
Banlieusardises.com - Choses futiles et agréables
Une grosse maladie, ça se voit
Maman banlieusarde (quasiment inaudible, se remettant d'une extinction de voix): Ma grande, tu sais pourquoi maman a moins d'énergie pour jouer avec vous ces jours-ci?
Ma grande: Oui. Maman est très malade.
Maman banlieusarde (grosse quinte de toux bronchitique): Tu comprends tout. Maman a besoin de beaucoup de repos, et ensuite, on va pouvoir s'amuser comme avant.
Ma grande: Mais ça va déjà mieux, hein, maman?
La Petit moineau qui veut se faire aussi grosse que la Coeur-de-boeuf
Une Petit moineau vit une Coeur-de-boeuf
Qui lui sembla de belle taille.

Elle qui n’était pas grosse en tout comme un œuf,
Envieuse s’étend, et s’enfle, et se travaille
Pour égaler la solanacée géante en grosseur,
Disant : « Regardez bien, ma sœur,
Est-ce assez ? dites-moi : N’y suis-je point encore ?
— Nenni. — M’y voici donc ? — Point du tout. — M’y voilà ?
— Vous n’en approchez point. » La chétive pécore
S’enfla si bien qu’elle creva.
Herbes salées du potager
J'aime bien avoir sous la main des herbes salées: c'est un mélange d'herbes fraîches, parfois additionné de quelques légumes hachés finement, et préservé avec du sel. Avec les herbes salées, on ne se casse pas la tête à ajouter un soupçon de ceci ou de cela: on assaisonne et on sale en une seule étape, et on passe à autre chose! Voilà qui est parfait dans une soupe, une marinade, un plat mijoté, et... pas mal tout ce qu'on veut, en fait.
On trouve en épicerie les Herbes salées du Bas-du-Fleuve, mais il est vraiment tout simple d'en préparer soi-même avec les herbes fraîches du potager. Il suffit d'y penser! À moins de tenir mordicus à reproduire la saveur exacte des herbes achetées, on travaille avec ce qu'on a sous la main. De cette manière, nos recettes d'hiver auront un p'tit goût de l'été dernier.

J'en ai préparé deux variantes. L'une, assez classique, dont je vous parle aujourd'hui... mais avec quand même quelques idées uniques, comme l'intégration de tiges de bette à carde rouge (pour ajouter un peu de couleur) et de feuilles de moutarde, pour donner du piquant.
Et l'autre? Je vais laisser macérer quelques jours -- et vous aussi, par la même occasion! -- pour goûter le résultat avant de vous en parler. J'ai piqué votre curiosité? Rien ne vous empêche d'essayer de deviner. Je doute que vous y arriviez (c'est à la limite bizarre, mon affaire), mais qui sait quelles autres folles et bonnes idées de variantes on pourrait imaginer, tous ensemble?
Fines herbes séchées
Je suis sortie avec le ferme projet de faire le ménage des plates-bandes... mais j'ai fait un petit détour par le potager... qui s'est éternisé...
Une demi-heure plus tard, toujours pas de signe de la banlieusarde dans les plates-bandes, mais un évier rempli à ras-bord de fines herbes, un postérieur dépassant d'une armoire de cuisine et un gros barda sur le plancher, où s'accumulaient des instruments hétéroclites, jusqu'à ce que...

EURÊKA! J'ai retrouvé mon déshydrateur!
Toutes les fines herbes de ma récolte n'y étaient pas destinées... J'ai mis de côté celles avec lesquelles j'ai préparé des herbes salées (une variante toute personnelle des herbes salées du bas-du-fleuve qu'on achète en épicerie... la recette suivra plus tard cette semaine!) Quand au basilic, je l'ai laissé dehors dans l'espoir de faire un dernier bon pesto d'ici quelques jours.
Pour le séchage, mes favorites sont la ciboulette et l'estragon français, qui sont précisément celles que j'ai fait déshydrater ce matin. La ciboulette séchée prend une saveur concentrée sucrée, et ajoutera une touche merveilleuse aux petits plats de l'automne et de l'hiver. Quand à l'estragon, il perd un peu de son piquant estival, mais pas sa saveur anisée, qui accompagne aussi bien le poulet que le poisson!
J'en ferai certainement sécher quelques autres (romarin, sauge, persil, thym) dans les jours qui viennent, mais surtout pas le basilic et la coriandre, qui perdent toute leur personnalité en séchant. Je préfère donc les utiliser fraiches tant qu'elles ne flétrissent pas sous le coup d'un gel nocturne, pour ensuite m'approvisionner en épicerie.
Mérou pas fou en quelques minutes
On a tous des tics culinaires, des mets vers lesquels on se rabat les soirs où on a l'inventivité à «off», qu'on manque de temps... ou de sommeil. On peut alors préparer le tout sur le mode automatique, le regard dans le vague...
Pour les uns, c'est le bon vieux spaghat, pour les autres, l'omelette, le sandwich... chez nous, il y a les incontournables sautés asiatiques. Et puis le poisson tartiné à «quelque chose» et cuit rapidement au four. Je vous en avais parlé récemment en publiant une recette de pangasius au satay, et aussi en 2002, avec un filet de colin-mayo.

