, nous espérons que le futur centre de recherche inclura des bâtiments labélisés Minergie. Un étudiant du Politecnico di Milano travaille actuellement dans nos laboratoires, dans le cadre d un programme d échange. Il utilise un programme de simulation du milieu urbain développé à l EPFL (CitySim) dans le but d étendre le concept Minergie pour l appliquer à un quartier tout entier ou à un centre de recherche.

Quels seront les principales difficultés ?

Les principaux obstacles vont être d ordre culturel et non technique. En Suisse, il nous a fallu plusieurs années et une coordination consciencieuse entre les associations professionnelles du secteur du bâtiment et le gouvernement, au niveau fédéral et cantonal, pour progresser en la matière. Aux Emirats Arabes Unis, il faudra sûrement que la décision vienne d en haut, pour mettre en place ces standards. C est à cette seule condition que le secteur du bâtiment les adoptera.

Pourquoi est-ce important pour les Emirats Arabes Unis ?

En fait, c est important pour le monde entier. La Suisse consomme aujourd hui 6,5 Kilowatt par habitant (énergie moyenne utilisée par habitant 24h/24, 7j/7). Nous devons réduire cette consommation pour atteindre 2kW dans les années à venir. Quant à eux, les Emirats Arabes Unis consomment actuellement 12kW par habitant. Si nous voulons vraiment atténuer les effets du changement climatique, nous devons promouvoir notre technologie dans d autres régions du monde, notamment auprès des grands consommateurs d énergie ou de ceux qui le deviendront, par exemple l Inde où l Asie.

Quelle est l étape suivante ?

Nous nous appuyons non seulement sur ce que nous avons appris ces trente ou quarante dernières années en matière de technique du bâtiment, mais nous nous servons aussi de notre expérience en termes de changements politiques. Comme nous l avons fait en Suisse, nous espérons bâtir des bâtiments de démonstration témoins, que les divers décideurs pourront visiter en appréciant la différence. Par exemple, un bâtiment Minergie construit dans un climat désertique offrira une température agréable pour vivre ou travailler, ainsi qu un air frais et pur. En outre, il dépensera 80% d énergie en moins que les constructions actuelles.[BRK2]

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0 L Allemagne a exporté de l électricité ces derniers jours

    Le 07/02/2012 ?2:25

LLa porte-parole du ministère allemand de l Environnement (BMU) a annoncé hier que son pays avait exporté de l électricité et cela malgré la persistance du froid ainsi que la fermeture de plusieurs réacteurs nucléaires.

La situation sur le réseau est très stable et ces derniers jours, il y a eu des exportations d électricité a-t-elle précisé à l occasion d une conférence de presse, sans pour autant donner de chiffres précis. Et d ajouter : cela montre que nous sommes sur la bonne voie avec notre révolution énergétique, qui vise à abandonner progreessivement l énergie nucléaire d ici la fin 2022, et que le développement des énergies renouvelables joue un rôle stabilisateur.

Comme ses voisins européens, l Allemagne demeure confrontée à des températures situées en dessous des -20°C dans de nombreux länder. Les conditions météorologiques semblent néanmoins favorables aux énergies de substitution, comme le solaire et l éolien. Ce climat propice aurait ainsi permis d équilibrer le réseau électrique alors même que l Allemagne a déjà procédé à l arrêt de huit réacteurs nucléaires sur un total de 17.

La prédiction des cassandres, à savoir la pénurie d électricité, ne s est donc pas révélée pour l instant. A contrario de la France, il faut savoir que nos cousins germaniques ont énormément recours aux centrales électriques alimentées par du combustible fioul ou gaz naturel.

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Page mise à jour le 08/02/12 à 02:55

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