Voici une «méroutisation» la chose. Toujours aussi rapide. Et toujours aussi appréciée, autant par la maman fatiguée que sa famille affamée.
Tomates vertes, basilic et bocconcini
Tomates, basilic et bocconcini: voilà un trio classique dont on ne se lasse jamais chez nous. Je vous avais déjà suggéré de présenter de petites bouchées de tomates miniatures, de basilic pourpre et de mini bocconcini sur des cure-dents (comme le temps file: c'était en 2001...), mais on peut évidemment réinventer la recette en variant le type de tomate ou de basilic.

C'est précisément ce que j'ai fait ce week-end alors qu'on recevait la belle-famille, optant cette fois pour un plateau de tomates vertes et jaunes (des vertes zébrées, des pêches jaunes et des banana legs), coupées en gros morceaux et déposées pêle-mêle avec des mini bocconcini et du basilic grand vert tranché.
Tomate opalka farcie
Votre regard vous dit poivron, mais le titre parle bien d'une tomate... C'est qu'elle est spéciale, la tomate opalka: cette variété des Andes a une forme allongée qui s'apparente effectivement à celle d'un poivron ou d'un piment. Mais à voir le plant et à goûter la chose, il n'y a aucun doute, je vous assure: on parle d'une tomate.

Je la trouve parfaite pour les conserves (on case exactement une opalka et demie dans les pots Mason de 500 ml), mais aussi idéale pour farcir: sa chair compacte s'enlève aisément à la cuillère, laissant une belle cavité qu'on n'a plus qu'à remplir...
Tapenade aux olives noires
J'ai une petite recette de tapenade à partager... mais je sais bien que c'est de l'arrière-plan dont vous allez vouloir me parler:

Hé hé! Vous n'avez pas la berlue: ce sont bien des tomates du potager, enfin prêtes à manger (malgré la mésaventure de l'effeuillage). En fait, depuis quelques jours, j'en cueille une bonne quantité à chaque virée au potager, à un point tel que j'ai pu commencer à gâter mon monde avec le fruit de mes efforts. Avec tout ce que je donne, je doute qu'il m'en restera suffisamment pour faire des conserves. Mais elles sont tellement bonnes quand elles sont fraîches que j'aime autant les partager à leur meilleur, et vivre de celles du supermarché cet hiver...
Parlant de conserves: vous allez me dire que c'est bien triste de faire ma tapenade avec des olives en boîte... mais c'est tout ce que j'avais sous la main pour concocter ma recette, et avec tous les bons ingrédients que j'y ai mis, le résultat était quand même nettement mieux que les tapenades ultra-vinaigrées qu'on achète toutes préparées!
On teste le murissement des tomates effeuillées (sans le vouloir)
Plantez vos plants de tomates trop serrés. Ayez un été particulièrement pluvieux. Négligez de retirer quelques feuilles malades vues çà et là sur les plants. Et voilà ce que ça donne:

Oooooh, les belles tomates, diront certains. Mais les regards exercés remarqueront qu'il manque quelque chose d'important... quelque chose comme...
Poitrines de poulet farcies au jambon et au fromage gruyère
Il y a un classique auquel je reviens souvent: les poitrines de poulet en sauce au poivre. Tantôt il est vert, tantôt il est rose (on parle du poivre, hein). Au-delà de cela, peu de variantes.
Ah, si, sauf celle-ci que je viens de retrouver dans mes archives et que j'avais oubliée: les médaillons de poulet coiffés de mozza et de capicollo. Eh bien imaginez à peu près la même recette, mais avec le jambon et le fromage à l'intérieur du poulet plutôt que dessus. Ça donne ceci:

Résolument de type «sauce», j'y ai versé mon classique aux baies roses. Mais le jambon et le fromage étant déjà très goûteux, on pourrait tout aussi bien s'en passer.
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